‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 4)Chapitre 95 sur 248 · PARTIE II, LIY. Vn, CHAP. XLVIII. l · texte numérisé non relu

PARTIE II, LIY. Vn, CHAP. XLVIII. l

dame Rodrigue Tayant fait tomber avec sa chandelle, ils demeurèrent en ténèbres. En même temps la pauvre dame se sentit prendre à la gorge par des mains qui la serrèrent si vigoureusement qu'elle ne pouvait respirer; et une autre main lui ayant défait ses robts , une quatrième lui déchargea tant de coups de pantoufle, que c'était pitié. Don Quichotte, tout charitable qu'il était , ne se remua pas de son lit , songeant en silence de ce que ce pouvait être que cette aventure, et craignant pour lui-même l'orage qu'il entendait fondre sur la désastreuse Rodrigue. Le bon chevalier ne craignait pas sans raison : après que les fantômes invisibles eurent bien fatigué la duègne, qui n'osait se plaindre, ils se jetèrent sur lui ; et lui ayant ôté la couverture dont il était eiiveloppé,; le pincèrent et le nasardèrent avec tant de hâtç et si cruellement, qu'il ne put s'empêcher de se défendre ^ grands coups de poing, et le combat ayant duré près de demi-heure , et toujours dans un silence admirable , les fantômes s'évanouirent. La dame Rodrigue se releva, et reprit sa jupe et son voile , et gémissant douloureusement de sa disgrâce, s'en alla sans rien dire à don Quichotte. Pour lui il demeura dans son lit , triste et mélancolique, et si fatigué qu'il ne pouvait se remuer, et avec tout cela, mourant d'envie de savoir

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qui était Fenchanteur qui Tavait mis en cet état. Nous. Terrons cek une autre fois , il faut retourner à Sancho , comme Tordre de Thistoire le demande.

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