‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 44 sur 220 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Une Diète extraordinaire avait été convoquée : elle se rassembla le 17 octobre IS3<>. et le périlleux honneur de préparer une réponse à {'ultimatum de M. de Monlebello fut confié à une commission composée de sept membres : MM. Tscbarner. Monnard. Keller, Amrhyn, Kern, Nagel, et Maillardoz. Des travaux de cette commission sortirent bientôt trois projets de réponse dépourvus tous trois d'énergie, et présentés, le premier par la majorité de la commission, le second par M. Tscbarner. le troisième par M. Maillordoz. La discussion eut lieu à buis-clos, et ce ne lui qu'après plusieurs séances orageuses que la Diète composa, des divers projets, une réponse définitive. La Suisse y revenait formellement sur ses décisions antérieures , et v déclarait que la Diète n'avait eu aucunement l'intention d'offenser le gouvernement français en décidant que les pièces de l'affaire Conseil lui seraient envoyées'. De sorte que la mauvaise cause triomphait, et par la violence du plus fort, et par la pusillanimité du plus faible : triste couronnement de tant de scandales!

Or, la veille même du jour où la Diète oubliait à ce point ce que réclame la dignité d'un** république, voici ce que racontait, avec une arrière-pensée d'insulte sans doute, la Gazette à" iugsbourg. organe censuré des chancelleries : «i La petite republique de Saint-Marin, qui fait h si peu de bruit dans le monde politique, avait écrit à s Louis-Philippe une lettre de félicitation à l'occasion de « l'attentat d'Alibaud. Le monarque répondit en termes ii très-gracieux que la continuation de sa bienveillance " était acquises la république de Saint-Marin , mais que, < pour lu mériter, elle ferait bien d'éloigner de son ter- Voli ans documents hlsl |ui -, n' 5.

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ritoire huit réfugiés qui j raient été accueillis. La ■ lettre mentionnait, entre autres i i itl în i. 1 n <. à expulser, « !.• docteur Bergonzi. de Modène. Le gonfalonnier ivl")inlit. au nom de la république, qu'il ne pouvait être donné mite i la demande du roi ile^ Français, et que l«*s réfugiés désignés avaient -i bien su acquérir l'estime citoyens de la république, queceux-ci n'hésiteraienl pas a - opposer, même pai la Force, à l'expulsion des proscrits il < -m •< observer que la France ;i pris l'initiative de cette demande il expulsion, el que jusqu'ici au< mu' insinuation semblable de la pari d'une autre Puissam e a esl ai rivée .1 Sainl Marin Le gouvernement français ayant rail savoii .1 la Suisse qu'il se tenait poui satisfait, la querelle se trouva ainsi . . Mais il en resta dans le cœur des Suisses un rea sentiment amer, un ressentiment légitime, 1 1 1 Autriche eut cette double satisfaction d'avoii créé des ennemis nouveaui i la royauté de juillet, al de l avoii humiliée, 1 1.1 i.h e du monde, jusqu .1 1 armer contre !<• principe dé mocratique, au nom des intérêts, des haines el desdé h. m. es du vieux despotisme

• ependant, un complot se ii.nn.ni qui allait cauaei en 1 rance beaucoup de surprise et il agitation Des deux Dis de 1 ancien roi de Hollande, frère de Napoléon, 1 aîné, on 1 .1 mi. .i\.ni succombé, dans lee troubles il Italie, •■ une mort aussi mystérieuse que prématurée 1 1 quant au ptui jeune, retiré en Suisse, il 1 > était appliqué sans relàc heà préparai de loin des projeta qui souriaient -i ■*<>" orgueil et n-| ondeient aux plus vives aspirations de son âmi Ht veu de celui que la France appelait 1 1 mpereui 1 1 mpe reui pai excellence" imperaloi >'i condamné au Lotir*

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