J72 HISTOIRE DE DANEMARK
voare dans son commandement, et s'était acquis
1 amour des Danois ; enfin ^ Christophe Gabel , cham* bellan du roi . dont il possédait toute la confiance , homme capable de grandes choses.
La noblesse n'était plus ce qu'elle avait éié : In guerre Tavait ruinée ou endettée. Elle était privée (lu pouvoir et de Tinfluenre que procure la foriunc. 1^ conduite tenue par la bourgeoisie de la capitale lui avait donné le droit de pariieiper aux affiùres publiques: le bourgmestre , lean Nausen, était trèe-* estimé et marchait dans le sens du pouvoir; le clei gé, représenté par révéque Swane , partageait ces sentiments.
Tel était Tétat de l'opinion à Pouverture de la
diète, le 8 septembre 1660. Le clergé et la bourgeoisie se réunirent pour délibérer sur les moyens de mettre des bornes à la puissance de la noblesse, et l'on n'en trouva pas d'autre que de donner le souverain pouvoir au roi et Fégalité aux citoyens. La noblesse, ne se voyant pas en force , céda ; ainsi se trouva fondée la r^Quié héréditaire. On tombait d'un extrême dans Tautre » de la liberté dans le despotisme. La création d'un département de la marine
(aviiralitets calleguini) et celle d un tribunal suprême » furent des conséquences de ce changement.
La nouvdle constitution éiait principalement rceuvrede la bourgeoisie; aussi eelle-ci reçut-elle des libertés et des privilèges étendus, eu un mot toutes les jouissances de la noblesse.
Corfiiz Uhlefeld , qui avait seeondé de ses conseils tes projets de la Suède , qui avait suivi Charles X (iusiave dans sa marclie hasardeuse sur les Bell et l'avait représenté à lu discussion du traité de Roskild't CorfitK éveilla les soupçons des Suédois ^ et fut
£ff US nOWÈOE.
arréié à Malmoe* U s'édiappa et se sauva en Seland. Arrêté de nouveau et traité avec dureté dans la
citadelle Hammarfesl à Bornholm^ il demanda grâce et fui mis en liberté. Il paraît que les habitudes de sa vie agitée ne lui permettaient pas de rester en repos. 11 demanda et obtint la permission d*aller prendre les eaux en Allemagne, et ne rentra jamais dans sa patrie. Accusé de conspirer encore contre elle, il fut condamné à mort, ses armes furent bri« sées par les mains du bourreau, et Ton promit 20,000 thalers de réeompense à celui qui le Uvrarail. Sun hôtel fut détruit -, on voit encore aujourd'hui une pierre qui indique l'emplacement qu ii occupait, et sur laquelle sont gravés ces mots : ji f étemelle hante et au ddihanneur de Cerfitt Ukkfild,
iraUre à sa patrie.
Les dix dernières années du règue de Frédéi ii! s'écoulèrent dans la paix ; car on ne peut donner le nom de guerre à la querelle de mots et de meaaces qu on eut avec l'Angleterre. La flotte, réunie a celle de Hollande, était commandée par Cord Adelaard,un des plus célèbres amiraux de son temps» Frédéric fit beaucoup pour les sciences et principalement pour la chimie, vers laquelle son goût le portait; il fonda Alloua, qui esi devenue la seconde ville du royaume. On reprocha à Frédénc sa sévérité envers la famille d'Ublefeldi et notamment envers. sa sœur, la comtesse Éléonore, qu'il fit arrêter en Angleterre et qu'il retint dans une dure captivité pendant de longues années. Cette conduite inhumaine envers une des plus illustres femmes de son siècle , et sa pa*^ rente , doit être plutôt attribuée à son épouse , l'orgueilk use Sophie-Amélie, avec laquelle elle luttait de beauté et qu'elle surpassait en talents et en génie.
aiSTOlU SB OàHBIUEK