‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 61 sur 155 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

lui dire, qu'il savait bien cajoler les Républicains quand il avait besoin d eux. Cromwell en fureur répondit que les Républicains étaient des orgueilleux , et n'avaient de puissance que dans leur imagiQation. Ces paroles altières, et la réplique modérée (i) que fit Ludlow montrent assez la domination de Cromwell. Cet homme préparait déjà, par ses mépris, l'esclavage des Républicains, dont il avait encore besoin pour immoler le Hoi. •

- Malgré Fusnrpation violente de l'armée, et les résolutions funestes qu'elle avait dictées au parlement, les Presbytériens reprenaient quelque pouvoir dans la chambre des communes. Cromwell les ménageait encore. Il fit nommer commissaire du sceau , Whitelocke qui tenait à ce parti , mais dont il connaissait la craintive modération. D'autres Presbytép-

(i) I told him, it was not new thing to hear tnith calumniated, and that thongh the common wealth-men were faUen under his displeasure , I woold take cbe liberty to say, that they had always been and eyer \^-ouId be considérable, where there was not a total défection from honesty , generosity, and ail true vertue , whîch I hoped was not yet our case. M^inoirs ff Edmund f^udlow , .v. i , p. a4i*

l'JO HISTOIBE DE CROMWELL.

riens plus redoutables, ceux même que l'armée avait frappés d'exclusion , reatrènent dans la chambre. HoUes quitta sa retraite , ^t reparut avec les mêmes opinions et le même coura^. Une juste anîmosité lai fit provoquer Ireton au milieu de l'assemblée. La cbaaibre intervint, et leur défendit un duel (i), que, suivant d'autres réctls, Ireton refusa pw scrupule de oonscieiK>e,

Cependant le zèle des partisans du tximt semblait rallumé de toutes pi4ts« Les anciens royalistes, poursuivis et flétris sow le nom de cavaliers , oonsput^ei^t ouvertement contre une paix , qui n'était pour eux qu'une odieuse oppression. Beaucoup d'officiers parlementaires réformés, et devenus royalistes pour ^yw occasion de reprendre les armes, agitaient 1^ peuple dans les comtés» Plusieurs £>r4ieresses s'étaient révoltées au nom du Roi. De nombreux pétitionnaires venaient assiéger la porte du parlement, et réclamaient un traité avec le Roi. La ville de Londres , accablée d'impôts et

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(i) Lndlow*» tnemoirs , v. i, p. 244.

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