CHAPITRE IX
Iffaires d'Afrique. — Anarchie dans l'administration de la colonie. — Entrevue d' général Bngeand et d'Abd-el-Kader — Traité de laTafna. — Prise de Cons tantine.
Tiiiidis que, par des jeux, des spectacles el des fêtes l*on cherchait à ranimer en France le culte ;'i demi-éteinl des monarchies, l'œuvre de notre domination se poursuivait en Afrique avec un perpétuel mélange de bien el de mal. de fautes el de succès.
Donné pour successeur au maréchal Clauzel, le comte de Damrémonl se trouvai) depuis le mois de février à la lete de la colonie; cl le général Bugeaudavail été investi, dans la province d'Oran, d'une autorité presque indépendante de celle du gouverneur-général.
l es débuts du général Damrémonl ne furenl guère marqués que par une promenade militaire à Blida el l'en gagemenl «le Boudouaou, brillanl combal dans lequel 900 Français, commandés par M de la Torré, mirent en fuite plus de 5,000 Arabes
Quant au général Bugcaud. sa mission était, ou de conclure la paix avec Abd- el-Kader , nu de le poursuivre ;i nui lance. Ce fut par des menaces sauvages qu'il annonça
HISTOIM M NX ïn*.
-.< prise de possession. Hais l>' désir delà paix était dans -"H cœur, ef il ne larda pas à entrer «mi négociation avec l'émir. L'intermédiaire fut un ju il' nommé Durand, ame cupide et rusée, qu'on accusa, depuis, d'avoir semé la discorde parmi dos généraux, en vue de profits honteux, roujours est-il que les négot étions traînaient en longueur, quand tout-à-coup, rompant avec le général Bugeaud, l'émir s'adressa au comte de Damrémonl pour obtenir la paix démarche >l"iit le gouverneur-général informa aussitôt !<• ministre de la guerre \ • ette nouvelle, le général Bugeaud se persuade qu'on lui envie la gloire de pacifier la province d'Orsn, il s'emporte, il éclate Heureuse m. la mésintelligence n'eut pasde suite: née du
vague et de l'imprévoyance des instructions ministérielles, elle tomba devant un échange ■! explications sincères i e comte de Damrémonl fit savoir à l'émir que c'était li . m. rai Bugeaud qu'il devait traiter; et, i son tour, le rai Bugeaud s'empressa d'adresser a M de Damré mont, qu'il avait injustement soupçonné, les excuses les plus franches, les plus loyales
M.l.uii. i émir -"< >t >-i m.i 1 1 dans des prétentions qui
lient son orgueil et ne répondaient i^i-.i -;i puissance
i il Bugeaud se mit donc en campagne i armée,
forte de 9,000 hommes, i mposait de iro
commandées la première par le général Laidet, la se , onde par li énéral Bullières, la troisième i>;u le rotonel i ..mi lepuis quinze Jours, on battait la i laine
-.mis rencontrer i ennemi, lorsque de sourdes rameurs se répandirent parmi les soldats, annonçant la pah i Ile venait en effet de se ronrlure et h fénéral Bugeaud ip
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