‹ Histoire de diocèse de BayeuxChapitre 90 sur 112 · LXIV. - PAGE · texte numérisé non relu

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CSalTiJre de ¥ir«.

En 1696, les Capucins fireat à Vire une mission qui dura les mois de juin et de juillet. Parmi eux se troUTaient les plus habiles prédicateurs des couYents de la Normandie; leur nombre s^élevait à trente. L'église du couvent recevait chaque jour presque tous les habitants de la ville: à trois heures, ceux qui pouvaient disposer de leur temps; le soir, les ouvriers. Le dernier jour de la mission, le P. Esprit, gardien, demanda qu'un monument fût élevé pour en conserver la mémoire, et indiqua comme très-^xmveiiabie la construction d'un calvaire sur la place da Château* Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme. Le lendemain, la population entière, hommes, Ismmes, enfants, se mit à rœnvre pour préparer le terrain. Deux jours après, le chef de la mission posait la première pierre du calvaire: les matériaux arrivàieiil de toute part ; chacun travaillait à les préparer, à les charrier. Les PP^ Capucins montraient l'exemple, et, comme la chaleur était grande les dames de la ville apportaient du cidre aux travailleurs. Au bout de quarante jours, un des plus beaux calvaires du royaume s'élevait au pied du donjon ; les dépen* ses furent évaluées à plus de deux mille livres , aon compris les statues, les autels, les ornements et les croix.

IHiur enceindre le calvaire, les Capucins firent éleirer deux murs parallèles de deux mètres de hauteur, partant de ceux du doigon, au levant et au couchant, et s avançant à trente

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inèires environ sur la place* Ils «taîent réunis par une magnifique grille en bois de chêne qui s'oaivrait sqr un parterre. I^ calvaire était formé de quatre terrasses superposées. Deux escaliers conduisaient sur la premiiêre, trois sur la seconde, deux sur la troisième et un sur la quatrième. Sur les côtés de ces escaliers et entr'enx , éftaîent, dans six niches voûtées, des groupes de statues figurant des scènes de la Passion. La quatrième terrasse ou plate-forme comprenant tout Tespace entre les murs du donjon, était garnie de statues sur leurs piédestaux et d'arbustes ; à Textrémilé , était une chapelle en forme de grotte, adossée au mur du midi, couverte d'une voûte en pierres et renfermant un autel. Au-dessus de cette voûte terminée en gradins, s'élevait une immense croix d'un beau travail. Le 9 novembre 179B, le calvaire fut détruit par les soldats de la Montagne.

Nous avons extrait ces détails du Précis historique sur l'Ordre des Capucins de Vire, par F. C.

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