‹ Histoire de Don Quijote de la MancheChapitre 142 sur 278 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

De rin£^énienx artifice dont on se servit pour arracher notre amoureux chevalier â la rude pénitence qu*il s'était imposée.

Voilà, seigneurs, le fidèle récit de ma triste histpire. Jugez maintenant si les soupirs que vous avez entendus, les paroles que vous avez écoutées , les larnys que vous avez vues couler de mes yeux, ont un juste sujet de se 'manifester en abondance; voyez ma disgràcç et vous conviendrez que toute consolation serait vaine, puisqu'on n'y saurait apporter de remède. La seule fiiveqr que je vous demancie, et vous devez et pouvez me l'accorder focilement, c'est de m'indiquer en quel lieu je pourrai passer ma vie sans crainte d'être trouvée par ceux qui me dierchent : malgré le grand amour que me portent mes parents et l'assurance d'être bien reçue d'eux, je suis si confuse à la seule pensée de paraître devant eux, d'une. manière si peu conforme à leurs espérances, que je préfère me bannir pour jsamais de feur vue, à l'idée de leur montrer un visage sur lequel ils ne

*< U Y a dans l'espagnol : de donde despehar r dêspenar al amo^

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