‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 29 sur 220 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le gouvernement français s'allie à la politiq lu Continent. — Manœuvres de la

Cour d'Autriche. — Dispositions des réfugiés accueillis par la Suisse. — Note menaçante adressé* parle duc de Monlebello au Directoire fédéral. — Indignation de la Suisse. — Timidité de la Diète . conclutum adopté par elle. — Affaire de l'espion Conseil. — Réponse de la Diéle à Pc ffice du duc de Hontebello. — La persécution éclate contre les réfugiés. Mission contre-révolutionnaire imposée par les Puissances du Nord au gouvernement français. L'envoi de l'espion Conseil caché à M. Thiers. — M. Tbiers veul revenir à l'alliance an lai quoi. — L'intervention en Espag si remise sur le lapis. Résistance du roi.

— Situation de l'Espagne sous le ministère de M Mendia ibal. — Système de ce ministre; il est sourdement combattu par M. de Rayneval: sa chute; avènement

de M. Islurilz. M. Thiei dans laques l'intervention pai I

d'Orléans. l'oriraii du duc- d'Orléans. Événements de la G ranja Secrète démarches tentées aupn sde M. Guizol ; on par iei

— M. de ralleyrand esl employé contre le syslèi le l'alliance anglaise. —

M. Thiers est abandonné par M. de Montalivel U minisl re lu 22 févriei

dissous.

Le ministère de M. Thiers comprend deux phases bien distinctes.

Dans la première, M. Thiers se montra l'allié le plus fervenl des monarchies absolues, séduit < 1 1 1 " i l étail ; avances de la d | ontinentale el par l'espoir de

l'a in- .>■ i duc d'Orléans la main d'une archidu-

chesse il iuti

Dans la seconde, déçu cruellement, el revenu '!<■ ses illusion: d'un jour, il essaya, mais trop tard, de reprendre

HiSTOIRI M: m\ »\-.

en i urope une attitude révolutionnaire, el ce l'ut alors que, par l'intervention en Espagne, il s'efforça de rentrer nglaise.

Hais, avant d'aborder ce dernier point, il convient de dira jusqu'où Furent poussés, en 1836, les sacrifices rails par le gouvernement français au génie contre-révolutionnaire.

i e pays qui avail toujours tenu le plus de place dai s les préco upations de M de Metternii h, c'était l'Italie, el . après | Italie . la Suisse Pla< ée en effel entre I Autriche el ince, la Suisse pouvait devenir, soit pour l'un, soil pour I autre de ces deux pays, <>u une grande force ou un grand danger M de Mettemich nourrissait donc un trèsvif désii de soustraire les vingt-deux cantons à l'influence française, surtout depuis que les révolutions cantonales de 1830 el 1831 étaient venues saper les bases du patriciat helvétique

l.mi que la i rance lui représe liée en Suisse par M. de ftumiguy, notre autorité j resta prépondérante Mais, a l'arrivé* de M de Montebello, les choses changèrent de

ippuye faiblement par M. M . >l plora île anglais

d'une insouciance parfaite, M. de Montebello eul •> rom ii.iiiir dm rivaux fort actifs dans M Savarin le ministre de ftuwtie. cl dans l'envoyé d Autriche, m de llnmbclles, dont l'asrendanl se faisait sentir particulièrement sur lescan Ions il t il il t nlerwald el de Schwitz.

Hais i b ii était pas assex poui l Vuli iche, la Pi usse el la

ItuMiv liguées, de m r sourdement Ici redit de la t rance

Poui i- porlei lederniei coup, il fallait un prétexte: on

le iimi\.i dans l'hospitalité accordée pai ii Suisse nui réfugiés de divci mm nations

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