PARTIE II , LIV. VIII , CHAP. LVII. 2g
les yeux attaches sur elle , F^cautant attentive-^ ment; mais du lieu Ue lui répondre il se tourna \ers SanchO;, et lui dit : Ami Sancho , dis-moi la yérité, je t'en prie : emportes -tu. les tfois coiffes de nuit et les jarretières , dont cette amou* reuse des^oiselle. se p^in;tfPour les coiffçs de nuit , oui , répoildit Sancho , mais pour les jarretières autantque j'en ai dans Tœil. La duchesse, qui n'avait poin^ été avertie de ceci, fut tout étonnée ■ de la liberté d' Altisidore , xar quoiqu'elle la connût pour, une fille plaisante et.assez lilJlre , elle ne croyait pourtant pas* qu'elle le fût jusqu'à ce points et elle en fut d'autant plus surprise, qu'elle n'avait pas été avertie du tour qu'elle fiiisait a don Quichotte. Pour 4e duc, à qui 1q jeu plaisait , il fut bien aise de l'augmenter. En vérité , seigneur chevalier , ^t-il à dpn Quichotte , cette action n'est nullement de bonne g|âce, et surtout après le Ji>on accueil que je vou^ ai fait daiA mon château , et cela macque une bassesêe de courage ^ui est bien contraire à ce.<|uë la reiîQjpmée publie de vous : rendez touta-l'heureles^arretières de cette demoiselle , sinon noi^ en viendrons vous et^tnoi au mains; et dès à présent je vbus défie saijis craindre que les enchante\^rs fassent juci de |eur^ métamorphoses. •A Dieu tfb' plaise, monsieur, répondit^ don Quichotte , que je tire l'épée contre votre illus-
triftskne pevsomie , de qui jj'ai reçu tan4 de faveurs et de grâcw : pour tes coiffes de iouit, j*e les ferai rendre , puisque San^shé dît qc'il lés a^; msàs pour les javreti^es , Ai lui ni moi ne les aTons vues, et qiîç cette bel|e demoiselile les cher^;h<e bien daiis sa toilette, eUé^les'^trouT^a sans doute^ Monsieur le duc ^ je ne suis point un filou, nin'aî, Dieà merci, l'âme âfesez basse pour le devenir ; et eetle» demoisel]^ p^le ^ caimtee oa le voit assea , avec |e dépit d'iM c«ùr atnoureux, que je n'ai jamais ^n9ék enflammer r aussi je n'ai point' d'excnse à lui* fake , lâ à votre excellence «ion plus, que je supplie trèl^nniUement d'avoir meilleure opinion dç moi\ et de me permAttre de continuer mon cbenân, Gbnttinneatl^y seigneinr don Qukholte 9 dit la dur dbedse , et la fortune vous puisse accompagner si bien , que nous cntm<hons^ toujours dire des nouvelles de vosgra^n^ls exploits: ailes à la bonne heujrç , aasaî bien votsre présenilre n'est pat un remède aux btessures qnç Famour a^éiites à ces demoiselles ; pour cdlle--ci je la cblLtierai silnen , que je ne crois piis "qu'elle sOit aussi impertinente à l'aFvenir. f> vakuf eux chevalier , cria alor» Altisidore, pckir toute grâce, fàis-moî celle d^écouAer' encore debx il|ôts : je te demande pârdôn de t'i^vpir accusé du larcin des jarretières , je 'te fais réparation d'hcmneur, car je ks porte à