‹ Histoire de diocèse de BayeuxChapitre 84 sur 112 · LVI. — PAGE · texte numérisé non relu

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RévooaiîoB de l'édit de Raotct. .

Voici ce que dit M. Dupin de la révocation de l'édit de Nantes, dans son éloge de Malesherbes :

« La* révocation de l'édit de Nantes, si l'on s'était borné à retrancher de cet édit les dispositions politiques qui plaçaient les Protestants en face du gouvernement, comme une sorte de puissance rivale avec laquelle il fallait traiter, n'aurait pu être blâmée par aucun esprit raisonnable , ami du pouvoir et de la vraie liberté. Il suffit, pour en être convaincu , de relire cet édit, et de se demander ensuite si un gouvernement bien

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réglé, ayant le sentiment de sa nationalité, de sa grandeur, pouvait laisser subsister indéfiniment des stipulations qui le tenaient en état permanent de capitulation. De ce nombre étaient les dispositions qui accordaient aux Protestants des places dites de sûreté, qui leur permettaient de tenir des assemblées politiques, de lever entre eux des contributions, d'avoir de» juges spéciaux, et qui les constituaient en manière de république au sein de la monarchie.

« On pouvait donc abroger ces stipulations ; on le devait même , afin qu'une secte dans l'Église ne fût plus un parti dans l'État. Mais, en resaisissant ainsi l'intégralité du pouvoir politique , il fallait laisser aux français protestants , comme aux autres citoyens, la liberté de leurs croyances, le libre exercice de leur culte, et la jouissance commune de leurs droits naturels, civils et politiques. »

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