KT DE NORWÉGE
giiranlîr des attaques de la Suède, avec laquelle ses relations étaient équivoques, à cause de la ville de Br^me. Frédéric, suivant la politique de son père, chercha à conserver Tamitié des Hollandais. Il leur envoya, dans ce but, une nouvelle ambassade conduite par Uhleleld. Peut-être en le charge uu de cette mission, le roi voulut-il éloigner de ses États un si puissant sujet. Uhlefeld conclut le êraM de rèdempHan, par lequel les Hollandais s'engageaient à payer un droit annuel de 150,000 florins pour le libre passage du Suud. A son retour , il s'aperçut qu'on était mécontent de sa négociation , que son crédit était affhibli et quil comptait plus d'ennemis que de partisans-, il s'abstint de paraîire au château. EuQn le roi ordonna une enquête sur sa gestion fmancière sons le règne de Christian IV* Uhlefeld protesta ; mais fl fut obligé de se soumettre. Telle ét^dt sa position vis-à-vis du roi, son beau-frère , lorsque George Waiter, qui avait mérité la confiance de Frédéric par sa belle défense de ftensbourg contre IesSuédoi8,lui fit annoncer qu'une venve,d'utte beauté remarquable, Dina Winhofver, lui avait conûé que répouse d'Uhlefeld, la vertueuse Éléonore, était entrée avec un breuvage empoisonné, destiné au roi. Dina fut amenée au château; mais sa déclaration ne pamt, aux yeux de la reine et du monarque, mériter aucune créance. Cependant, peu de temps après, elle oûrit de faire voir ce poison, caché dans une armoire près du lit d'Uhlefeld , avec une ordonnance du médecin Otton Sperling. Cette femme infernale ne s'en tint pas là, voulant précipiter dans Tabîme une des plus illustres familles du royaume; comme elle était reçue dans cette maison, elle vint faii*e part» en confidence, à la comtesse Éléonore d'une
trame doDt Walter conduisail le fil , et qui ne tendait
à rien moins qu'à massacrer son époux et tonte sa famille. Ceptiidaui le roi fit ai rôter Dina , pour voir ai elle soutiendrait publiquement les révélations qu'elle lui avait faites. Elle resta ferme dans ses premières déclarations, qui furent communiquées à Uiiicfeld il 650). Défense lui laite en même temps ù celui-ci de sortir de la ville, saus la permission du roi| avant que TalTaire fut jugée. L'orgueil d'Ublefeld se révolta ; il se plaignit de cette atteinte portée à sa libellé; il se plaignit aussi de ce que Uiau avait été enfermée dans une prison du château plutôt que dans une autre. Le tribunal de la ville, à qui laffaire avait été soumise > ayant des preuves convaincantes de l'imposture de cette femme , la condamna à élre décapitée; on liât a même rc\('('iuiun de la sentence , pour mettre fin aux désagréments qui avaient troublé la paix d'une famille puissante. Ce procès fut la cause principale , quoique éloignée , des malheors qui pins tard frappèrent le Danemark. Sur ces entrefaites, le colonel Walter demanda réparation de Tinjure qu*Uhlefeld lui avait faite en Taccusant de tramer contre ses jours. Elle lui fut refusée; et afin de donnei' une euiieie satist'acliun à IHileleld, le roi condamna Walter au bannissement pour avoir suscité ce procès.
Mais la persécution à laquelle Uhlefeld avait été momentanément exposé, avait porté à son orgueil un coup doiit il ne pouvait se remettre. Il quilia Copenhague (14 juillet 1651) et fit embarquer sa femme, ses enfants et tous ses trésors sur un vaisseau hollandais. Ce départ fut exécuté avec un tel mystère, qu'il était en Hollande avant que ses am!s et le roi lui-même en fussent informés. Ne^se crojaut
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pas en sùrelé dans ce pays à cause des relations intimes qu^il y avait formées en sa qualité d'ambassadeur danois, il se rendit en Suède, où Cbrisiine le reçut avec dislinction.
On ne sentit pas tout de suite la perte qu'on avait faite; mais au bout de quelques années on fut à
même d'apprécier le parti qu'en pourraient lirer les ennemis du Danemark. Aussitôt que sa fuite tut découverte , xm s'empara de ses biens , qui furent confisqués et partagés entre d'antres nobles. Sa haine s'alimentait de ces persécutions; c'était une étincelle sur le point d'allumer un incendie. Uhleield avait un beau-frère, Ânnîbal Scbestedt, jadis gouverneur delà Norwége. L'inimitié les avait séparés; mais le danger qui menaçait également tous les enfants issus de Ciiristian IV et de (Christine Mmik les rapprocha. Annibal partagea la disgrâce d' Uhleield ; mais plus fin et plus rusé que celui-ci » il savait s'accommoder aux circonstances. Le sénat et une grande partie des nobles avaient conliibué à sa disgrâce; il se promit de s'en venger. En elTet, étant rentré dans les bonnes grâces du roi t ce fut lui qui dirigea les coups dont leur pouvoir fut écrasé.
Ce lut à ceLUî époque (1655) que Frédéric conclut une nouvelle alliance avec la Hollande. Par ce traité les deux États se promettaient mutuelle assistance , et s'engageaient à ne faire ni paix ni armistice s*ils n'y étaient tous deux compris. Le Danemark devait équiper vingt vaisseaux de guerre, pour lesquels la Hollande paierait annuellement 192,000 thalers. Cette convention donnait au Danemark le moyen de créer et d'entretenir à peu de frais une bonne marine. D'un autre côté, le gouvernement ne négligea pas d'établir des places de défense : les fortilicaiions
HISTOIEE DE DANEHAEK
de Copenhague furent agraudies ou réparées; une nouvelle forteresse, Frederiks-Odde, regardée
comme imprenable jusqirà ce qu'on eùi fait l'expérience du contraire» s'éleva dans le Jutland. Ces mesures de prudence paraissaient d*autant plus ur* gentes ^ que Charles-Gustavc , en arrivant au pouvoii', avait révéh? pai* des armements ses disposiiioas belliqueuses. 11 attaqua d'abord la Pologne; mais Frédéric n'ignorait pas que la guerre contre le Danemark avait été mise en question.
Les premiers succès désarmèrent dans ce pays tous les adversaires de la Suède ; mais à peine les affaires commencèrent-elles à s'embrouiller, qu'on crut le temps venu de reprendre ce qu'on avait pci*du par la paix de Bromsebro. Il est vrai qu'en apparence les circonstances étaient favorables^ mais rien à 1 intérieur ne justifiait les illusions et les espérances dont on se berçait.
L'armée était mal organisée et sans chefs habiles; on manquait d'amiraux. Au lieu d occuper les défilés du nord de TAllemagne , tandis que Tarmée suédoise s'était enfoncée dans la Pologne , et de couper ainsi la retraite à Tennemi , on s'empara de Stade et de Brème , qui ne tinrent pas longtemps en présence des Suédois. 11 n existait point d harmonie entre la noblesse et les autres états. Les caisses publiques étaient vides ; mais la Hollande s'offrait comme un Pérou , d'où Ton devait tirer de quoi faire face à tous les besoins. La guerre lut décidée à la. diète d Odensée (1657).
Charies^îustave , en apprenant cette résolution, donna une preuve de son habileté. 11 quitta la Pologne et arriva à mari lies forcées dans le Uolstein. Qovàu Ulilefeld) l'âme de ses conseils, qui l'accom*
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ET D£ ISOKWËGE.
pagnait, fit répandre dans le Jutland des proclamalions où il appelait le peuple à la révolte.
Pendant que Charles-Gustave avançait à grands pas vers les États de Frédéric, celui-ci mettait à lu voile à DantEig , poar venir tenir tête à son redou* table enuemi. Mais ce n^était pas assez que le roi de Suède envahît le Holstein . le comte Stenboch entra en Scanie. Là, commandait (Christian Gùldenioewe; là aussi se rendit Frédéric; ils se défendirent si bien , que les Suédois se retirèrent sous les canons d'Halmsiad. La tentative faite par ceux-ci pour pénétrer en Norvsrége échoua devant la fermeté du général Krabb. Mais si les Danois avaient Tavantage sur ce point 9 il n*en fut pa<( de même là oti le roi de Suède commandait en personne. Aguerri par mille combats et des dangers sans nombre , le corps qu'il conduisait était composé de l'élite de son armée* Une longue marche avait bien mis le désordre dans sa tenue; mais un dédommagement les attendait dans de riches provinces, et cette perspective ranimait Tardeur des officiers et des soldats. Charles* Gustave dut à la bienveillance des négociants, à Hambourg, d'immenses ressources, en attendant celles que ses armes devaient lui pi ociu er dans la péninsule cimbrique. Le premier résultat de sa marche rapide fut la délivrance de Brème , oc<;upée par les Danois. Ils furent chasséé par Charles -Giis* tave Wrangel, fameux guerrier de cette époque. Les Suédois signalèrent leur entrée dans le Hol^ieîn par Tincendie de la ville dltzehoe. Ils emportaient tout avec la force d'un torrent ^ et ne furent arrêtés que par Gluskstadt et par Rensbourg. Frederiks* Odde ou Fredericia, forteresse située sur le Siind de Middelfhart, à deux milles de Colding» défendue
HiSTOIAS DË DAISëMARK
par ane garnifton de 5,000 hommes, sous les ordres
du maréclial André Bill, fut elle raéme prise d'assaut par Wrangel. Ce succès jeta la coiisit i uaiion dans les esprits des Danois; car la porte qiû couduisaii en Fiooîe était ouverte à leurs adversaires , pour qui la possession de cette place était plus uvantiigeuse qu une bataille gagnée, puisqu'ils y avaient trouvé des magasins remplis d'approvisîou* nements de. toute espèce.
Mais un allié plus puissant que les hommes vint en aide au roi de Suède : ce fut le froid. De mémoire d'homme , on n'avait ressenti un hiver plus rigoureux; la mer n'était plus qu'une glace. Ce pool naturel, sur lequel un homme eût à peine osé hasarder ses pas, Gusiave conçut l'audacieux projet de le faire traverser à louie son armée. Il effectua le dangereui trajet d'une rive à Tautre du petit Belt, sans avoir à déplorer d'antre perte que celle de deux compagnies qui s'enfonct i t m dans rabinic. Les Danois, commandés par le (olonel Jouas Hadersleben, furent battus sur la glace, et, peu d heures après, le vainqueur faisait sou entrée à Odeusée, capitale de la Fionie. 11 y trouva Ulric Giildenloewe, commandant de l'armée danoise , retenu au lii par la maladie , et cinq sénateurs, principaux instigateurs de la guen*e. Mybourg , forteresse du côté du grand Belt, se rendit aussi. La terreur était au comble chez les Danois; elle gagna, de proche en proche, jusqu'à la capitale. Sans doute les avantages remportés par Gustave étaient précieux i mais il les considérait comme nuls tant qu'il n'aurait pas dicté la lui à l'île de Seland. Tuui dépendait de la rapidité des opérations; car tous les alliés du Danemark étaient en marche ou faisaient des pr^[Nuratifs pour
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le souleair. La température n'avait p;»s baissé. S'é* laocaot sur le graod Belt^ comine sur la terre
ferme, le roi passa de la Fionie h Langeland^ de vviie Ile à celle de Laiaud , ef arriva enfin à WOrdingborp^, en Selaad, au mois de février 15^8. Uiilefeld était toujours avec le roi. Les oommiasaires et l'agent intermédiaire anglais, chargés par Frédéric de inopositions d'accommodement , furent frappés d'élonnement en trouvant les Suédois eu marche sur la capitale. Joacbim Gersdorf et Christiân Scbul , chargés de la négociation ^ en appelèrent a ia ma^naniiiiiLe du vainqueur; mais Uhlefeld voulait la conquête de toute la monarchie. Choisi par Charles-Gustave pour son commissaire^ il refusa la Scanie, le Bleking et le Halland qu'on lui offrait, et demanda les îles de Bornholm et de llven, le Ditmarchen, le BohuS| le Trondheim ei i'Aggerhus, en Morwége.
Charles-Gustave ne voulant pas arrêter sa marche, on prit rendez-vous à Roskild , pour traiter la questioii de piiix ; Coyet et Bjelke furent adjoints à Uhlefeld pour celte négociation* Les Suédois étaient déjà en vue de Copenhague , lorsque fut signée la paix de Roskild. La Scanie, le Halland, le Bleking, l'Ile de Bornholm , tout le Trondheim et le Bobus, enfm 2,000 cavaliers, tels furent les avantages que les Suédois retirèrent de cette campagne. Le duc de Holstein , beau-père de Charles-Gustave , reçut la souveraineté pleiiu? et entière sur ses possessions. Joacfaim Gersdorf, en signant ce traité si désastreux pour sa patrie, s'écria douloureusement : Pourquoi fauPil qu0 je êaehe ! {FeUem me neeeire
liUeras 1) Suivant laiticle 24, (loifitz Uhlefeld rentrait eu possession de tous ses biens. Le même jour,
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Clus Ton, général do cavalerie^ accompagné de deox commissaires danois, partit pour la Scanie , à la téle des 2,000 hommes, afin d'occuper les villes et les lorieresses de celle province.
L'armée suédoise devait évacuer le territoire de Danemark immédiatement après l'exécuiion du traité; mais leur départ fut retardé sous différents prétextes; puis Charles, h la suite d*une entrevue avec son beau^père, à Kiel en Holstein, s'embarqua avec son armée et descendit inopinément en Seland , rompant ainsi la paix après en avoir reçu le prix. Hais, au lieu de tomber à l'improviste sur la capi* taie, il poursuivit sa course dans le Sund^ débarqua à Corsor. et laissa à Frédéi ic le temps de revenir de son saisissement et de préparer des moyens de défense.
Celui-ci envoya à Charles-Gustave deux sénateurs pour lui demander la raison de celle infraction au traité. La réponse qu'ils reçurent confirma les soupçons de Frédéric , qui avait deviné que son adversaire
tunvoilait tons ses États.
Le roi de Danemark travailla activement à metirc Copenhague sur un pied de défense formidable. U stimula Tardeur des habitants, et résolut de s*ensevelir avec eux , s'il le fallait, sous les i uiues de sa capitale. Charles avait fait une faute en ne profitant pas du premier moment de terreur qu'il avait iu* spiré; il voulait maintenant prendre la ville par famine. Au premier bruit que les Suédois avaient débarqué en Seland , le ministre de Hollande, Conrad Van-Beuniugen était parti pour Amsterdam afm d*accélérer l'équipement et le départ de la flotte que les Pays-Bas envoyèrent en Danemark.
Pendant que les Suédois assiégeaient Copenhague
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par teri*e et jpar mer, une partie de leur& forces s'avançaient vers Elseneur , ayant à leur téle Charte»* Gustave Wrangel. Il avait pris d'assaut Frederiks- Odde; H s'empara par surprise de Kroneborg.
La garnison de Copenhague fit plusieurs sorties, presque loqjours heureuses; dans Toiie d'elles, Charles eAt été pris sans le dévouement de ses . ofliciers. Cependant, il était peu probable que la résistance pât se pit>longer, si la place ne recevait bientôt le secours attendu de Hollande. Les assiégés commençaient même à perdre Tespoir, lorsqu^on signala la flotte libératrice , commandée par Tamiral Opdam. Les Suédois essayèrent de lui disputer le passage du Sund , où mouillait leur flotte, sous les ordres de Wrangel , et dont ils occupaient les rivages. Cependant les Hollandais le forcèrent, après un combat des plus sanglants, où ils perdirent deux amiraux (novembre 1656). Opdam entra triomphant à Copenhague : la ville était sauvée. D'autres revers auendaient les Suédois; le Trondheim et Tile de Bornholm se révoltèrent contre eux et les chassèrent. Un horizon moins sombre s'ouvrait donc devant Frédéric, pour lequel cette année avait commencé sous de si fâcheux auspices.
Ce secours raviva le courage des assiégés. Les (ausscs attaques dirigées contre eux les trouvaient toujours sur leurs gardes. Les Suédois furent repoos^ sés avec une perte énorme quand ils vouhirent don* ner i assaut (11 février 1659). Alors le siège fut changé en blocus.
Sur ces entrefaites, un corps de 24,000 hommes ^ Impériaux, Brandenbourgeois et Polonais , péné» Irèrent dans les provinces allemandes du royaume pour repousser les Suédois \ ils eurent bientôt en-*
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lové lonios les places que ceux-ci occupnicn(; Frc* deriks-Odde elie-méiiie 8o rendit par capitulaiion.
Au prioiemps (1659), l'Angleterre et la Hollande envoyèrent leurs flottes dans le Sund , pour forcer les puissances belligérantes à l'observation de la paix de Roskild. Dans celle conjoncture, l'Angleterre , de concert ayec la France , appuyait les intérêts de la Suùde ; 1( s Hollandais , au contraire , souienaîent ceux du Danemark. Le traité enire ces ii ois puissances , pour mettre un terme à la guerre dans le Nord , fut conclu à la Haye , le SI mal ; on lui donna
le nom de premier concert de fa Haye. Le second, shj^ué le 24juilletdela même année, décidait que la force serait employée contre celui qui n'accepterait pas les conditions de la paix de Roskild. Charles, indigné qu on prétendît lui dicter des lois, ne voulut rien entendre , et dit que son épée saurait bien irancher le nœud formé par les puissances médiatrices* Pendant que la diplomatie faisait jouer ses ressorts , un grand coup fut porté h la puissance de la Suède dans l'île de I ionie. Elle était occupée par un corps suédois, sous les ordres de Stenbock et du prince Sulzbacta. Les alliés y firent une descente , repous* sèrent les Suédois jusqu^à Nyborg , les attaquèrent et en firent un tel massacre, que quelques chefs seulement paivinrent à s'échapper, en se jetant dans une frôle barque , au moyen de laquelle ils abordèrent en Seland. Cette perte était funeste, non-seulement par TafTaiblissement matériel qu elle causait à la Suède, mais par le découragement qu'elle jeta dans larmée. Le sang roulait en Norwége comme en Danemark. Les Suédois , qui y étaient entrés en 1658, avaient mis deux fois, inutilement, le siège devant FrederikshalL
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A la nouvelle du désastre que ses troupes avaient essuyé en Fionic, Charles avait quitté le Danemark. Il fallait créer de nouvelles ressources pour continuer la guen e et faire face à tant d'ennemis ; il convoqua doncles étals au mois de février 1660 ; iiKiis il mourut pendant le cours de leurs délibérations. On pouvait présumer que cet accident accroîtrait les embams de la Suède ; il lui fut» au contraire, avantageux , en ce sens que c'était un obstacle de moins aux efforts concertés entre les trois Éuts médiateurs pour ie rétablissement de la paix. La Hollande, jusque-là si acharnée contre la Suède , inclinait maintenant pour elle. La paix fut conclue à Copi nfiague (1660) , sur les bases de celle de Roskild: le Danemark ne recouvra que le Trondheim etTlIe de fioni* faolm.
Une énorme dette nationale pesait sur ce royaume à la fin de la guerre; les villes, les villages et les châteaux des nobles étaient détruits ou saccagés; de riches provinces avaient été arrachées au territoire; le désordi*e était & son comble. Nous ajou^ terons que la royauté n'ëuiit plus qu'une ombre; la noblesse était tout, quoique le parti d'Uhleteid eut été obligé de courber la téte devant le roi.
11 était impossible que le Danemark se relevât tant que durerait cet état de choses; au retour de la paix, plusieurs personnes comprirent qu'il était urgent de donner plus de consistance au pouvoir royal. C'étaient Annibal Schestedt, qui, appartenant jadis au parti d'Uhlefeld, n'avait pas^ marché sur ses i races, mais s'était rallie au parti royal , par liaiue poni* les nobles qui avaient contribué à la persécution dont il avait été l'objet; le feld-maréchal Schach , qui durant le siège avait donné des preuves de talent et de bra-«
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