‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 4)Chapitre 175 sur 248 · PARTIE n» LIV. VIII, CHAP. LXI · texte numérisé non relu

PARTIE n» LIV. VIII, CHAP. LXI

spectacle pour eux , après qu'on eut abattu les tentes, de les yoît couvertes de mille banderoles de diverses couleurs, qui flottaient au vent, «t de temps en temps balayaient la mer, pendant qu'au - dedans le bruit qui sortait' des clairons , des hautbois et de^ trompettes , faisait retentir l'air et tous les Ueux d'alentoui; d'un son non moins agréable que terrible : «lies cémiftiencèrent k se.mou¥oir^ fiaisatit une espèce d'escari;nouche; et tkn nombre infini de oavaUers , sortant. 4e la Tme,.'avec des livrées -plantes , et montés avantageusement, maniaient ieurSi ehe- Taux de concert, ajipirtant leurs pas aux d^érens «H>UY6Bens dea galères , qiii déchargeaient en même temps kur«rtiit^ie, à «qooi celle de la ville et du cl^teau répondait. Tout était e»}oie, ettoi^t en inspirait ; la mer calme, et le jour le plus beau du monde , et an petit ve«t frais rafrakhissait Fair, et dissipait la fMmée et ta poussière^que £atsaxent les canonnades. Sanc||€r admirait tout ce qu'il voyait, ne pouvant comprendre comment les galères avaient tant de âpieds , et commwt ces pieds pouvaient faire mouvoir si vite de si grosses mâctmies; il regardait tout avec étonnement , et ne pouvait fournir à baisser de temps en temps la tét^à chaque coud qu'on ' tirait: cependant une troiîpede cavaliers, vétus de livrées, arrivèrent au galop, et avec'des cris

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de joie , tout auprès de don Quichotte, qui était encore en admiration ; et Fun d'eux , qui était celui à qui Roque avait écrit, commença à crier à haute voix ;

Le miroir, le nord et l'étoile de«la chevalerie errante , soit le Uen venu , |e grand , le valeuireux et l'inimitable don Quichotte , le vrai che-*

valier de la Manche , doat le grand cid Hamet Benengeli, la fleur des historiens, nous a donné un fidèle portrait , et non pas le fatux , le feint , et l'apocryphe qui a usurpé ce glorieux nom , pour autoriser ses fables et ses impertinences. Don Quichotte ne répotiditmn , et n'en eut pas le loisir, parce que les cavaliers , avec tous ceux qui les suivaient, l'entputèiKnt en caracolant, et se#[iêlant cent fois les. uns dani^ 10S autres, et faisant autant de différentes figures, au sop des instrumens et en signe d'allégresse ; ce que voyant nbtre dhevaher^ il dit à Sancho : Ceux - ci mous ont recqpnus, mon ami ; je parierais bien^jv'ils ont lu notre histoire , et celle que s'est mêlé d'écrire depuis peu un Arragonais. Ce cavalier, qui avait déjà parlé à don Quichotte , s'approoba plus près de lui , et lui dit : J^aites-nous Thonneur^de venir avec nous , seigneur don Quichotte : il n'y a ici que. de vos serviteurs , et des amis intimes de Roque Cuinard. Si les courtoisies , répondit don Quichotte, engendrent des courtoisies, la

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