‹ Histoire de CromwellChapitre 180 sur 222 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

lui, épouvanté du prix immense que Ton pouvait attacher à sa mort^ redoutant la main d'un ami, le glaive d*un émissaire de Charles ou d'un fanatique, il portait sous ses vêtements une cuirasse, des pistolets, des poignards, n'habitait pas deux jours de suite la même chambre, craignait ses propres gardes, s'alarmait de la solitude, sortait rarement, par de brusques apparitions, au milieu d'une escorte nombreuse, changeait et mêlait ^ sa route; et, dans la précipitation de ses voyages, portait quelque chose d'inquiet, d'irrégulier, d'inattendu, comme s'il avait toujours eu à déconcerter un plan de conspiration, ou à détourner le bras d'un assassin.

* Elenchus motuum nuperorum^ p. 348.

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