‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 2)Chapitre 169 sur 191 · PARTIE I, IJV. IV, CHAP. XLV · texte numérisé non relu

PARTIE I, IJV. IV, CHAP. XLV

une noble émulation , et de grands exemples à suivre. Voilà , seigneur don Quichotte , une lecture digne d'occuper un esprit comme le vôtre ; là. voiis apprendrez l'histoire , le métier de la guerre , la conduite d'un grand capitaine , et des prodiges dé valeur, qui , sans sut^assér la nature , sont beaucoup aru-^ess^s de$ actions ordinaires.

Don Quichotte écouta avec une attentioh extrême le discoufs^ du thanoine , et après l'avoir considéré quelque tenyps : Si je ne me trompe ^ lui dit^il , mon gentilhomme, toute cette harangue ne tend qu'à me persuader qu'il n'y a point eu de chevaliers eiransau monde ; que les livres de chevalerie sont faux, menteurs, inutiles et pernicieux. à l'état; que j'ai mal fait de les lire, plus mal d'y ajouter foi , et encore pis de les prendre pour le modèle de ma profession , et enfin que vous n'êtes pas d'accord qu'il y ait jamais, eu d'Amadis, ni de Gaule, ni de Grèce, ni tant d'auti*es chevaliers dont nous avons les histoires? C'est la pure vérité, répondit le chanoine/ Vous avez ' encore ajouté , répliqua don Quichotte, que ces livres m'avaient fait grand tort, puisqu'ils m'ont troublé le jugemeiit, et qu'itssofït cause qu'on m'a mis dans cette cage, et qu'il vie serait aussi meilleur de changer dé lecture enclioîsîssaiit^es livres sérieux et véritables,

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et qui.soiei(it en même teq[ipa agt^ables et utiles. Tout cela est vrai^ repoiidit le chanoine. Et mbiy dit, don Quichotte, je trouve , après y avoib bien penaé 9 que c'e^t vous qiii êtes .enchimté etisans jugement ; pui^qUe vous <)^sez. proférer, tant de blasphèmes iQQptre une chose si gérierai^ement reçue dans le lAonde^ et reconnue potnr si .véritable , que celui qui la nie , comme vous faites , mérite le même châtiment dont vous . punissez ces livres y quand ils voi;is^njDa4tnt; car enfin de vouloir persuader qui que. eç soitjxiu'iil n'y a ja? mais eu au monde ni d' Alttldis ni d'autres chevaliers errans^ dpnt les livres font tnaation, il vaudrait autant dire que.il^jsoleil n'a pigint de lumière^ ^t que }a tacrp. n'est pas solide.. .

Jç vpudrais bien , ajouta*- tr il ,. qu'on nie dît aussi que l'histpi^ejde l'infante Florîpe'^.de Guy de Bpucgogne , n'est'paà véritaWe , mxe qui arriya à fier-à-hras-sur le pont dejMantible>,.du temps 4e Gharlerogigne.' Si .cp sont là des^mensQpges>, il e^jt donelfaux )wssi qu'il; y ait eii un Hector, Un Achiljiè ^iitoe gueyrel de.Troie vdduâe pairs de Frapce^jetJ^m^ Arb^ roi :d' Angleterre, qui est.encopf^ auJQui^'hui aous.la ligilne d'un corfaeiKi , etqt^pn atb^ à« toute, heure dam^ison royaume, ;Qu^ne ditrQti^enoQPe queJ> hwtoBrë de Guérie ']>lçi^qUin<^) eb^^leiâe ila 4ame jifî feaint Grial;,.^4at faus^i^eà^ ^quelles amours de. don Trisr

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