‹ Histoire de CromwellChapitre 205 sur 222 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Page 15. — On a suivi dans cette histoire Fanden calendrier tel quMl avait été maintenu dans les états protestants, et tel quMl existait en Angleterre, avant les réformes introduites sous Charles II , par Tévéque Sancroft, et le docteur Pell , mathématicien que Cromwell avait protégé.

Ce calendrier plaçait au !«' avril le commencement de Tannée; il en résuite de légères diflFérences dans la supputation du temps; mais on a eu pour but en cela de conserver , ainsi que Ta fait M. Hume, les dates primitives des pièces officielles, et certains anniversaires auxquels il est fait allusion dans la suite de Touvrage.

Une autre remarque a pour olyet l'orthographe des noms propres; elle varie beaucoup dans les meilleurs ouvrages. On trouve indifféremment Holl€s et JÊToUis , Ormond et Ormonde^^ Monk et Monek; le nom d'ffaslerig, est écrit Haslerigh, Hatselrigge, Hctsselrige; le nom de Desboroug est souvent écrit Desbrowe et Disbrow ; le château de ffàldeinby s^appelle quelquefois Holmby. J*ai toujours choisi Torthographe employée dans les documents \e% plus authentiques.

Page 35. Voici les principales dispositions du ewenant:

i9 Nous jurons que nous entreprendrons sincèrement, réellement et constamment, dans toutes nos places et fonctions, de maintenir la religion réformée de FEglise d'Ecosse, dans la doctrine, le culte, la discipline et le gouvernement , contre nos ennemis communs ; que nous entreprendrons la réforme de la religion dans les royaumes d*Angleterre et d'Irlande, pour là doctrine, la discipline et le gouvernement, selon la parole de Dieu et Texemple des meilleures églises réformées ; et que nous nous efforcerons d'amener les Églises de Dieu dans les trois royaumes , à la pins étroite alliance et unité pour la religion , la profession de foi , la forme du gouvernement ecclésiastique , la direction du culte et de Tenseignemeut religieux.

2o Que nous travaillerons de la même manière , sans égard pour les personnes , à l'extirpation du papisme et de Fépiscopat (c'est-à-dire du gouvernement ecclésiastique par les évéques, les archevêques, leurs chanceliers et commissaires, les doyens du chapitre, etc.), ainsi qu'à celle de la superstition, de l'hérésie, du schisme et de l'impiété, et de tout ce qui sera trouvé contraire à la saine doctrine.

30 Avec la même sincérité, efficacité et constance, nous travaillerons de nos fortunes et de nos vies à conserver réciproquement les droits et privilé- |[e8 du parlement et les libertés da peuple 9 et à préserver et défondre la

ut HISTOIRE DE GROMWELL.

rent. L^ambattadeur de France, de Bordeaux, écriTait à roccaaion dm zèle que Cromwell montrait pour le protestantisme : « Les bruits qu*on fait coo- « rir du général ne sont pas vrais : il aflPecte bien une grande piété, mais « par une particulière communication avec le Saint-Esprit. Il n^est pas si faitt ble que de se laisser prendre par des flatteries. Je sais qu^il s^en est moqué tt avec rambassadeur de Portugal. » ThurMs state papers^ ▼• I9 P- 256.

Page 74.— Saint-John, dans une lettre où il annonce à Cromwell les dotations que le parlement lui accorde sur les biens confisqués, ajoute cette réflexion curieuse : Nous sommes les enfants de Dieu, et Dieu donne toutd ses enfants.

Page 76.— Plusieurs lettres de Tambassadeur MontreuU, conservées dans la collection de Thurloe, renferment des faits et des jugements sur la situation de rÉcosse et du roi. On y voit que cet ambassadeur agissait très sincèrement dans les intérêts de Charles; mais que, préoccupé des idées delà monarchie absolue, il s^opposa plus que personne aux restrictions politiques et religieuses réclamées par le duc Hamilton. Le zèle de Montreuil, en faveur du roi, avait soulevé contre lui les fanatiques de récosse, a Étant arrivé i « Édlndtourg, dit-il, une demi-heure avant qu^on commençât le sermon, le «i ministre ne laissa pas de prêcher contre moi : il ne me traita pas toutefois tt si mal qu'il fit son roi , qu'il appela homme de sang, cause de la mort de « tant d'hommes et ennemi de Jésus-Christ. » Lettre à M. de Brienne. TMir* loe's State papers, v. I, p. 74.

Page 1