‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 162 sur 220 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

membres, reçut le nom de famille. Cinq o\i sis familles, réunies sous un même chef, formèrent une section, et deux ou trois sections un quartier. Les chefs de quai lin relevaient de Yagcnt révolutionnaire, membre du Comité mystérieux qui planait sur l'association. On avait des dépôts de munitions et elles étaient d'avance distribuées: mauvais système ! car il avait pour effet, non-seulement de donner lieu à des confidences dangereuses, mais encore d'enflammer chez les conspirateurs des espérances de combat qui, venant à languir, laissaient l'association sans but et tendaient à la dissoudre. El cependant elle cul d'abord d'assez rapides développements. Dans les premiers mois de 1836. elle comptait 1 ,200 hommes, el entretenait dans deux régiments en garnison à Paris deséri< uses intelligences. On était impatient d'agir: un se mita fabriquer de la poudre. Mais l'éveil fui donnée la police; des visites doinii i liai n's a menèrent la découverte d"imporlanl s secret» el l'arrestation des chefs: après un essai d'insurrection manqué, la société se désorganisa.

De 1836 a 1837, l'œuvre fut reprise par la base. I.u Société des Familles se transforma sousle nom de So: iélé des Suis,, us -. el il lui décide, -urla proposition or M. Martin Bernard, l'que des revues fréquentes auraient lieu a île» époques indéterminées, tantôt dans un lieu, tantôt dan» un autre, ce qui permettrait de reunir ou de séparei le» hommes sans qu'il leur lui possible de savoir quand el comment devait se jouer la partie décisive; 2°quel"occasion de combattre se présentant, les munitions seraient déposées sur le passage des colonnes insurrectionnelles. de manière :i n'être distribuées qu'en lace du péril,

le gouvernemenl marchait donc entouré d'invisibles

HISTOIRE DE Pl\ Ov

ennemis. En 1838, une fabrication de cartouches Tut itéechez H. Raban, graveur au Palais-Royal, <■( ce ne rut pas le Beul avertissement sinistre que le Pouvoir reçut du hasard. Maison battait le eoeurde l*insurre "tien ' Quelle serait l'heure dn signal ' Quel était le nombre de ces indomptables combattants dont il semblait que, de loin, «m vit les épées briller dans les ténèbres! \u mois d'à vril i s:t*>. l'association avait mille hommes sur les cadres; elle possédait douze mille cartouches . ses chefs, inconnus il elle-même, étaient Armand Barbes, esprit brillant, âme chevaleresque et héroïque; Martin Bernard, tête puissante par un courage de soldat lacédémonien : Blanqui, conspirateur-né; Uuignot, Métré et Heillard, natures dévouées et pleinesde feu Nous venons de décrire l'effroyable confusion dans laquelle Bottait alors le monde politique. i - onjurés, avec une funeste impatience . s'agitèrent, voulurent combattre ; ils se séparaient si l'on ne prenait pas les armes ! arrêtons-nous ici pour faire remarquer i quels tristes, a quels déplorables entraînements se condamnent les hommes qui, ayant plus de i<>i aux rii toires de la force qu'aux pacifiques et inévitables conquêtes de intelligence, font du progrès de l'humanité une affaire >!'•

oup de main, i aventure! i es membres do Comité se

tentirenl enlacés fatalement par la circonstance. Leui

leui • happait à m s qu'elle ne les entrain I

une main de fer les | ssaii gui .1rs pentes où il n est

donné i personne de - arrêter après un premier, ■près un li m' ii ni ' i temple qui de m>" i"in>. ne

i être trop médité pai tant de nobles |eunea ompe leui patriotisme! Ci la I ti politique i son ■ i le (lévonmcnt ses illusions

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