‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 4)Chapitre 41 sur 248 · PARTIE II, LIV. VII, €HAP. XL · texte numérisé non relu

PARTIE II, LIV. VII, €HAP. XL

jambes pour tondte des duègnes, au diable qui en fera rien ! qu'elles cherchent d'autres tondeux^ maia ce ne sera pas Sancho Pança^ toujours; j'aime , mardi , mieux les voir toutes barbues comme un bouc^ dq[>uis la plus.grànde jusqu'à la phis petite , et jlepuis.la plus mal chaussée jusqu'à la plus pimpante. Yous en voulez bien aux suivantes, ami Sancho, dit la duchesse ^ et vous les épargnez encore moins que votre apothicaire de. Tolède! en vérité, vous avez tort: il y a telle suivante avec moi qui peut servir d'exemple à toutes les femmes du mon^e, quand ce ne serait que la dame Rodrigue que voilà présente, et je n'en veux pas dire, davantage^ Votre excellence peut dire ce qu'il lui plaira, dk la dame Rodrigue , m^ Dieu sait la vérité .de tout ; et boinnes ou mauvaises , barbues ou non^ nous sommes aussi: bien fi|les de nos mères que les autres ; et puisque-Dieu nous a mises au monde , il sait bien pourquoi ^ et je m^ttends à sa imiséricorde, et non à la charité de qui que ce. soit. Madame Rodrigue a raison , dit don Quichotte ; pour vous, madame la^^omtesse et votre illustre compagnie, vous devez espérer que ie ciel aura pitiié de vos malheurs; et ne doutez pas que;^Sancho ne fasse ce qui sefa nécessaire quand je lui ordonnerai; je voudrais que^Ghevillard fût déjà venu , et ine voir aux n^ains avec Mdambran ,

7$ BON QCICHDTm.

je lui apprendrais, au prix de sa tête, à persécuter des dames ^ et à défier dès chevaliers errans. Que lé ciel , s'écria la Doloride , regaide-avec des yeux banins votre gratideur , vaievreux cbevalier, et que toutes les étoiles' de^ régions celestes puissent influer, sur votre valeur , toute la Ibrce ^ toute la prospérité qu'elles enserrent I soyez le bouclier et le rempart des malheifreilses dames d'homeur aujourd'hui si déshonorées; de ces infortunées victimes du mépris de» apo^ tfaicaires, que les écuyers anatfaématisent , que les pages^accablent d'injures et d'opprobres, et qv« l'injustice à mises en abomination devant tovt le ^nre humain : il leur est bie|i dû, aux misérables', il leur est bien dâ; que ne se jettenteU^ dans les repentiesdans la fleur de leur à^ , plutôt que de traîner une vie rampanite et abjecte dans lacotidition des siirvaiileSy oà oo ne songe non ptus à elles que si elles avaient fait tous les vœux du «otuvçnt ; disgraei^ées suivantes que noussonupes! fussicms-nous venues en ligne ditiecte de mâle en mâle du sang d'Hector de Ttx)ie, tromr.erofis-nous une mait{;eâ^é qui ne nous traité avec mé^s, qusoid toute te^r fortune dépendrait de notre ^eonduile P ^ géant*Malattnbrun, tout enchantetir que tu sois ^ tu ne laisse pas d^étre Adèle en tes promesseç : envoienous prômptement le nojmpardl Cbevillard,

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