‹ Histoire de Danemark et de Norwège d'après les historiens les plus estimés continuée jusqu'à nos joursChapitre 13 sur 32 · HISTOIRE 0£ DANEMARK · texte numérisé non relu

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Arboga. Cependant, Jean Krepelin employa sa médiation pour méiKiger une cnli evue entre les sénaleurs des deux royaumes, à Halmsiad (â mai 1435). Il y lut décidé que la Suède se soumettrait à Erik, à condition que celui-ci respecterait les libertés du pays. On laissait le chAteau d'Œrebro à Engelbrekt sa vie durant; Erik Perke devait être élevé à la dignité de sénateur.

£rik arriva à Stockbolm. Il fit toutes les promesses qu'on exigea de lui, et on lui remit les châteaux; niais à peine en lut-il maître, qii'û viola ses engagements. Le commandement des citadelles fut confié à des étrangers. Le sénat lui adressa des remontrances; ce fut en pure perte. La députation de dix membres que ce corps lui envoya reçut pour toute réponse, qu'il ( le roi ) n'était pas disposé à dire amen à tout ce qu'on voulait lui proposer* On vit bientôt qu'il ne rêvait que Tengeance ; car, en retournant en Danemark, Il ravagea les côtes de Suéde. Arrivé à Copenhague , il fit la paix avec Henri de Holstein et les villes ban&éaiiques, afin que rien ne Tempécbât d'agir avec vigueur contre les Suédois.

En i&36 , il convoqua une diète à Wordingborg et proposa pour son successeur le duc Bogislaus de Poméranie , sou cousin. Les États ne crurent pas devoir y consentir ; ils lui permirent seulement de se Tassocier comme co-régent. Quant aux Suédois , ils n'entendirent aucun arrangement. Irrités de la mauvaise loi du roi, ils assemblèi eui une nouvelle diète à Arboga (14d6 ). Des députés, parmi lesquels nous remarquons Engelbrekt et Charles Knutsson (Boude), depuis roi sous le nom de Charles VIII, furent envoyés à Stockholm , pour savoii* du commandant danois ce qu'on avait à attendre d Erik; mais ils ne purent

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pas même péoélrer dans les murs; cependaut, les bourgeois ayant ouvert les portes, les Suédois se rendirent maîtres de la ville -, le château était encore occupé par les partisans d'Erik. Toute récoucilialîon était dès iors devenue impossible. 1^ sénat appela à la régence Charles Knntsson , à rexclusion d'Engelbrekt. Ce grand homme, ne voyant dans cette élection que le résultat des intrigues de la noblesse , ne put retenir son indignation; sa colère, comme une traînée de poudre , se communiqua au peuple , et la crainte d'une nouvelle révolte je(a la consternairon parmi les gi ands. Ils ne furent rassurés que quand ils Teurent fait consentir à partager le pouvoir avec Charles. Celui-ci devait assiéger le château de Stockholm, pendant qu'Engelbrekt volerait de conquête en comiutto. Tnm le pays, toutes les forteresses pliaient devant lui ; ses armes soumirent tout jusqu'aux rivages du Halland et aux plaines de la Scanie, où elles s^arrétèrent devant les forces de Pierre Oxe. Alors il se rendit en Vestrogolhie pour achever le siège d'Àxelwold* Là il tomba malade, ce qui ne Tempécha pas de partir pour la capitale, où l'appelaient des affaires pressantes. Ce fut dans ce trajet, non loin d'Oi^rebro, que cet liomme remarquable fut assassiné par un noble suédois, Natt-oth-Dag. Charles Knutsson fut soupçonné d'avoir trempé dans ce meurtre, qui lui ouvrait le chemin du trône* Le peuple suédois perdait son idole , le pays un des plus grands hommes qu'il eût produits , et Erik, un rival dangereux et un ennemi irréconciliable. Ce fut un deuil général parmi les paysans suédois; ils regardèrent Engelbrekt comme un martyr de la liberté ; et longtemps on attribua à son tombeau la vertu d'opérer des miracles. Charles Knutsson, se voyant

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