CHAPITRE VI
plusieurs réfugiés appartenant à diverses nations. Les noms de ces réfugiés se trouvaient dans mon portefeuille, où je les avais inscrits -. mais les feuilles qui les contenaient furent détruites par moi à Nidau. où Ion ne me saisit mon portefeuille que le lendemain de mon arrestation. Je ne me rappelle plus que les noms de Mazzini et des deux frères Ruflini.
« Immédiatement après ce dernier aveu (en date du •>(> août). Conseil tira de son sein un papier qu'il avait pu cacher jusqu'alors et qui n'était autre que celui dont il vient d'être question. Il contient, écrits par deux maindifférentes, plusieurs noms de personnes et de localités, entre autres :
« Rauschenplalt. Ruflini due l'ratelli :
• Geneva, Depercy, immoler •.
« A Zuriche, (. rapne (sans doute Granier) :
« A I.usana. M. de Indre:
ii \ Interlacben, Chancel :
« A Bal-Champagne. Liestal.
« D'après l'aveu de Conseil, les mol- Battschetiplalt , de Ladre, Tnterlachen, Chancel, ont été écrits par M. de Belleval. Dans le mol Depercy, \i de Belleval aurait chan gé \'S mi- en trie par Conseil, en un /'. qui commencv maintenant le mol .
( onseil courut immédiatement de la chancellerie de l'ambassade à l'Oher-Thor, où l'attendaienl les quati italiens, comme on en était convenu. Il leur donna oon naissance du passeport qu'il avait reçu sous le nom di François Hermann. commis-voyageur de Strasbourg, el de- instructions qui lui avaient été données, cri leur nom
ni-'iii les personnes qu'un lui avait désignées: il parla
s, himiiih» m tn\ o-.
.HI-.-1 .1 Berthola et k Uigliari de l'argent qu'il avait reçu. et le montra en pièces d'or. Après avoir promis de ne trahir aucun <li'* Italiens qui lui avaient été signalés, Conseil rentra en ville avec ir> Italiens, et, suivant le conseil que lui donna Berthola, au lieu de se rendre au Sauvage, il alla loger s la Cigogiu , où il B'inscrivil dans le registre des étrangers sous l<- nom d'Hermann.
« ependanl Uigliari avait formé la résolution de dévoiler le but «le la 1111--1 le < onseil, et de le signaler
publiquement comme un agent '!<■ la police française.
il lit retenir k cet effet, a la poste, deux places pour i ribourg où il devait encore aller chercher ses papiers pour le voyage qu'il avait déjà projeté antérieurement . lea pa\a avec un napoléon d'or qu'il avait reçu i cet effet de Conseil, et écrivit a H. Bandelier, ancien employé •> la s i Brienne, qu'il amènerait quelqu'un, le
mercredi luaoûl . k Nidau. \ midi, il partit avec la poste y''* compagnons l'attendaient à l'Ober rhor, sur la route, mi ' onseil monta dans la voiture
Depuis ce moment, Uigliari ne perdit plus Conseil de
vue il alla loger au m* hôtel, et passa la nuit sui un
banc placé devant la porte qui séparait si chambre de celle
de rail, veillant poui faire échouer toute tentative il é
vasion que l'ouï rail essaj ei < onseil
Qu'ajoulei à ces révélations accablantes < ependant.aui une réponse autre que le eonclutum n a rail encore été faite k la trop fameuse note du duc de
Monteliello ce hit ai lieu dea sentiments d'indigna
lion • i île dégoût nés de I affaire < onseil, que les délibé rat i de la Diète s'ouvrirent, sur un projet de réponse