Chapitre xxi
De l'arrir^ de Ghenllard, et de la fib de cette longue et ter^blè
aventure»
La nuit arriva , et avec elle Theure que le fameux Chevillarji devait venir. JDôn Quichotte attendait sa venu^ avec une extréine impatience , et troyait que puisque Malambrun tardait à l'envoyer, ou qu'il n^était pas le chevalier à qui cette aventure était réservée , ou que ie géant évitait d'entrer avec lui en combat singulier* Mais lorsqu'on y pensait le moins, voilà que tout d'un coup on vit entrer quatre sauvages tout couverts de lierre, et qui portaient sur leurs épaules un grand cheval déchois. Ils le posèrent à terre sur ses pieds , et un des sauvages dit aussitôt : Que celui qui en aura le courage, nionte sur cette machine. Poig: moi , je n'y monte pas , dit Sancho , je n'en ai point le courage, et ne suis, Dieu merci, point chevalier. Et que l'écuyer , s'il, en * unr, continua le sauyage , prenne la croupe, et que le chevalier s'assure de la part de Malan^ brun qu'il est àjcouvert de toutes sortes d'embûches , et t^u'il n'a que son cimeterre à craindre ; au reste , il ji'y a qu'à tourner la cheville