‹ Histoire de Don Pablo de SégovieChapitre 49 sur 67 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

1. Page 59. — L'usage du billet de confession s'est maintenu longtemps en Espagne . On l'échangeait contre un billet de communion lorsqu'on s'approchait de la sainte table, et chaque année, pendant la semaine qui suivait le dimanche de Quasimodo, le curé passait une

revue de ses fidèles, et affichait à la porte de l'église, à la suite des excommuniés, les noms de ceux qui n'avaient pas rempli pendant l'année leurs devoirs de chrétiens.

Le billet de confession était un moyen de persécution ajouté à ceux employés contre les Morisques, et dont j'ai parlé plus haut. Les règlements de l'Inquisition les obligeaient à présenter leur billet à toute réquisition d'un familier,

2. Page 61. — A ngui llade, coup de peau d'anguille, et, par extension, coup de mouchoir roulé en forme d'anguille, coup de fouet, de lanières, etc.

Voir les Gloses d'Isidore, citées par Ducange dans son Glossaire latin : Anguilla est qua coercuntur in scholis pueri, quœ vulgo scutita dicitur.

On fouettait avec une peau d'anguille les jeunes gentilshommes romains qui étaient en faute (Pline, liv. IX, chap. 2 3).

« Adoncq, dit Rabelais (liv. II, chap. 3o) le pastissier lui bailla l'anguillade, si bien que sa peau n'eust rien vallu à uire cornemuses. » Et liv. V, chap. 16 : « Je le renvoyerois bien d'où il est venu à grands coups. d'anguillade. »

Régnier a dit aussi (Satire VIIÍ) :

« Ce beau valet à qui ce beau maître parla M'eust donné l'anguillade et puis m'eust laissé là. »

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