LXXVIII INTRODUCTION
pèlerinage de Saint-Siméon, à Saiale-HonorineKles- Pertes (doyenné de Carapigny), et de Saint-Or taire, à Étavaux , paroisse supprimée du doyenné de Vaucelles. Nous retrouverons ces deux chapelles dans la statistique des édifices religieux où le culte est présentement autorisé.
J'en dis autant de Sainte-Barbe , fondée à Littry, vers la fin du xviii*' siècle, en faveur des ouvriers employés à l'exploitation de la houille. prieui^sH»i«f. La nomenclature des prieurés -cures que j'ai donnée plus haut, est empruntée a un état des bénéfices du diocèse , imprimé à Bayeux , peu de temps avant la révolution; elle est plus étendue que beaucoup d'autres, et conforme au pouillé de la bibliothèque de Caen. Cependant on serait tenté de la croire incomplète, si l'on prenait la tradition pour guide. Il est un certain nombre de cures que Ton désigne communément sous le nom de prieurés, et auxquelles cette désignation ne saurait convenir, d'après la distinction établie à la page xxiii. Ainsi je n'ai compris , dans les prieurés-cures , ni la paroisse de Valmeray, ni celle de Neuville , quoique j'y fusse autorisé par la tradition locale. Il est vrai que l'abbaye de Fontenay nommait à la cure de Valmeray , et l'abbaye de la Couture du Mans , à la cure de Neuville ; mais ces deux paroisses étaient desservies par un curé séculier : elles ne devaient donc pas figurer parmi les cures régulières. Sur trois bénéfices-cures que possédaient les chanoines de l'Hôtel-Dieu de Caen, deux étaient réguliers (Clinchamps et Venoix); l'autre (Basly), était séculier.
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Il est une autre erreur qui consiste k regarder tous les prieurés-cures conune des chapelles domestiques, construites par un monastère sur ses propres domaines, pour Tusage des religieux qui cultivaient les champs. Des habitations s*étant agglomérées autour de ces chapelles, elles seraient passées à Tétat de paroisses, sans on porter le nom. Telle a pu être rorigine d'un certain nombre de prieurés-cures ; mais on aurait tort de se persuader qn*il en fut toujours ainsi. Le prieuré de Roullours fut fondé au xii'' siècle par Richard de RouUours, sous Tépiscopat de Richard II , évèque de Rayeux, et donné par le fondateur au monastère du Plessis-GrimouU. C'était encore a la même famille que le prieuré du Plessis devait la cure de Truttemer-le-Grand ; celle de Tnillemer-le-*etit lui venait de Philippe de Cahaignes. On a pu remarquer que le cam pouillé en fait une seule et même cure, quoiqu'elle jeuxi"gi«.»«. eût deux églises et deux desservants. Truttemerle-Petit était desservi par un prêtre séculier, que présentait le prieur-curé de Truttemer-le-Grand. De même les deux paroisses de Bretteville et de Putot, réunies en une même cure, étaient distinctes par le fait, pour le spirituel comme pour le temporel. Toffice paroissial était célébré dans les deux églises à la même heure ; le curé faisait sa résidence à Putot.
Au contraire, dans les cures à deux portions, la curo même population était soumise à la juridiction col- dcui At lective de deux curés. Les titulaires exerçaient alternativement Tautorité pastorale pendant une semaine. Quelquefois aussi, i4 Pierrefille, par
juns.
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exemple , ils alternaieDt pour la ditne ; c'est-à-dire que la première et la seconde portion allaient et venaient de l'un à Tautre.
Cures Les cures qui formaient, avec le prieuré de Saint-
deFécaoïp. Gabriel, ce qu'on appelait alors l'exemption de Fécamp, ont été nommées dans chacun des doyennés auxquels elles appartenaient. Elles étaient au nombre de six, savoir: dans le doyenné de Troarn, Saint-Jean et Saint-Patrice d'Argences, Sainte-Paix près Caen, Mondeville, Mesnil-Frémentel ; dans le doyenné de Creully, la cure de Saint-Gabriel.
tgu>es L'église Saint-Patrice, dont il ne reste plus que le d Argvnws. ^j^^^jj. gj jj^ ^^f^ ^j^j^ j^^ prittcipalo du bourg d'Argences. Elle fut donnée à Fécamp avec la baronnie, par le duc Richard I*^ Un peu plus tard, les religieux bâtirent le long de la rivière une chapelle dédiée à saint Jean, et un petit monastère, dans l'encios duquel étaient renfermés , conformément à la règle de Saint-Benoit, un jardin, un moulin et une boulangerie. Cette obédience fut habitée par les moines de Fécamp jusqu'en 1440. Alors, en vertu d'un arrêt du conseil privé , l'abbé rappela ses religieux, et fit desservir la chapelle, qui avait déjà le titre de cure, par un prêtre séculier, dont il payait les honoraires. L'église Saint-Jean, qui sert aujourd'hui d'église paroissiale, fut restaurée de fond en comble en 1738, aux frais de l'abbaye. iio„Hcc Un pouillé de ?iormandie, de 1648, fait mention d^Igon'c^s. ^^ l'hôpital d'Argences, et le pouillé de Rouen, imprimé en 1738, y place un hôpital et une ladrerie. Outre la chapelle Saint-Gilles-du-Vivier, soumise à la taxe, les religieux de Fécamp, dans un aveu
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rendu au roi , eu 1 675 , déclarent posséder , à Argences, les chapelles de Sainte - Catherine , de SaÎDt-Maur et de Toussaint. Il est probable que celles-ci étaient les mêmes que celles des lépreux et de l'hôpital.
Au-dessous des baronnies épiscopales, des riches Bénéant diTcn prébendes, des dignités capitulaires ; à côté des splendides abbayes, des prieurés, des cures et des chapelles , on trouve , dans le dénombrement des bénéfices, d'autres fondations plus modestes, mais qui avaient aussi leur importance :
La préceptorerie de Bérigny; les écoles de Guilberville, de Saint-Louet-sur-Vire , au doyenné de Thôrigny; celles de Neuville, de Chef-du-Pont , au doyenné de Trévières ; d'Anctoville et de Tracy-Bocage, au doyenné de Villers; la custodie de Cheux, au doyenné de Maltot; certains offices claustraux, notamment l'office d'infirmier et de salinier, à l'abbaye de Troarn. On sait que cette abbaye possédait plusieurs salines à Yaraville et à Sallenelles.
Viennent ensuite les obits, ou offices funèbres, que Ton célébrait tous les ans, à jour fixe , pour un individu ou une famille. II y avait, dans un grand nombre de paroisses rurales, et dans presque toutes les cures de la ville, des prêtres obitiers, chargés d'acquitter ces fondations, et qui en partageaient le revenu. La messe était toujours comprise dans la célébration d'un obit.
D'autres fondations liturgiques avaient pour objet tantôt une procession, une station dans quelque chapelle, église ou cimetière ; tantôt certaines prières ajoutées à l'office public, à l'intention du fondateur;
Obits.
Fondations liturgiques.