‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 71 sur 155 · LITRE TROISIÈME. I · texte numérisé non relu

LITRE TROISIÈME. I

liens et la violence de Tannée. Il fîit alors secondé par Ireton; ce n'était pas, sans doute, que le gendre de Cromwell eut des desseins plus modérés : mais il semble que sa politique était moins impétueuse , et sa haine plus pa-tiente.

Cependant, ceux des Républicsûns qui n'étaient pas trop aveuglés par la fureur de la vengeance, virent, avec un mélange d'indignation et d'ef&oi, la violence exercée sur leurs collègues. Quelques-uns cessèrent de se montrer dans une assemblée qui n'était plus libre ; d'autres y vinrent pour conserver encore l'image du parlement, et prévenir la réunion de tous les pouvoirs dans la main de l'armée. En effet, depuis ce jour, les communes ne firent plus qu'enregistrer les volontés de l'armée. On vota que la résolution , pour rappeler les treize membres mis en accusation par l'armée ^ était inconstitutionnelle et dangereuse ; on vota de nouveau qu'il ne pourrait plus être présenté d'adresse au Roi ; on vpta que toute communication avec le Roi était déshonorante et contraire au bien de la

nation. Enfin, la chambre, pour donner une marque de respect à ses notiTeaux maîtres , révoqua une ' ordonnance qui ^ rétablissait la milice , comme ayant été faite dans l'intention de détruire l'armée. On: interdit et on déclara séditieuse une ' protestation des memr bres prisonniers; mais aucun d'eux^nè fut jugé, et quelques-uns rentrèrent dans la diambre, en souscrivant à la résolution qui défendait tout traité avec le Roi, I>'autres, plus 'particulièrement odieux- à rarmée , furent favorisés dans leur fuite, et se retirèrent en Hollande auprès du jeune prince» de Galles. On y fit peu d'attention; le grand objet, c'était la personne du Roi.

La mort de <îe prince' était résolue depuis long'-temps par Cromwell et Ireton. Tous les restés des agitateurs, ^ tout ce qu'il y avait de plus fanatique et de plus factieux dans l'armée, la demandsHent. C'était le cri des sectaires forcenés qui voulaient , suivant l'expression de l'Éaiture , expier le sang par le sang. Parmi les Républicains , la plupart croyaient ce crime nécessaire à l'étabUssement de la liberté qu'ils

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