‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 72 sur 155 · LIVRE TROISIEME. I · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME. I

espémient. Vawes,Ludlow, Sîdney, Hutchinson, partagèrent ce coupable tîéHre ; mais ils auraient Toulu que la forme du gouvernement (i) fôt réglée avant la mort du Roi , de peur que l'armée n'essayât d'élever à la place vacante un dief soiti de ses rangs.

Cromwell avait des conférences officielles avec Whitelocke et un autre commissaire du parlement ; il logeait à White-Hall (a) , dans les appartements du Roi, et paraissait aussi puissant sur le parlement que sur l'armée, l^our la dernière fois (3) iî soulevait «es doctrines des niveleurs, qu'il excita et réprima tourà-tour. Le conseil de guerre , assemblé sous ses yeux dans le palais de White-Hall , fit rédiger, par la plume dlreton,une déclaration de la souveraineté du peuple ; arme terrible qui se préparait pour la mort du Rcfi. En même temps, ces officiers accueillaient une sorte de propbé-

(i) Ludlow*s memoirs, v. i, p. 78.

(a) A yisit to lieutenant-general Cromwell wlio lay in one of the king's àch beds in White-Hall. Whitelocke's memorials , p. 357.

(3) Whitelocke*s memorials , p. 36o.

aOO HISTOIRE DE CROMWELL.

tesse qui vint leur parler de la part de Dieu, et les encourager dans leur projet. Ce projet trouvait encore des obstacles, même dans cette chambre épurée par les dragons du colonel Pride. Quelques furieux ne désignaient le Roi que sous le nom du grand coupable; mais d'autres alléguaient en sa faTeur, qu'il ne pouvait être traduit en justice par ses sujets; qu'il s'était rendu lui et son parti, et qu'il suffisait de mettre le parlemçpl; à l'abri du retour de la puissance absolue. Le souvenir de la dernière épuration rendait ceuxci moins hardis et moins obstinés que leurs adversaires. Whitelocke observe toutefois que la chambre aurait voulu rejeter sur l'armée ]a responsabilité d'un acte semblable;^ mais, ajoute Whitelocke, avec une énergique sincérité : « L'armée (4 ) eut le bon esprit d'éviter c^cela , et renvoya tout à ceux qu'elle laissait « encore siéger au parlement , pour lui faire « cette ^a/e et hideuse besogne.^LaL chambre des communes , sous cette terrible influence, choi-

(1) Whitelocke's memorials, p. 358.

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