LIVRE TROISIÈME. jS<J
tudes et dés retours de la chambre des communes, poussait avec rapidité son expédition victorieuse , à laquelle il était assuré de subordonner faicilement tout le reste. Montross , ar-
rivé trop tard pour soutenir le duc Hamilton, se replia vers l'Ecosse. Cromwell le suivit ; et après avoir remis sous l'obéissance les villes de Berwick et de Carlisle, il parut tout-à-coup sur les frontières d'Ecosse , en libérateur, et en conquérant. Ses proclamations annonçaient sûreté pour tous les habitants paisibles , et ne menaçaient que l'ennemi qui avait récemment envahi le territoire anglais. Les partisans d'Hamilton dominaient encore dans le parlement d Ecosse ; mais la marche rapide de Cromwell les chassa bientôt d'Edimbourg. Ce général s'avança sans obstacle, ne rencontrant sur son passage que des députations qui le remerciaient au nom de l'Ecosse. Ârgyle et ses amis vinrent au-devant de lui,, et le conduisirent en triomphe à Edimbourg. L'armée anglaise campa autour des murs de la ville.
Gromweli reçut les félicitations de toutes les autorités, et. leur demanda de ne conserver
l88 HISTOIRE DE CROMWELL.
dans les emplois publics aucun dd ceux qui avaient participé à la demièi^ . inYa$k>]3i. Il fit ordoiiner ^ par le conseil ^ ' là disBolutiQU des troupes que cœBttumdatft eikcoî^e Mq»« tros6. Il dbangea tout à son gré^ et détruisit toutes les racines du parti. d'Hamilt<MQ« Ce n'était pas sans douté quune giànde par*tie de TÉcôste ne fît dés Toètix pour. le R^{ maiB bteUGôtip de Presbytëkiene^ ayant éprouva Tintolârance des Royalistes ^ embrassaÂeot la protection des Indépeildailts ^ qu'ila aVaieât d'abord détestés. Ils n'avaient pas encore fait l'etpérience du despotisme de Tarmée , et ilê l'y livtaient au moment où. les Presbytériens d'Angletemô cherchaient à L'éviter par ilfiie Réunion siàcère avec le BoL Grbriiv^eU^ qu'uil pressant intérêt rappelait en Angleterre ^ se fit prier par les Presbytériens écossais pour lai»fter , dans tetir pays , Une portion dm troupes diargée de garantir la traâqmllîté nouvelleflitnt rétablie. Il en confia la conduite à Latnbert; et après des féte^^et des réjottifrmhùêê qui célébraient h réunion dea deui peuples, ou plutôt des deux parlas, il cpiitta promptement Edimbourg.
LITRE TROISlèBCEr 189
' Le paricment anglaii , qu'il avaît instruit de ^ eofftduite en Ecosse , lui votait des lettres dfi reniiçveièments et d'éloges* Mais les négo«tmàaàs (i) avec le Roi étaient ;plus activés ^e jamais. Qiidques députés pree^y térîeBS , M aurttoùt Holles , que Ton soupçonnait d V voir été gagné par la Reine Henriette pendant son exil en Franee, poursuivaient avec zèlê la cbndlusiondu traité >» en qualité de cdnimi»saires du parlement; ils voyaient le Roi tous Im jow*s( îlâ étairot touchés de » ndhle fériée lé; de* m raison fiupérieiure, qui. ne lui dicta jamais lie &ites> résobilionk dans les gransds périls, mttii qm hii inspirait sw toutes lea : quçsbon^ p^olttitipies', le , langage le plus fHaMiiafitf'0;^ b.plue; siige. Gstte BecommandâftUm dVinegiïpide/ infortune nQkkment supfi/fftéb 9 a^iasait en £iveur diï « Roi ,.èi Jiuî gar ^mt dès esprits iàs de la guerre,. et e£Gpayés di} pauvoir dejàrmée. Une paimlle disposition, ^i devienait pKOb générale, inqiiiéta Fintraîkl^ieveâgeance des Républicains. Malgré Içur
(i) Liidjow's memoirs , t. i, p. a6a.
rgO HISTOIRE DE CROMWELL.
défiance pour Cromwell, ils le préféraient à la monarchie. Ludlow se rendit près de Fairfax, qui as^égeait Colchester, et (i) lui représenta vivement que les intérêts de l'armée Paient menacés par le danger d'une réunion ptochaine entre le parlement et le Roi : n'ayant trouvé que l'incertitude habituelle de Fairfax, il parla de ses craintes à Ireton , qui fut d'avis de laisser le traité s'achever, 'avant de faire intervenir l'année. ^
Ainsi la guarre et les négociations se con* tinuaient'à l'enti. ^ Colchester venait enfiii de céder,. et le vaillant lord Capei s^était rendu par l'impossibilité de se défendre. Le caractère plus cruel que prenait la guerre, et l'af* freux dénouement qu'elle préparait, s'annonça par les vengeances du 'vainqueur/ Ireton, lais^ près de Fairfax comme l'ombre dii génie de Cromwell, sut arracher à la faiblesse de ce général une barbarie indigne de sa générosité. Il fit condamner etfqsiller les principaux chefs de la garnisoii: Lord Goring et
(i) Ludlow's memoirs, v. i, p. 264.