‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 213 sur 220 · I MÊME DÉPÊCHE · texte numérisé non relu

I MÊME DÉPÊCHE

Alexandrie, 3| oclulire H in.

Je puis vous donner l'assurance la plus positive que vos conseils, qui -

qu ii> soient, seront suivis à la lettre. Si mois vouli / de ivellcs cono s-

^ s, Meheiiu i-AH les fera, ei un- , s'il le faut, nu obtiendra qu'il

I"' i l'initiative d m- le sens que vous indiquerez. Considérez d'avance

son consentement comme acquis a toutes les résolutions que vous désirei lui von prendre

THOISll >n 10 PÊCHE.

3 décembre I8in.

J'ei.u- p.iifcou i ngnei toutela confiance de Méhémet-All.et a mettre v- Si

ntrom h sa »•*«.

dans les intérêts de la France les deux uuuunu qui mil le plus d'influence

M -A i pois le 22 octobre tons mes eftnrts avalent pour bnt de

'ht décéder aux insinuations île nn qui voulaient qu'il s'adressa!

aux Anglais od aux Russes. An commencement de novembre, les

ments de 5j rte, les tnecootentem mut qui i""»*n aient I se manflesa i i n

, produisirent uni' mm- Inrpr sprtl 'lu vice-rot, et je

jugeai que, si je ne prenais pas un parti deeisif. il se jetterait dans les bras

\ - t accepterait de leurs mains la convention, J'entamai donc

une negn laUon avec lui • i sa eonfldentai dont le résultai fut fa lettrt nu

retendait <in '. noeembit, par laquelle il remeitaii son sort entre les

main- d" la France, l'.ir et moyen, j'éloignai ptrm quelque temps au

moini ii'iiiiii-icin désastreuse pour oons.

J • juris m m.' parvenu a lui Ittn oomprendre que non-senlenient son

bsasat w c'est un mut qui ne se traduit pas en turc \ mais son intérêt exl-

mpérlensanunt qull rdststâl a toutes les proposlUomi comme a

tontes les BSBan ides i oallséi , que même il fallait qu'il laissât betnbardi r

Alexandrie plutôt que de e.inrliiie antieineut que par I interM nliuii delà France-, a la mfdiali'.n de laqtti H BOUttr.

Au mil m .i de t.. ut e. la. arrive le 11 novembre, quatre |ours après le déi d tu. de Meiiiui. i-Mi . la nouvelle <iu Ghangemeal de ministère privé d'instructions, J'ai du continuer dans la même vole. U .".' novembre, arrive li CaméUon, bateaa i vapeni Irancals. La politique que semble • uimi ii nouveau oablnet a du me décida a qulttei Immédiatement \ii v.iihI.ii . 1 1 un m. , 1 arrivé un capitaine de vaisseau an-

parlementaire, porteui d'uni lettre de Naplei poui Rogb

roi * ii. i. lui, j. vaiscbei lui i tolr ; Méhémet-All me

donne la lettre dn rmodore, lettre é II pont prétexte

la d. m ili - du l il. .ni . di rpttens.

■ i. m m,], i .• qull fuit répondre, il fut m i. • i, < ii p m. .i. Méhémet-All, |edl épondri qui les êmln

■ •ut mis en liberté depuis un ndi di la France ; qne, quant

■ m i ... irt entre I islns du roi des Français,

. I qu il > il .m. i • tt. L

t approuvée i Mébémel \ii i noos eausons ds mille

ucunect uiU - di l'ouvi rtun d< N

m i mon di pari m i

•i in /mu. . m'abandonne, i • . r ki ilowr, si

je lut . i ..i i droits ligne, t ' que,

de trois personnes, dont deux, sont fortement d'avis qu'il faut en finir en se livrant aux Anglais, puisque l'occasion se présente. On compose une leponse à Napier, mais dans un esprit différent de celui qui était convenu avec moi ; on ne me montre cette réponse que le lendemain assez tard dans la journée ; j'y fais quelques modifications, et j'apprends que je n'ai entre les mains que la copie, et que l'original est déjà envoyé à son adresse. Je vais voir le pacha, j'ai avec lui une longue conversation dans laquelle il m'est facile de découvrir que Sun parti est pris de traiter avec le s Anglais ; cependant il me promet d'attendre la réponse du gouvernement français à la lettre du 7 novembre. Pendant cette conversation, il me répète à plusieurs reprises : t Si M. Thiers était aux affaires, je ferais tout ce qne vous voudriez, mais il est évident que le nouveau ministère m'abandonne ; il faut donc que je pense à moi. »

■Cependant ce qui s'était passé' étiez le paclia quand je lui annonçai mon dépari, se répand en ville ; le parti qui pousse de toutes ses forces à un arrangement pai l'Angleterre reprend courage. On envoie des émissaires à Napier ; on lui dit que s'il insiste un peu, Méhémet-Ali cédera et consentira à tout; Napier arrive lai-même à Alexandrie, demande une réponse catégorique; ee n'es! pins des conseils, ce sonl desmenaces dont 11 fait n . , on répand en ville le bruit que je quille Alexandrie parce que le nouveau caliinel abandonne nuiiplétement Melnmet-Ali, 't déserte même les principes de la note du 8 octobre ; don autre i ùté, on aflli me avec, assurance que Napier est envoyé pour bombarder; que, si on n'accède pas aux

propositions qu'il fait, le feu doit commencer. Tout cela fait perdre la li'te arn plus braves, \vanl mnndrpart, ,,■ \ .il- faire encore une visite a Melie-

mefr-AU ; je trouve tout son entourage sans excepti lans une frayeur

Impossible à décrire ; je représente au pacha qu'il se perd, qu'il compromet son avenir, ses intérêts, a re nmée, si après avoii mis son Borlentreles

main- du nu des Fra -, après lui ax ait qu'il est prêt, si la France

ri'inti i \ ii ut pas, a combat (le ju.-qu a son demi "r soupir; s'il consent, dis-je,

a .-■• h ndre à la première sommai l'un commodore anglais, parce qu'il

B'appeUe Napier, 1 1 qu'on .-ait qu'il est capable d'un coup de tête. Je lui représente d'ailleurs qu'il n'y a rien à craindre ; ne Nnpicr ne pi ni pa- -e basardet eaux a attaque) llexandrie ; que ce n'est pas dan i

Instructions ; que le cabinet Vnglais ne pense pasafaln brûlet Alexandrie, sachant que les bombes tin s contre cette ville peuvent allumer une guerre

péenne. Je lui déi Irequc Naplei n'agit de la sorte que parce qu'il

imbii n il fait peut , que, si but avail été de sommi i \li xandrle,

-a premii re lettn n au i oni uc imc i Ile I était, 1 1'-., i le. J'

en partie; Méhémet-All doi l'ordre a Boghoz-Bi . .1 répondre

.|t. IISTOIU ht HIV an-.

que lui Mébémel-AII ni prêt a rendre la floue turque, mais quand Ici définitifs auront i ii lira; qull est |n ■ i :i évacuer la Swi.-, mais quand les arrangements déflnllifeauranl eu lieu, «I que loi arrangements définitifs doivent probablement être agiles dans ce moment, eai il \ .1 lui.- semaines qu'il a fait au roi des Français i">»r s<- melin .> ta discrétion, j.- me relire la-deesua. Le lendemain 14, a bail heure* du malin, on m'apporte la i ople de la lettre écrite ■* Napk i ; elle contenait à peu |' i.- loua le* arguments relata ci-dessus ; mais elle était tournée la telle lacoo qu'on devait > lire en ajouts Mires i chaque ligne. « Nom

• lirons crrissiirinriit peur, IMI n /mutions, mais

MM M i *l w".«» . . Cl NONfJMMU /llTf-

. i im\ jinih i ' •

Je vis qull n'j avait plus rien 4 taire. D'ailleurs j'avais perdu mon officiel, ri mon influence, depuis que J'avais annoncé au vioe-rol mon départ; d'un autre côté, je n'osais pas agli trop virement pour un ■ ment de l approbation duquel je n'étais paa bui . en conséqui ne*

|e m'embarquai à laid de l'Orienta/, engag i toutefois M. Corhrlctà

linuei de faire loua ses efforts pour empêcher une transaction quel-

!"■ use do i"i ;i la lettre du 1 novembre ; vingt-quatre.

■prés, tpece de convention borgne avait été signée entn Na-

pler il I 1 1 ■ inonde < u connaît !• s li s,

in ii il. ce qu'il » i •! certain, c'est que si M. lin i - était resté aux af-

i i moyen de terminer toute ci Ile ail tort avaola-

i un. ut pai refusé d'accordé! ■ ktehemet-Ali

1 île de Candie outre l'Egypl , et c'est pai llntenuédlalre de la France que

m lutlou aurait tu lieu , de Il ton InQuence i u Egypte i ut été im-

m i< io i «> m- aunoaigou ai roui «s

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