CHAPITRE m
Origine des conférences ecclésiastiques. -* Organisation primitive. — Développements de cette institution. — Enquête du chancelier de France. — La direction des conférences remise à l'évêque. — Assemblées générales.
Conférences C*est à salut Yinceiit de Paul qu*appartient la preecclésiastiques, jj^jère [^^q (j^g conférences ecclésiastiques ; mais ce
Organisation fut le P. Eudes Qui en jeta les fondements parmi nous, primiure. j)^^^^ [q ^Q^pg ^jgg petraitcs spirituelles qu'il donnait
aux ecclésiastiques de la province, il ne manquait jamais de les exhorter à se réunir de temps en temps pour conférer avec eux sur des matières théologiques; par là, nous dit un de ses biographes, il obligeait les moins instruits à sortir de leur ignorance, et il leur offrait, dans le concours des plus habiles, des ressources qu'un travail soUtaire ne leur eût jamais procurées. Ce que l'infatigable missionnaire avait tenté, sous
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l*épiscopat de H^ d' AngeoDes , Tabbé Georges, curé de Saint-Ooen-dQ-Pré-d'Auge, et depuis abbé du Val- Richer, le réalisa en 1650, sous Tépiscopat de M^ Edouard Mole. Les curés du voisinage , auxquels il avait fait goûter les avantages de cette institution , le chargèrent d'en rédiger le plan. Après une réunion préparatoire , qui eut lieu le 4 4 août, au presbytère . du fondateur, les conférences furent inaugurées le 26 septembre, au bourg de Cambremer. Ce bourg, situé dans Févêché de Lisieux, était soumis, ainsi que plusieurs autres paroisses du même évêché, à la juridiction spirituelle de Tévèque de Bayeux, et formait avec elles une enclave que l'on appelait alors Yexemption de Cambremer ; on convint d'y fixer le siège de la compagnie. Les officiers, élus à la pluralité des suffra* ges, furent d'abord au nombre de huit: un directeur et deux assistants ; un secrétaire, qui consignait au procès-verbal l'élection des officiers, les sujets mis en discussion, les résolutions adoptées par la conférence, et inscrivait sur un catalogue les noms des membres qui la composaient ; un interprète de l'Écriture- Sainte ; un répétiteur, chargé de répéter ce qui n'aurait pas été bien compris ; un expositeur, dont la fonction consistait à développer le sentiment d'un casuiste sur une question de théologie morale; enfin, un proposant, qui soumettait à la compagnie des cas de conscience relatifs aux matières traitées par elle. Dans la suite , on y ajouta des cérémoniaires , des sacristains, des économes, chargés de recueillir les cotisations, et de pourvoir aux dépenses ordinaires; un solliciteur, auquel était confiée la mission spéciale
dct conférences.
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de créer des ressources pour le soulagement des confrères malades, et le service funèbre des confrères défunts. L'ordre k suivre dans chaque conférence fut l'objet d'un règlement détaillé, conçu avec beaucoup de sagesse, et dont on trouvera quelques extraits aux. pièces justificatives. Contentons-nous de remarquer ici , que chacun devait prendre la parole à son tour, exposer son sentiment de vive voix et en peu de mots. « Parler par billet » était une licence qu'on accordait rarement, et seulement à ceux dont la mémoire était infidèle. Déreioppement La couféreuco do Cambremer eut bientôt des émules : il s'en forma une deuxième à Pont-l'Évèque (diocèse de Lisieux), le 18 octobre 1651 ; la troisième fut érigée à Putot-en-Auge, le 8 février 1656; la quatrième, à Barbery, le 22 juin de la même année ; la cinquième, a Cuverville (la Grosse-Tour), pour le doyenné de Troarn, le 21 février 1657; la sixième, à CuUy, le 9 mars de la même année ; la septième, à Vire , le 17 septembre 1658, et non en 1655, comme d'autres l'ont écrit. Nous savons que cette dernière se réunissait le jeudi de chaque semaine, et qu'elle eut pour premier directeur M. l'abbé Barbot, vicaire de Notre- Dame, que sa douceur et sa piété désignèrent au choix de ses collègues. En 1659, l'abbé de Guerville, membre du clergé de Caen, et dont nous aurons à parler dans la suite , essaya , mais sans succès , de fonder une conférence à Condé-sur-Noireau. Les ecclésiastiques de Caen associés .aux conférences fréquentaient celle de Troarn ou celle de CuUy. Il y en eut trente-neuf érigées par l'abbé Georges, tant en Normandie que dans les autres provinces. Quoiqu'elles
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fussent toutes affiliées à celle de Cambremér, eelle-ci ne prétendit jamais exercer sur elles aucune suprématie ; le pieux instituteur avait youIu qu'elles restassent placées sous l'autorité immédiate des évèques. On désignait chacune d'elles par un numéro d'ordre correspondant à l'époque où elle s'était formée; mais il avait été convenu que cette désignation n'impliquait aucune supériorité relative, au profit des plus anciennes. Des lettres, des visites réciproques, des assemblées générales, une fête annuelle célébrée par chaque conférence en l'honneur de son patron, et à laquelle les autres compagnies envoyaient des députés : tels furent les liens d'une association dont plusieurs prélats tinrent à honneur de faire partie.
M^ Mole et son collègue, le révérendissime évêque de Lisieux, avaient approuvé l'établissement des deux premières conférences, chacun pour son diocèse, et le fondateur en avait concerté l'organisation avec les deux prélats. Les cinq autres, dont nous avons rappelé l'origine, se rattachent à l'épiscopat de M^ Servien. Peut-être ne lira-t-on pas sans intérè.t la lettre par laquelle Guillaume de Loucelles, curé de Bannevillela-Campagne, le pria d'autoriser la conférence de Cuverville :
« Baneville, le 10 mars 1657.
« Monseigneur,
« Il a pieu à Dieu inspirer un bon nombre de vos curés au Doyenné de Troiîar d'assister aux conférences cléricales que font M^*M'' vos autres curés aux cantons de Cambremer, Barbery, et lieux voisins, que votre Illustrissime Seigneurie a bien voulu autho-
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riser par l'honneur de sa présence à Epins ou vous tesmoignastes un sainct zèle que semblable exercice se pratiquast dans toutte Festendûe de vostre diocèze. Nous, ayant conceu vostre désir pour un décret exprez, avons, sur ce, consulté Monsieur Tabbé du Yalricher, expérimenté en cette matière, qu'on nous a dict estre vostre grand vicaire en l'exemption de Cambremer. Et convenu avec luy que faisants souvent ensemble quelques reflexions tant sur l'importance de bien faire nos charges que sur la pratique uniforme des cerimonies de vostre église et parfaicte exécution de vos statuts synodaux. Ce seroit une voye seure pour la conduitte des âmes dont nous vous rendrons Dieu aydant compte a vostre restour extrêmement désiré. Mais Monseigneur nous avons conclud ne devoir entreprendre, ny pouvoir faire subsister ce petit exercice spirituel que soubs l'honneur de vostre protection et authorité a laquelle fm nosdicts sieurs de Valricher, Doyen et confrères -m'ont ordonné de présenter icy a vostre paternelle bonté nos très humbles respects avec très dévote supplication qu'en authorisant, sy vous plaist Monseigneur nos petittes entrevues, il vous plaise aussy les favoriser de vos sainctes bénédictions, dans l'espérance que le Ciel continuera les siennes sur vostre grandeur, ce seront les vœux continuels que nous offrirons en gênerai a Dieu dans nos sacrifices et en particulier,
« Monseigneur « le très humble et très obéissant serviteur et très fidelle curé de Baneville
« GUILLAUME DE LOUCELLES. »
Quoique Tévèque fût alors à Paris, sa réponse ne se fit pas attendre ; elle mérite d'être conservée :
« Monsieur
« C'est avec beaucoup de joye que vostre lettre m^apprend le désir que touts Messieurs les curez du doyené de Trouars ont de faire de temps en temps des conferances pour s'animer les uns les autres à travailler puissamment au salut des âmes qui leur sont commises. Pour moy je ne puis qu'aggreer un si bon dessein, et vous exciter, autant que je le puis, à l'exécuter avec toute la pureté d'intention qui est requise pour le succès d'une si bonne entreprise. L'exemple et les bons advis de Monsieur l'Abbé do Yalricher vous y porteront avec tout Tesprit du sacerdoce qu'il a si bien puisé dans la saincteté de sa conduite. Et je donne de très bon cœur mon consentement et ma bénédiction afin que toutes choses sa fassent dans l'union et dans la paix qui se trouve partout ou l'on ne cherche que la gloire de Dieu; et pour avoir la consolation d'apprendre de temps en temps les fruicts d'une si saincte assemblée je désire que mon doyen rural de Trouars y puisse assister avec l'honneur qui est deub a la charge qu'il exerce. C*est un de vos confrères, et partant il doit être animé d'un mesme zèle. Sa présence aussi bien que la mienne et celles de mes officiers dans le besoin n y faira pas moins esclatler votre soumission , qu'elle servira
pour publier la pratique de vos vertus. Je me reconv
mande a toutes vos prières, n'estant pas moins a tout le gênerai qu'a tous en particulier,
« Monsieur « Vostre très aff* serviteur
« François eveque de Bayeux. »
AParis40«avriH657.
Enqa«te Dftns llntervalle qui s'écoula entre la mort de M'' iiach.noeii«r ^^^^ ^j Tarrivée de U^ de Nesmond, le roi ayant
de Fnuwt. *'
entendu parler des réunions que formaient entre eux les ecclésiastiques du diocèse, le chancelier écrivit à Messieurs les vicaires*généraux pour s'en faire rendre compte. Le doyen de Cinglais, membre de la conférence de Barbery, fut chargé par eux d'en informer ses collègues. Aussitôt une députation , composée de l'abbé Georges, du curé de Banneville et du doyen de Cinglais, partit pour Bayeux , emportant avec elle les registres des conférences, leurs procès -verbaux et leurs règlements. Les vicaires capitulaires firent à la députation l'accueil le plus distingué, et convinrent avec elle que le directeur de chaque conférence enverrait tous les trois mois à l'évèché le compte-rendu de ses travaux, afin que le roi pût être éclairé sur les bonnes intentions des ecclésiastiques qui composaient ces assemblées. C'était, en effet, l'explication la plus propre à calmer les inquiétudes du pouvoir. On en 'jugera par les extraits suivants, que nous empruntons aux procès-verbaux de la conférence de Cuverville , pendant l'année 1 659 :
« Combien il importe à tous les ecclésiastiques de lire tous les jours quelque chose d'un livre spirituel .
— Combien il est importaDt aux pasteurs de bien savoir et entendre la conduite spirituelle de letirs peuples et de la bien pratiquer. — Combien il importe à tous les ecclésiastiques de mener une vie bien réglée, et d'avoir un directeur de conscience. — Les raisons qui obligent les ecclésiastiques d'éviter les cabarets, la chasse et le port des armes, etc. »
Jusqu'à l'avènement de M^ de Nesmond , quoique Direeuon soumises k l'autorité diocésaine, les conférences ecclé- **~ ""'*'"«
remÎM
siastiques en furent indépendantes par le fait , quant à réTèqoe. à leur discipline intérieure et à la direction de leurs travaux. Ici, les choses vont changer de face. Les travaux des conférences auront désormais un centre commun, une règle uniforme, et, ce qu'il y a de plus remarquable dans cette transformation, c'est que l'initiative en appartient au clergé.
La conférence de CuUy avait alors pour directeur Guillaume Marcel, professeur de rhétorique au collège de Rouen en 1640, principal de celui de Bayeux en 4664, et curé titulaire de Basly, où il se retira en 4676. Théologien, poète, orateur et excellent humaniste, an jugement de l'abbé Beziers, il fut chargé par ses confrères de remettre entre les mains du pontife la direction des conférences. L'exorde de son discours est un de ces pompeux éloges qui nous font sourire aujourd'hui, mais qui passaient à cette époque, d'après les traditions de l'école, pour un chef-d'œuvre d'adresse oratoire.
« On'il soit arrivé à d'autres , dit-il , de faire tort par leur présence à la réputation qui les avait devancés; pour vous. Monseigneur, on peut dire, au con-
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traire, de Yotre Grandeur ce que Pline a dit dun excellent homme dans une de ses épitres: Magna hœum fama prœce$serat, major invenlus est. Une grande estime de vous vous avait ici précédé ; vous l'avez passée de bien loin , et nous voyons avec transport que, quelque grand qu^elle vous fit, vous le soyez pourtant, en effet, incomparablement davantage. Oui, plus grand par cette belle et majestueuse présence qui inspire en même temps et le respect et Tamour; plus grand par cette force d esprit qui fournit tout à la fois avec tant de liberté à cent affaires différentes ; plus grand par cette éloquence et par cette facilité dont nous sommes étonnés de vous voir répondre sur-lechamp avec tant d'exactitude, aussi bien qu'avec tant de grâce, à chaque point en particulier des discours les plus concertés, des harangues les plus méditées; plus grand par cet air de piété que toutes vos actions et tous vos mouvements respirent ; plus grand par cet accueil gracieux, qui gagne et charme tout le monde; plus grand en zèle et en religion; plus grand en sagesse et en expérience ; plus grand en grandeur et en bonté de cœur ; plus grand , enfin , en toutes manières. »
La postérité a coutume de s'inscrire en faux contre ces sortes de panégyriques. Ici pourtant, il n'y a d'exagéré que l'emphase de l'orateur. Un écrivain, qui n'est pas suspect de flatterie , le duc de Saint-Simon , dit, en parlant de M^ de Nesmond: « C'était un de ces vrais saints qui attirent malgré eux une vénération qu'on ne peut leur refuser ; c'était un vrai pasteur, toujours résidant, toujours occupé du soin de son
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diocèse, de ses visites, de ses fonctions, jusque tout à la fin de sa Tie, et avec plus d'esprit et de sens que Dieu ne lui en avait donné pour tout le reste. C'était le meilleur et le plus doux des hommes, avec un air quelquefois grondeur, et le plus éloigné de toute voie de fait et d'autorité; sa mort fut le désespoir des pauvres et Tafiliction de tout son diocèse. » Il est également certain qu'il répondait sur-le-champ, avec facilité et même avec à-propos, aux harangues qui lui étaient adressées ; l'extrême simplicité de manières et de langage que lui reproche le duc de Saint-Simon, ne se faisait sentir que dans ses relations de société. Dans sa vie publique, il fut constamment à la hauteur de ses fonctions.
Après avoir épuisé toutes les formules oratoires qui peuvent servir de cadre à un compliment , l'ancien professeur aborde enfin le sujet des conférences ecclésiastiques, et nous y ramène. Il les représente comme une institution propre à faire rayonner jusqu'aux extrémités du diocèse les lumières qui jaillissent de la chaire épiscopale. « Nous venons. Monseigneur, nous présenter à Votre Grandeur comme les Septante à Moïse, pour être éclairés de vos lumières et remplis de votre esprit. Heureux si nous sommes trouvés dignes de cette communication, et si Votre Grandeur trouve en nos personnes de bons instruments de son zèle, et de fidèles coopérateurs à ses saintes intentions I »
Si l'on pouvait élever des doutes sur la nécessité des conférences ecclésiastiques, il suffirait de se rappeler que , malgré les dons précieux qu'il a reçus de la
nature et de la grâce, le prélat les a fréquentées au temps de ses études. Il faudrait être bien présomptueux , pour dédaigner , comme inutiles , des exercices auxquels il s*est astreint. Il y a déjà plus d'un an (1), les prêtres au nom desquels parle l'orateur, ont osé soumettre à leur évêque les petits travaux qu'ils rédigent à la suite des conférences, et celuici a bien voulu encourager leurs essais , avec des paroles capables d'animer la lâcheté et Tindévotion même. C'est ce qui leur a suggéré la pensée de lui demander davantage. Il ne suffit plus que l'évêque protège les conférences; il est à souhaiter « qu'il les dirige, qu'il en prescrive la forme, les sujets, les matières et toutes les circonstances. » Ses prêtres veulent apprendre de lui « a discerner sagement le spécieux, peut-être inutile, d'avec le nécessaire, d'avec le profitable, bien souvent plus sombre et moins éclatant. » — 4( J'avoue, continue l'orateur, que c'est là demander un peu beaucoup. Mais qui sait si, dans la bonté, la promptitude et la joie dont vous vous portez de vous-même à tout ce qui peut apporter quelque utilité à vos peuples, vous n'êtes point pour faire encore davantage , et si , après nous avoir donné les instructions nécessaires pour rendre nos conférences plus utiles et pUis fructueuses, nous ne serons point quelque jour heureusement surpris de la grâce que vous nous ferez de les honorer de votre présence? » Des vœux si sages et si convenablement exprimés ne
(1) Cetto harangue , qui fut prononcée le 30 mai , ne peut donc ravoir été avant Vannée 1664.
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pouvaient manquer d'être pris en considération. Àussii lisons-nous dans Hennajiit^que W de Nesmond se rendait quelquefois aux conférences» pour prendre part à la discussion, et résoudre les cas de conscience qui lui étaient soumis. Les questions que l'on y traitait, d'après un plan arrêté par lui, étaieat relatives à la piété, a la morale, à l'Écriture^^inte , à l'administration des paroisses * Pendant vingtrcinq ans, le programme en fut rédigé par l'abbé de Lauaey-Hue, et certes, personne n'était plus capable que cet homme éminent de consolider l'œuvre de l'abbé Georges. Un bulletin, imprimé à Bayeux en 1687, contient les questions suivantes :
« Combien les ecclésiastiques sont obligés de savoir la doctrine des sacrements? — Pourquoi Dieu a attaché aux sacrements la sanctification des hommes? — De quel sacrilège sont coupables les ecclésiastiques qui les confèrent en état de péché mortel? »
II y avait chaque année, à Lisieux, une assemblée Aatembues générale, dans laquelle les députés des conférences «*'**'*^discutaient les mesures les plus propres à favoriser leur extension, et à les maintenir pures de tout excès. Le 28 avril 1670, elles furent mises sous la protection de la sainte Vierge. Les motifs et le but de cette consécration sont exprimés dans une longue formule adressée à toutes les compagnies, et qui fut signée par chaque associé. Tous les ans, on renouvelait solennellement Vacte d'offrande, empreint des sentiments les plus affectueux envers la mère de Dieu. Dans l'assemblée de 1680, on décida que Ton aurait grand soin d'assister les confrères malados; qu'aux
fêtes de Tassociation, où il se trouvait des ecclésiastiques de différents diocèses, on se servirait du chant romain, conformément a ce qu'avaient prescrit les évêques protecteurs des conférences. Nous voyons aussi qu'avant d admettre les nouveaux candidats, on soumettait à une enquête préalable leur moralité et leur orthodoxie; on exigeait en particulier qu'ils n'eussent rien de commun avec « la damnable doctrine de Jansénius, comme ayant été condamnée par le saintHsiége apostolique et la Sorbonne de Paris. » Du reste , il n'était pas nécessaire , pour être admis i d'avoir reçu les saints ordres ; il suffisait de porter la tonsure et l'habit clérical.
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