CHAPITRE XI
alors de nature à provoquer des objections -d'une portée immense.
Ht d'abord, il y avait quelque cbose de bizarre à déclarer le capital de la dette publique irremboursable, lorsque pour en réduire l'intérêt par des conversions successives. on était obligé des'appuyer sur le droit de remboursement . Et puis, l'on pouvait dire à M. Laflitte :
La perpétuité delà dette entraîne la perpétuité du mouvement des fonds publics: éterniser le tlux et le reflux des fonds publics, est-ce un bien? Est-il convenable de laisser au capitaliste la facilite d'échanger sa condition contre celle de rentier, au rentier la facilité d'échanger sa condition contre celle de capitaliste, et cela en présence, entre les mains de l'État, caissier immuable de la Bourse! Les fonds publics sont un centre où viennent se réfugier les capitaux qui surabondent : est-il utile que ce centre existe? Car i nlin. la surabondance de l'argent diminue sa cherté. elle élève proportionnellement la valeur de l'industrie: elle offre aux travailleurs, à des conditions moins dures, [es instruments de travail qui leur manquent : pourquoi mettre obstacle à d'aussi heureux effets de la surabondance de l'argent .' Si le capitaliste a dans les fonds publics un asile, il ne sera plus forcé de respecter dans le travail la source unique de son revenu; il en deviendra, vis-à-vis du travailleur, plus exigeant, plus injuste peut-être ; sur duplacemenl de ses capitaux . il se sentira sollicité puissamment a l'oisiveté, et, s'il succombe B la tentation, son activité personnelle sera un trésor perdu pour ses semblables.
Pour (pie le travail ne fui pas opprimé parle capital, au
moins faudrait -il les placer l'un à l'égard de l'autre, dans Mrs conditions d'égalité aussi parfaites que possible. Donc
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il faudrait que la rente eessàl de l'aire eoneurrenee à l'in-
dustrie, ce qui n'arrivera jamais si la perpétuité de la .1. 'tir m mi> condamne a laisser éternellement ouvertes les portes de la Bourse, i b! le capitaliste e'a-t-il pas déjà sur le travailleur cet incalculable avantage, qu'il n'es! pas pressé, Lui, par l'aiguillon du moment, el qu'il peut toujours s'écrier a demain la conclusion du marché? Si à relie première cause d'inégalité eu en ajoute une seconde, résultant de l'existence des fonds publics, a 'est-il pas a craindre que des deui puissances aujourd'hui en lutte . l'une ne -mi poussée a la tyrannie par la conscience île
H force, el I autre a la révolte par le -en li in eut amer île
sa faiblesse Non» donnez au i lhtai un moyen île placemeiii indépendant du travail: le travaii a-t-il un moyen île placemenl indépendant du capital .' Pourquoi une inégalité aussi monstrueuse, aussi funeste à toutes lesclasses, par les tiraillements dont elle complique l'œuvre île la production, par les désordres qu'elle enfante, par les
haine- qu i Ile e\. île. pai les les-rnl iinents i|u elle enlre-
tieni ii si des< onsidérations économiques on passe bui considérations politiques el moi aies, quelle source non \eiie d'appréhensions ! la perpétuité des fonds publics! mais c'est l'avertissement LndéUuid une partie de la nation a tout pouvoii mauvais qui suspendrait »ui elle la menace
.1 me banqueroute; c est i éternité i se a i agiotage
Du Ijugera aisément pat la nature des objections qui
rieuneut d'être présentées ibieu étail redoutable la
portée des questions soulevées pu M LaflUle Lui,cepen il.uii. il se montrait tout ■> fait rassuré sui les suites 'le
son système Loin d'ad un- que le mouvement des
tonds publics dût <Hre gla< é ou arrêté, il le voulait 1 1 1