‹ Histoire de dix ans, 1830-1840Chapitre 80 sur 159 · CONDAMNÉS DE Sl-ÉTIENNB, GRENOBLE, MARSEILLE, VRBOIS · texte numérisé non relu

CONDAMNÉS DE Sl-ÉTIENNB, GRENOBLE, MARSEILLE, VRBOIS

et Besançon. (Arrêt du 88 décembre 1835 Marc Caussidière, n vingt ans de détention; Pierre Reverchon, d dix ans de détention; Gilbert «lit Miran, el Riban, à cinq ans' de détention et tous sous la surveilveillance toute leur vie- Rossary, Offroy, tt*ois ans d'emprisonnement; Tîphaine e1 Froidevaux, un an d'emprinement, el tous quatre d cinq ans de surveillance. 3, condamnés DE paris. Ai'ivl ibi 23 janvier 1836 Beaumont, Kersausie, à la déportation; Crevât, Pruvot, d dix ans de détention et à In surveillance toute leur Sauriac, ii cinq ans d'emprisonnement; Bastien, Roger, Varé, Cahuzac, « trois ans d'emprisonnem Bellon, Delayen, Delacquis, Buzelin, d un an d'emprison- ,< '.ment, el ti>u> d cinq ans de surveillance. '"vu «aces. (Arrêt du même jour Cavaighac, Berryer-Fontaine, Vignerte, Lebon, Gui n.-iii, Delente, Dètudw, A. Marrast, a la déportation; Fouet, Grunger, ViUaio et Boura, « quinte ans de détention'; Mathé, Leuormand, Landolphe, Yvon, Vubert, Pichonmer, Gueroult, Sbuillard dit Chiret à dix ans di Herbert, Chilman, Pornin, Rozières, Poirotte, Tassin, Fo'urnier, j cinq ans de détention et tous sous la surveillance t<>i>t,- leur vie.

i. Les débats du procès d'avril ayant été coupés, comme ■ ■n l'a vu, plusieurs révélations importantes qui devaient \ trouver place sont restées dans l'ombre, Voici, par exemple, un l'ail sur lequel l'illustre M. Irago se propo- Bail d'appeler l'attention publique.

tin jour, il se trouvai! chei M. David d'Angers) le sta Luaire, occupé dans ce moment .1 faire la statue de Mme

Le procès d'avril fut, pour le parti républicain que la révolution de juillet avait engendré, une défaite éclatante, mais non décisive. Quelques-uns exagérant le bien, la plupart se plaisanta outrer le mal, ce parti a été jugé d'une manière aussi faussequedi se. S'il n'eu! pas assez de loisir et de m Unrite pour pénétrer par l'étude dans les profondeurs de Tordre social, de manière à en tirer la solution des grands problèmes, il contribua, du moins, puissamment à lis soulever. Il sema l'agitation autour de lui, m lis non sans entretenir dans la nation de généreuses ardeurs. Il sut ennoblir le désordre par le dévoùment, il ne s'épuisa qu'à force de se prodiguer, et il lutta si bien contre l'abaissement systématique de la France, qu'il fut au moment de la forcer à se tenir debout. Par lui fui ajourné dans ce pays le règne des spéculationssordides. delà bassesse mercantile, le règne du génie carthaginois; et il eut cette gloire, qu'il lii horreur à tous les vieux ennemis du nom français. Dans l'affaire du procès d'avril, ses adversaires se montrèrent si petits, et il s employèrent, pour le combattre, des armes tellement déloyales, et fragiles, qu'il aurait vaincu sans nul doute, si tous les membres qui le composaient avaient été plus étroitement unis par le lien des convictions et des idé - Mais le parti républicain s'était ouvert, par malheur, à certains hommes indignes d'v prcn die place. I)e là un mélan -es m s exemple ; le désintéressement, l'ardeur de connaître, l'ignorance, l'habitude de dénigrer, l'envie, le courage, le mépris de la mort, le désir de briller, la modestie du dévoùment poussée jusqu'à l'héroïsme. Un pareil amalgame d'éléments opposés pouvait-il ne pas entraîner

de siaft. La conversation a surles cou

de la rue Transnonain, la femme qui ser raconta que, le 13 avril, regagnant avec une d< pagnessa demeure située près de la foui elle avait aperçu son amanl laii au\ barricades bîlle court à lui <>t tém usinent. Retirei-vous, malheureuses, s'écrie le p de-ville Curieux, m vous dites un mol de • • perdues

M. Vrago se rendit au lieu désigne, déni geignements '-t fut pleinement édifié sur . du

r» cil I e nom '•• <•>( Cheo

LOUIS BLANC

Landolphe.

Varé.

Imbert.

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