‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 69 sur 155 · LIVRE TROISIÈME. igi · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. igi

lord Capel furent réservés au jugement des chambres. Le retour de Cromwell acheva de pacifier les provinces du nord ; une seule place y tenait encore pour le Roi. Cromwell eh commença le siège , dont il confia bientôt la poursuite au colonel Lambert , qu'il rappela d'Ecosse. Il semble que,instruitde la révolution que Ton préparait à Londres , il voulait , sans y assister lui-même, se trouver libre ' et prêt pour survenir à temps- En effet, la majorité presbytérienne, constante dans son projet dé réunion avec le Roij pressait la signature dii traité, et ce prince, depuis la prise de Ctilchester, se rendait moins difficile sur les concessions demandéesl; il défendait encore le droit divin des évêques (i); mais il consentait à raliénatidn de leurs biens.' Pendant que les commissaires du parlement rapportaient aux chambres ces dernières parolei, l'armée , cantonnée à Windsor , déclara que le Roi ne pouvait* être appelé au gouvernement^ et n'appartenait plus qu'à la justice,

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(i) History of tlie life of colonel Hutchinson , v, u, p. i/|S.

iQ2 HISTOIRE DE CRQUilWELL.

comme pripcipalç causç de$ malh^m^ 4e Cette déclaration m6P»ç4nt^ fut suivie d'wp

«louvel enlèyeroent du Rqî, que l'oi> tira de l!ile de Wigbt pour l^ çouduire d^Ui* UU fib»tem prè^ de Windsor.

^ I^ parlement se plaigoit: ^v§c hautçur k F^irfax, qui l'épondit pgp mje dç^wde di^s soldes afriçr^s, et unç ip'^uac^ dç s'^pppQxh/çr de Jiqndws, Eu luemf; Çemp^f IVmée publia imn ApuY^Ue d^clUratiou (i). Alors ce Ip^rlem^Utf qui s'ét?it eiupprté » d« si coup^ble» erTtÇUrs, fit p^r^aît^e qn adwira^ble cpu-

rage, P|^^ieulr» membres proposeront d^f déjçjar^r Fwp^e traître à h patrie , çt de décréter

d'gpCWsaUQu le* pripcipftmp cbefe

l^'awu^^ marché sur Lp^d^s. IirçtQU, qui fiççidui^jj; tQV^^ ÇÇ& piQUV^Pîepts, fit diriç à

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Bu ^fifet, le parti républicain d«tus J'avfiuglç-

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(i) Ludlow's memoirs, v. i, p. a65.

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ment de sa haine contre tout ce qui le menaçait d'un reste de monarchie, triomphait du secours odieux que lui prêtait l'armée. Ce parti , réduit à la minorité dans les communes, avait songé d'abord à se réfugier au camp de Windsor; mais il aima mieux attendre que l'armée vînt épurer la chambre.

Déjà Fairfax et ses officiers avaient pris leurs logements à White-Hall, et au palais de Saint* James. La majorité presbytérienne luttait encore. Après un jour et une nuit de débats, elle ramena tout à une seule question; et cent quarante voix contre cent quatre décidèrent que les concessions du Roi ocraient au parlement des bases suffisantes pour procéder au rétablissement de la paix dans le royaume. Une commission fut nommée pour conférer à cet égard avec le général et l'armée. Les Indépendants, fanatiques ou ambitieux, après avoir combattu ce vote avec fureur, déclarèrent, la plupart, que dès -lors ils se séparaient de la chambre. On ne peut imaginer avec quelle bonne foi Ludlow allègue, dans ses mémoires, un verset de l'Écriture qui lui

paraît Firrévocable condamnation du Roi; tant il est vrai que, depuis la religion jusqu'à l'a^ théisme , il n'existe rien dont les passions des hommes ne sachent £adre l'instrument d''un crime.

1648. Ce même Ludlow, républicain sincère, puisqu'il le fut sous Cromwell autant que sous Charles I^', invoqua plus que personne l'odieuse intervention de l'armée. Il prit part à une réuàion (i) de quelques officiers et de quelques députés indépendants , où l'on arrêta de faire marcher l'armée, et de mettre des gardes à la porte de la chambre, pour exclure les membres opposants. Fairfax fut à peine prévenu de cette résolution; Ireton lui annonça (2), comme nécessaire, l'exécution déjà commencée. Le 6 décembre, les troupes furent mises sous les armes dès le matin ; et le colonel Pride,avec son régiment, occupa toutes les avenues de la chambre. Il laissait entrer certains membres, repoussait les autres, et en

(i) Lndlow's memoirs , v. i, p. 169.

(a) Idem , p. 270,

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