PARTIE II. CHAPITRE I.IV
le duc mon seigneur. Je m'en vais le trouver et je le lui rendrai ;'i lui-même ; d'ailleurs je sois d'ici tout nu, il n'est pas besoin d'autre preuve pour connaître que j'ai gouverné comme un ange. Par Dieu, le grand Sancho a raison, dit le docteur Recio, et mon avis est que nous le laissions partir, car le duc aura sans doute un plaisir infini à le voir. Tous les autres furent du même avis et le laissèrent partir, lui offrant de l'accompagner, et tout ce qu'il voudrait pour sa personne et la commodité de son voyage. Sancho répondit qu'il ne demandait qu'un peu d'orge pour son grison, la moitié d'un fromage et un demi-pain pour lui-même; que, le chemin étant si court, il n'avait pas besoin de meilleure ni de plus grande provision. Tous l'embrassèrent, et il les embrassa tous en pleurant, et les laissa aussi étonnés de ses discours que de sa résolution si prompte et si sage.