‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 5)Chapitre 142 sur 216 · PARTIE 111^ LIV. II, CHAP. XXVII · texte numérisé non relu

PARTIE 111^ LIV. II, CHAP. XXVII

destinée à une nouvelle épreuve : Pedraria, que Fours avait effrayé, s'étant retiré dans le bois, en est revenu, et, me trouvant seule, il a eu rinsolence de me dire : Il y a trop long-temps que je suis amoureux de vous, et puisqu'il n'y a plus personne qui ^'y oppose, je ne prétends pas m'être exposé à tant de risques inutilement.

Quoi, yifàme ! me suis-je écriée, tu ne me trouves pas assez malheureuse , et tu crois qu41 te manque quelque crime! Je ne sais ce qu41 m'a répondu, mais son air m'a ifait juger que je devais tout craindre : j'ai crié de toute ma force, me préparant à la résistance, et ce brutal, ayant ouï du bruit dans la forêt, m'a laissée, en jurant exécrablement qup je n'en étais pas quitte, et qu'il HP prétendait pas périr, seul. Cest en cet endroit, monsieur, ^it-elte' à don Quichotte, que le Ciel vous a envçyé poiir me tirer du péril dont j'étais menacée; c'est vous qus^avez vaincu lé dernier et le plus perfide de mes ennemis; votis seul n'avez pdint été effirayé de cet ours, qui en avait mis^tant d'autres en fuite^ et vous seul m'avez rendu la liberté et la vie, et à mon mari 5 car qui l'aurait mis en état de recevoir des remèdes, et qui nî'aurait garantie, pas* santla nuit exposés l'un et l'autre à la fureur des bétes sauvages, et à la rage d'itn monstre insatiable de crimes ?

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