‹ Histoire de diocèse de BayeuxChapitre 4 sur 112 · I. OPFICIALITE DE BAYEITI · texte numérisé non relu

I. OPFICIALITE DE BAYEITI

La ville et les faubourgs de Bayeux ont compté jusqu'à dix-sept paroisses.

De ce nombre, quatre seulement existent aujourd'hui. Ce sont: 4^ SaintrExupère, la plus ancienne de toutes, où furent inhumés nos premiers évèques; — 2° Saint-Patrice, qui a donné son nom à Tune des premières prébendes de la Cathédrale ; — S"" Saint- Loup, divisée autrefois en deux parties : Saint-Loup- Sur, dans le faubourg , et Saint-Loup-Hors , dans la campagne ; — i^ Saint-Laurent, qui a donné son nom à l'une des plus anciennes prébendes canoniales. L'église est construite sur un palais des Thermes, dont les ruines ont été explorées et décrites de nos jours par M. E. Lambert, conservateur de la bibliothèque de Bayeux.

Dix ont été supprimées à la suite de la révolution. Ce sont: 4'' Saint-André, dont l'église avait été abandonnée dès 4682, et démolie en 1754 , mais qui avait

Dojenné

de la chrétienté

de Bajeai.

Curef.

XVI U INTRODLCTIOiX.

conservé son titre paroissial, quoique roflice eut été transféré k Saint-Malo ; — 2** Saint-Jean , qui avait porté le nom de Saint-Symphorien jusqu'à Tépiscopat de M^' de Nesmond. C'était la plus considérable de la ville par le nombre de ses habitants ; — 3^ Sainte-Madeleine , située à quelques pas du grand pont. Elle dépendait delà prébende de Cambremer ; — 4.** Saint-Malo. Elle était le siège d'une confrérie en rhonneur de Saint-Eloi , à laquelle étaient attachés plusieurs chapelains ; — 5** Saint-Martin. Elle avait donné son nom à Tune des premières prébendes de la Cathédrale antérieures au xii* siècle ; — 6** Notre-Dame-de-la-Poterie, dans le faubourg Saint- Loup. Elle était en 1794 le siège du doyenné ; — 7° SaintrOuen-du*€hâteau , fondée dans le chit^au de Bayeux par Richard P', duc de Normandie , vers 950. Elle n'avait encore que le titre de diapelle , à l'époque où fut rédigé le livre Pelut ; — 8** Saint- Ouen-des-Faubourgs. Elle était située à l'une des extrémités de la ville, entre Saint-Patrice et le pont Isberl , détruit au xn • siècle ; — 9** Saint-Sauveur » dans la cité. Primitivement les offices de cette paroisse se faisaient dans la nef de la Cathédrale, à l'un des quatre petits autels construits sous l'ancien jubé. Plus tard on les transféra dans la cha-pelle Saint-Etienne, près de la Cathédrale, et enfin dans l'église Saint-Nicolas-des-Courtils , à laquelle était attaché un collège de huit chapelains ; — lO"" Saint-Vigor-le-Petit , autrement Saint-Vigoret , près du pont Notre-Dame, dans le voisinage de l'Hôtel- Dieu.

Enfin , trois des anciennes paroisses de Bayeux

INTRODUCTION. XIX

avaient disparu avant le xviii^ siècle. C'étaient: i* Saint-Georges, réunie à Saint-Exupère ; — 2* Saînt-Floxel , réunie à Saint-Jean , Tune et l'autre par M«' de Nesmond ; — 3*^ Notre-Dame-des-Fossés ou de la Capelette, ruinée en 4562, et réunie à Saint-Sauveur, dans l'église de Saint-^icoks-des- Courtils.

Quant au patronage , trois de ces églises appar^ tenaient à un seigneur laïc; c'étaient celles de: Saint-André , Notre-Dame-des-Fossés , et celle de Saint-Malo , fondée par les seigneurs d'Argouges.

Saînt-Ouen-des-Faubourgs et Saint-Ploxel reconnaissaient pour patrons , l'une , le prieur de Saint- Nicolas-de-Ia-Chesnaye , l'autre , le prieur de Saint- Vîgor-le-Grand.

La paroisse de Saint-Vigor-le-Petît fut successif veinent annexée au prieuré de Saint-Jean-rÉvangéliste et au séminaire.

Les autres paroisses dépendaient de l'évéque et du chapitre , soit pour la présentation , soit pour là collation.

Les chapelles de Bayeux étaient: <* Saint-Michel, chtpeiiw. sur la place du marché, abattue en 1737; — 2^Saint- Gratien , fondée en faveur des pauvres aveugles , et enclavée au xvii" siècle dans l'hôpital -général; — 3*^ Sainte-Marguerite, nommée plus tard Saint-Louis, dans la halle à blé , au faubourg Saint-Jean ; — 4** Saint-Yves, près de l'évèché, appelée aussi Saint. Vigor-de-Justice et Saint-Nicolas ; — 5® Sainte-Geneviève, dans l'église Saint-Patrice; — 6** Sainte- Luce , dans l'église Saint-Malo. Chacune de ces chapelles avait un revenu. Le titulaire était tenu d'ac-

XX INTRODUCTION

quitter au certain nombre de messes par semaine ou par mois , aux termes de la fondation, coiiégbie Les chapelains de Saint-Nicolas-^les-Ck)urtils de^ de ehapeiuat. yj^j^j^j |^yy origino à uQe confrérie fort ancienne ,

fondée dans cette église en Tbonneur de Saint- Nicolas. Us furent d*abord institué^ pour acquitter les fondations de la confrérie. Au xviii'' siècle, ils faisaient l'of&ce canonial; cependant leur église n'avait jamais été érigée en collégiale ; elle ne te-nait ce titre que de la coutume.

coi»M«Muté«. Quoique le prieuré de Saint-Vigor-le-Grand fît Pfï^uré P^^ÎQ du doyenné de Creully , Tabbé Beziers a cru

de seiai-vigor. dovoir lo rattachor à la ville de Bayeux. Vers 525 , Saint-Yigor , évêque de Bayeux, obtient du rot Chiidebert V la concession d'un domaine appelé le }iont''Phavnu$ , situé aux portes de la ville , où subsistait encore un reste d'établissement consacré à l'idolâtrie. Il y fonde un monastère et plusieurs églises, et loi impose le nom de VLont-Chrùmat. Ruiné par les Normands , le monastère est restauré par l'évèquè Odon au xi"^ siècle , et devient un prieuré de l'ordre de Saint-Benoit. Il embrassa la réforme de Saint-Haur en 1 658 , sous l'épiscopat de W Servien.

prienré La léproserio de Saint-Nicolas-de-la-Chesnaye

de Seinl-Nioolas- . * "^

dc-ia-Gbesoayo. était uu dos quatro hôpitaux fondés en Normandie par Guillaume-le-Conquérant. Elle était située dans le voisinage de Saint-Vigor , et desservie par des chanoines réguliers dé l'ordre de Saint-Augustin. Augasuns. Qu ignoro l'époque de la fondation des Augustins à Bayeux; on la suppose antérieure à celle des Cordeliers, parce qu'ils avaient le pas sur eux dans

INTRODUCTION

les cérémdnies publiques. Leur maison était située entre la rue des Bouchers et la rue de la Bretagne.

Les Cordeliers ou Frères-^Hineurs s'établirent à conieiiers. BayeuK en 1 220 , sur la paroisse Saint-Jean ^ et furent transférés deux ans plus tard dans le faubourg Saint-Loup , où ils bâtirent une église , dédiée en 4265. Ils adoptèrent Fétroite observanee sn 4506.

Les Capucins durent leur établissement à Antoine c«p«eiot. Descrametot) grand-chantre de la Cathédrale, qui leur donna un terrain situé devant sa maison > au faubourg Saint-Georges. La fondation est du 14 juillet 1615.

Les TempUers , les Sachets et les BQlettes avaient , eu aussi des couvents à Bayeux. Celui des Tem*pliers était situé dans la rue Saint-Malo ; celui des Sachets ou Frères de la Pénitence fut donné aux Augustins, et celui des Billettes, aux Ursulines.

Nous discuterons ailleurs Torigine de THôtel- Pneoré Dieu , attribuée par les uns à 6uillaume4e-Conquè- s«iDt^can. rant , par les autres k Robert des Abléges. Nous i^''»^*'parlerons longueinent des vicissitudes qu'il a traversées. Depuis le xiii^ siècle jusqu'en 1644, il fut administré , au temporel et au spirituel , par des ^^ric^^l* chanoines réguliers de Saint-Augustin ; leur prieu^ ré était dédié à Saint^ean-rÉvangéliste. Sous l'épiscopat de M^ d*Angennes , M"' de la Hunaudière établit à THôtel-Dieu des Sœurs de la miséricorde ; mais les religieux conservèrent jusqu'en 1676 l'administration spirituelle. A cette époque, ils fuirent remplacés par les directeurs du séminaire, que M^' de Nesmond substitua au prieuré. En 1682, la direction du séminaire fut confiée aux Lazaristes.

Séminaire. I o

Ureulinct.

BëoédicUiiM.

XXII INTRODUCTION

Hôpiui-génénu L*hôpital- général des pauvres valides « fondé en 4667, fat d'abord desservi par des dames charitables. M^ de Luynes y appela les Sœars de Saint- Vincent de Paul , au commencement de son épiscopat.

Françoise de Harcourt , fille de Guy , baron de Beuvron, fonda les Ursulines de Bayeux en 1623. Le premier établissement eut lieu dans la rue Jourdan , appelée depuis cette époque rue des Ursulines. En 4661 1 elles furent transférées au faubourg Saint-Patrice , dans l'ancien couvent des Billettes. Elles s'y consacrèrent à l'éducation des filles.

Les Bénédictines furent établies en 4646, dans la paroisse de la Poterie , par Robert Le Valois et Madeleine de Boivin , son épouse. Madeleine Le Valois , fille du fondateur , religieuse professe de l'abbaye de Sainte-Trinité de Caen , fut , à Bayeux , la première supérieure de son ordre , érigé pour des Bénédictines mitigées. Elles embrassèrent en 1701 l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement.

Marguerite Morin et Marie du Bosq , après avoir tenté de s'établir à Caen , aux Petits-Renfermés , vinrent se fixer à Bayeux en 1632. Elles s'engagèrent à élever et à nourrir gratuitement huit petites filles, au choix des magistrats municipaux, et, à mesure que le nombre des religieuses augmenterait, à distraire une partie de leur dot pour augmenter proportionnellement le nombre des pensions. Cette communauté fut le berceau des religieuses de la Charité ; elle était située dans le faubourg Saint-Patrice, en face du marché. On y admettait aussi les jeunes filles de la religion prétendue réformée qui dé-

Rpligieura de la Charilu.

de la Proridenoe.

de l« Doclrine clireClCDiie*

INTRODUCTION. XXÏII

siraient abjurer contra le voeu de leurs familles.

U y avait , à Bayeux , deux manufactures de den- saon telles dirigées par les Sœurs de la Providence. L'une , située dans la paroisse de Saint-Exupère , sur remplacement de Téglise Saint-Georges , avait été ajoutée à Técole primaire que Fabbé Baucher, chanoine de la Cathédrale « y fonda vers la fin du xvu^ siècle. L'autre manufacture fut établie en 1747 au faubourg Saintr-Loup, près de Notre-Dame* de-la-Poterie , par Tabbé Suhard, trésorier de la Cathédrale et vicaire-géoéral du diocèse.

Les Frères de la Doctrine chrétienne furent établis F^ret en 1788, dans la paroisse Saint-Laurent, par M^' de Cheyins; ils dirigeaient « comme aujourd'hui» une école gratuite pour les garçons.

Pour comprendre la statistique des doyennés suusiiqoe ruraux, il faut savoir qu'une même paroisse pouvait ^"^

. * , * *^ dojeaaés runoi.

être divisée en deux portions , ayant chacune un curé et un patron présentateur ; quelquefois , les deux portions « après avoir été distinctes, se trouvaient réwiieÈ. Il ne faut pas étendre le nom de prieurè-cure à toutes les paroisses sur lesquelles un monastère avait droit de patronage ; il doit être restreint aux cures rigulière$, c'est-à-dire, à celles qui étaient desservies par un religieux. L'usage de desservir ainsi des paroisses se conserva jusqu'à la fin, chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin et dans l'ordre de Prémontré ; d'abord , il avait été commun à toutes les institutions monacales. Sauf quelques excitions, les monastères et autres con*grégations qui faisaient desservir leurs cures par des

INTRODUCTION

Caret.

prêtres séculiers, se réservaient la dîme; en ce cas, le desservant recevait une rétribution fixe , appelée portion congrue.

Nous aurons aussi à distinguer les abbayes et prieurés conventuels des prieurés simples. Les prieurés conventuels formaient, comme les abbayes, une communauté. Les prieurés simples ne suppo* saient pas la conventualité actuelle. Ils pouvaient être possédés par des réguliers ou des séculiers, et même par des clercs à simple tonsure. Un certain nombre de prieurés conventuels avaient fini par tomber en commende, et devenir prieurés simples. Doyenné Agy, St-Amator, Arganchy, Argouges-sous-Mosles, decampigny. BarbcvîUe , Blay (prieuré-cure), le Breuil (prieurécure), Campigny (deux portions), Gommes, Gottun (prieuré-cure), Grouay, Cussy, Étreham , Gueron , Hérils, Sainle-Honorine-des-Pertes, Huppain, Littry, Maisons, le Molay, Mosles, Monoeaux, Neuville-sur- Port, Noron, Port, Ranchy, Rubercy, Russy, Saon (prieuré-cure), Saonnet, Subies, Sully, Tessy, Tour, le Tronquay, Vaucelles, Villiers-sur-Port.

Sainte- Anne, à Tour; Houtteville, à Tessy; Notre- Dame , à Maisons ; Sainte-Madeleine , à Vaucelles ; Saint-Manvieu , a Vaucelles.

Prieurés timpiof. Priouré de Saint-Léonard , situé dans la paroisse d'Agy ; il dépendait du prieuré de Saint-Vigor.

Prieuré d* Arganchy, sous Tinvocation de sainte Marie-Madeleine ; il dépendait de Tabbaye de Lessay.

Airel, la Barre-Semilly, Baynes, Bernesq(deux portions), Saint-Martin-de-Blâgny, Notre-Dame-de- Blâgny, Bricqueville , Gartigny, Gastilly, Gerisy, Saint-Glair, Glouay, Golombières , Couvains, Épi-

Chapellit.

Doyenné de CouTiint.

Cures.

INTRODUCTION. XXV

nay-Tesson , la Folie , la Haye-Picquenot , Isigny , LisoQ, la Luzerne, Mestry (prieuré-cure), Saint- Marcouf, la Meauffe, Monfré ville, Moon (trois portions], Neuilly-rÉvêque , les Oubeaux, Rampan, Rieu, Tournières, Yilliersr-Fossard, Youilly.

Sainl-André , à Couvains ; Sainte-Anne-de-Fon- cbapeiict. taine , à Isigny ;. Sainl-Célerin ; Hiégatte ; Saint-Hubert, à Epinay-Tesson ; laQuièze, àBlâgny; Sainte- Trinité , à la Luzerne ; Sainte-Marguerite , à Carti- *" gny; prestimonie de la Folie.

On appelait prestimonie la desserte des chapelles sans titre ni collation , comme il s*en trouvait dans un grand nombre de châteaux.

L'abbaye de Cerisy , fondée en 1 030 par le duc co»nini«iités. de Normandie , Robert P', sur les ruines d'un an- ^ cien établissement attribué à saint Vigor et détruit ^^^^ * *'' par les Normands. — Ordre de Saint-Benoît; taxe en cour de Rome, 1,600 florins; revenu, 16,000 ^vres.

Amblie-Pierrepont (deux portions), Argouges- ^i^nné sur-Aure, Arromanches, Asnelles, Banville, Bazen- • ^ '■ ville (deux portions), Brécy, Colombiers- sur- cores. SeuUes, Crépon, CreuUy, Sainte -Croix -sur-Mer, Esquay, Fontenailles, Fresney-le-Crotteur, Fresneysur-Mer, Saint-Gabriel, Saint-Germain-de-4a-Lieue, Graye (prieuré-cure), Lantheuil, Longues, Magny, le Manoir, Manvieux, Marigny, Saint-Martindes-£ntrées , Meuvaines et Maronnes , Ryes (deux portions )t Sommervieu (deux portions réunies), Saint-Sulpice, Tierce ville, Tracy-sur-Mer, Vaux-sur- Aure, Vaux-sur-Seulles , Ver, Vienne, Saint-Vigorle-Grand, VilIiers-le-Sec.

XXVI INTRODUCTION

chapejici. . Château de Creuliy; CreuUet; Saint-Eust^iche ; Fumichon, à Vaux; Saint-Jacques , à Saint-Vigor; Sainte-Suzanne, à Saint-Vigor; Saint-Jacques-<le- Bussy, à Saint-Germain, commiiiiaiitét. L'abbaye de Notre-Dame de Longues fut fondée ~ en 1 1 68 par Hugues Vac ou Wac, appelé aussi Vuat de unJL. dans l'ouvrage du P. Dumonstier. Le fondateur appartenait à une famille aussi illustre en Angle- 'terre qu'en Normandie, et qui dota plusieurs établissements religieux dans l'un et l'autre pays. Beaudoin, fils de Hugues, confirma et étendit la donation de son père en faveur de Tabbaye de Longues. — Ordre de Saint-Benoit; taxe en cour de Rome, 200 florins; revenu, 3,000 livres. — Cette abbaye avait été réunie au séminaire de Bayeux, avant 1789.

Prieurés simpiM. Le prlcuré de Saint-Gabriel, situé sur le bord de la SeuUes, avait été fondé au xr siècle (1049-1066) par Richard, fils de Tursting, seigneur de Creuliy, qui avait un frère moine à Fécamp. Le nouveau prieuré releva de cette abbaye. — Ordre de Saint- Benoît. — Plus tard il devint un bénéfice simple; en 1674 , il fut réuni au prieuré de Saint-Vigor-le- Grand .

Le prieuré de Pierre-Soleil ou Pieire-Solain , situé au Manoir, appartenait à la congrégation de Cluny.— Ordre de Saint-Benoit.

Doyenné AiTy, Audrieu (deux portions), Bemièresr-Bocage, deFontenaj. BretteviUe-sur-Bordcl , Brouay, Bucels, Carcagny, *'^"* Chouain, Condé-sur-SeuUes , Couvert, Christot, curet. Sainte-Marguerite-de-Ducy (deux portions], Epineysur-Odon , Saint-Aubin-de-Fonténay , Saint-Martin-

INTRODUCTION. XXVI ï

de-Fonlenay, Grainville, Holtot (deux portions), Juvigny, Lingôvres, le Locheur, Longraye, Loucelies^ le Mesnil-Patry, Hissy, Mondrainvilie, MonU, Mouen, Noyers (prieuré-cure), Orbois, Parfourusur-Odon, Tessel, Tilly, Tournay, Tourville, Saint- Vaast, Vendes.

Chouain; Hottot; Saint-Marc, dans Saint-Martin- chapciiM. de-Fontenay; Notre-Dame-du-Val, à Tiiiy (cinq portions, réduites à deux en 1742). Cette chapelle fut érigée en église paroissiale par M** de Rochechouart, en 4774; Ragny, sur la paroisse de Tournay. Elle était dédiée à sainte Barbe ; Saint-Raven et Saintn Rasiphe, k Saint-Vaa.st.

L'auteur du Neustria Pia fixe k Tan 4200 la communâoié.. fondation de l'abbaye de Cordillon ; Richard-Cœur- ^^^^^^ de-Lion en aurait été le fondatenr. Il parait certain, <»« coninioo. au contraire, qu'elle doit son existence k Guillaume de Soliers, seigneur de Lingèvres (xiir siècle). Le monastère était situé dans la paroisse de Lingèvres, et dédié k saint Laurent, martyr. — Ordre de Saint- Benoit; taxe en cour de Rome, 24 florins; revenu, 10,000 livres.

Prieuré de Notre-Dame-de-BeroUes, situé dans la Pncarét tîmiiiet. paroisse de Longraye; il dépendait de l'abbaye de Longues.

Prieuré d'Audrieu, situé dans l'église paroissiale d'Andrieu ; il dépendait de l'abbaye de Sainte-Trinité*de-Yendôme.

Prieuré de Fontenay, fondé en 4207 par Juhel de Mayenne, qui le donna k l'abbaye de Fontaine- Daniel , diocèse du Mans. Il était dédié k saint Denis.

INTRODUCTION'

Doj-eané de Thorigny,

Cures.

Chapcllei.

CoMmoiMiitét.

Balieroj, la Bazoque, Bérigny, Beurrigny» Biéville, Brictouville , Bores, Cahagoolles, CastiUon (deux portions réanies), Gaumontt la Ghapelle^u- Fest, la Chapelle-Heuzebroc, Goodé-sar-Vire (trois portions), Cormolain, Domjean, Sainte-Honorine* de-Ducy, Foulognes, Fourneaux, Saint-Georges* d'Elle, Saint-Germain -d*EUe (prieuré-cure), Giéville, Guilberville (prieuré *eure), Saint ^Jean-des- Baisants, Lamberville , la Lande-sur-Dromme , Litteau, Saint- Louet-sur- Vire, Saint-Martin -le- Vieux, Montaigu, Montfiquet, Hontrabot, ParfoururÉclin, le Perron, Placy, Pleinesœuvres, Planquery (prieuré- cure), Précorbin (prieuré- cure), Saint- Quentîn-d'EUe , le Quesnay-Guesncn , Rouxeville, Sallen, Sainte -Suzanne, Notre-Dame de Thorigny, Saint-Amand de Thorigny, Saint-Laurent (succursale de Saint-Amand), Saint- Sympfaorien , Trungy (prieuré- cure), Vaubadon, la Vacquerie (deux portions), le Vernay, Vidouville.

Bois-d*Elle ; Sainte-Anne de la Bigne ; ia Ferrière- Sillans, à Caumont; la Malherbière; la Vignaye.

Outre ses deux églises paroissiales, le bourg de Thorigny possédait trois établissements religieux : 1 "* une abbaye fondée en 1 307 par Robert Le Fèvre, chanoine de Bayeux, aumônier et médecin de Phiiippe-le-Bel. Il y avait eu, dès Tan 1435, un premier établissement ébauché à la Boulaye par Robert de Saint-Remi, lequel y fit venir des moines de Tabbaye d'Aunay.— Ordre de Citeaux; taxe en cour de Rome, 130 florins; revenu, 3,500 livres;— a^ un prieuré, à la nomination royale, de religieux ses du même ordre, appelées Bernardines. Elles

INTBODUCTIQN. XXIX

forent autorisées eo 1631 par W d^Afigenoes, du eonseotement de l'abbé de Tborigny; — 3^ un Hôtel- Dieu, avec le litre de prieuré t foodé en 1 221 *

Le prieuré de Meenil-HaBiel ou 8aint*Gourgonpricurt^»inpios. passait pour avoir été fondé par Bobert-le-Magni* fique, duc de Normandie. Le territoire où il était situé, fait Diainteikant partie de la commune de Salnt-PaukUi-VorBay. Il appartenait à Tabbaye de Saint-Étienne de Qaeo.

Le prieoré de Pont-Youf et non Ponthiou. comme Harmant Ta }éerit par corruptîo9. Il était dédié à Kotre*Dame, et siitué sur la paroisse de Vidou ville; il relevait de Tabbaye de Longues»— Ordre de Saint- Benoit,

Aignerville, Asnières, Caeneby, la Gambe (prieu- n^ri^nné réHîure), CardonviUe, Cbef-du-Pont en Cotentin, ^'^^'^'^ Saint-dément, CoUeviUe, Cricqueville, Deu?:* Exemption Jumeaux, Écrameville, Englesqueville (deux por- ^•^"jp "•*"'lions), Engranville, Fontenay-sur-lie^Vey, Formigny, Geffosses, SatuA-Germain-du-P^ , Grandfiamp, Houtleville, SaintrLaurent-sur-Mer, Létanville, Lieu- Saint en Cotentin 3 L(mgueviUe, Louvières (trois portions), Maisy, Handeville, Siainte-M^re-Eglise en Cotentin, Neuville en Cotentin, Osmanville, Saint*Pierre-du-Hont, Surrain, Trévières, Véret, Vierville en Cotentin, YierviUe-sur-Her.

Saint-Lubin, à Saint-Germain-du-Pert; Grosville, chapeiic». à En^esqueville ; Saint-Éloi, à Maisy; Saint-Louis, à Formigny (deux portions).

Le prieuré de Deux-Jumeaux. Ce fut primitive^ Pneorét «mpies. ment un prieuré conventuel ; on lui a même donné le nom d*abbaye. 11 était situé près de la chapelle

INTRODLCTION.

de Villers.

Cures.

Chapelles.

ComaiuMulés.

de Formigny. On en attribue l'origine [550] à deux enfants jumeaux morts sans baptême » et rappelés k la vie par un saint personnage nommé Martin « qui fonda le monastère ou les deux frères jumeaux se firent ensuite religieux. Il fut secondé dans cette entreprise par saint É^touI, alors riche et puissant seigneur du Bessin, plus tard fondateur d*un autre monastère au diocèse de Lisieux. Au XVI'' siècle, c'était l'abbaye de Cerisy qui fournissait des religieux au prieuré de Deux-Jumeaux. Le prieuré, ayant été ravagé par les Calvinistes, devint un bénéfice simple. Au xvii* siècle, il y avait un chapelain faisant l'office de prieur, qui resta distinct de l'office paroissial ; le prieuré passa de l'abbaye de Cerisy à la congrégation de Saint-Maur.

Amayé-sur-SeuUes , Anctoville (deux portions], Saint-Martin-des-Besaces , Saint-Ouen-des-Besaces , la Bigne, Cafaagnes (prieuré -cure], Campeaux, Coulvain, Dampierre, la Ferrière-au-Doyen, la Ferrière-Harang , Feuguerolles , Fresnes, Saint-Germain-d'Ectot, Saint- Georges -d'Aunay (deux portions], Saint-Jean-des-Essartiers , Jurques, Livry, les Loges, Longvîllers, Saint-Louet-sur-SeuUes , Maisoncelles-Pellevé , Haloué, Montbertrand, Septvents, Sermentot, Torteval, Tracy-Bocage , Saint- Germain de Villers, Saint-Martin de Yillers, Yilly (deux portions).

Anctoville ; Courcelles, à Aunay; le Fresne; Saint- Jacques et Saint-Romphaire, à Villers ; Notre-Dame* de-Liesse, à Aunay.

Jeanne Bacon, dame du Molay et de Yillers-Bocage, avait fondé en 1366 le prieuré hospitalier de

INTRODUCTION. XXXI

Sainte -Elisabeth, dans un grand manoir qu'elle ''"ear^ avait acquis de Perrin Castel m en sa bonne yille de ^' "^"^ Yillers )^, sur la paroisse de Saint-Germain. Elle le dota de deux cents livres de rentes. Les intentions de la fondatrice ne furent pas remplies exactement: les prieurs cessèrent de résider; l'hospitalité fut négligée. Enfin, en 4643, W d*Angennes, ayant obtenu la résignation du prieur, donna ce bénéfice à H'"'' Anne d*Averton de Belin, religieuse de l'abbaye de Yignats. Elle y fut installée avec trois autres religieuses, à charge de fonder un monastère de Bénédictines qui desservirait l'hospice. Morin d*Éca}eul, seigneur de Yillers, consentit à la substilotion, en se réservant, pour lui et ses successeurs, le droit de sépulture dans le chœur du prieuré,* et celui de nommer à perpétuité une religieuse qui serait reçue sans dot. Sous l'épiscopat de W de Nesmond, les chevaliers de Saint-Lazare entreprennent de réunir le prieuré à leur ordre. Ils sont déboutés de leurs prétentions par sentence de la chambre royale du 22 mai 1681. Le seigneur et la prieure de Yillers soutinrent, contre W de Luynes et M«' de Rochechouart , un procès dont nous parlerons en son lieu, et qui finit par une transaction, sous M^*^ de Cheylus.

Le prieuré de Saint-Jacques-de-l'Hermitage, situé prieuat simplet, dans la paroisse de la Besace, dépendait de l'ordre de Prémontré; la collation appartenait à Tévèque.

Le prieuré de Saint-4ermain*d'Ectot était un bénéfice à simple tonsure, conféré de plein droit par Tévêque.

Le prieuré de Seplvenls, dédié à saint Laurent,

INTRODUCTION

Doyenné de Vire.

Cures.

martyr, était sons le patronage de Fabbé de Saint- Etienne, et à la collation de Tévèque de Bayeux.

Ardais, Beaulieu, Bény, Bernières-le-Patry (deux portions réunies), Brémoy, Burcy (deux portions, dont la première , prieuré - cure ) , Campandré , Carville (deux portions, dont la première, prieurécure), CauviUe, la CfaapeNe-EDgerbold, ChénedoUé, Glécy, Saint-Gennaifi'd^-€rioult {deux portions), Guley-le-fatry, Damvou , le Désert , Estry, la Ferrière-DuTal, la Graverie, Sâfrnt-Jean-le-Manc, Lassy, Saint* Lambert , Lénault, Msdsoncelles-la- Joordan ( prieuré -ciire), Saml-Denis-de-liaisoncelles, Mesnil-Auzouf, les Maizerets (prieuré-eure), Moncy, Uontamy, Montchamps (deux portions), Hoatcbauvet , Neuville , Ondefontaine , Périgny, Pierres, le Plessis-Grimoult (prieuré-cure). Pontécoulant, Prèles, le Reculé, Roucamp, la Roque, Roullours (prieoré-cnre), Ruily, Tarentaine, le Theil, le Tourneur, Truttemer (prieuré-cure), Vassy (trois portions), Vaudry, la Vieille, Yieissoix, la Yillette, Notre-Dame de Vire.

4 • Léglise de Saiat-Tbomas, la plus ancienne de la ville, fut jusqu'au xiif* siècle Téglise paroissiale la Tiiie de Vire, do Vire; elle devint alors la succursale de Notre- Dame, et Ton continua d*y célébrer chaque dimanche le saîot sacrifice. Cette égtise, située dans le faubourg, sur une éminence, a été restaurée et rendue au culte en 1848, après avoir subi tour à tour les outrages du protestantisme et ceux de la révolution. Elle n*est affectée à aucune destination spéciale; on y célèbre, le lundi de chaque semaine, une masse de fondation récente.

Êgine»

et cfaapellee

de

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