‹ Histoire de Don Quijote de la MancheChapitre 241 sur 278 · PARTIEL CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

PARTIEL CHAPITRE XLV

sion de Tauditeur et du curé, les valets de don Louis recommencèrent à le presser de les suivre , à Tinstant même; pendant qu'il s'arrangeait avec eux, Uaudîteur consultait le curé", don Fernand et Gardenio, leur contaût ce qu'il avait appris du jeune homme. Il fut arrêté que don Fernand se ferait connaître aux valets de don Louis, qu'il leur ferait savoir que son intention était d'emmener avec lui le jeune homme en Andalousie, où il serait reçu suivant son mérite par son frère le marquis : car il voyait hiea que don Louis'se serait plutôt fait mettre en pièces que de retourner de cette manière auprès de son père. Les valets, instruits de la qualité de don Fernand, et de la résolution de leur jeune maître, décidèrent que trois d'entre eux retourneraient auprès du père pour l'jnfbrmer de ce qui sç passait, et quel^ quatdème demeurerait auprès de don Louis pour le servir, et ne le quitterait pas jusqu'à ce qu'ils revinssent le chercher, ou que le père donnât de nouveaux ordres. Ce ftat ainsi que s'apaisa eet ainasde discordes., par l'autorité du $age Âgramant et du roi Sebrin.,Mais Tennemi de la paix et de la concorde, furieux de se voir joué, mépri^, et d'avoir tiré si peu de fruit de cette œuvre de confusion, résolut de tenter un no;ivel ef^rt , et de susciter dç nouveaux troubles , de nouvelles querelles. • .

•Les archets, apprenant la qualité de leurs âdvel*saires, se retirèrent de la mêlée, persuadés que, de toute tnanière,* elle de pouvait que tourner mal pour eux; mais un d'eitx, celui que don Fernand avait foulé aux pieds, vint à se rappeler que, parmf les divers mandats d'-orrèt qu'il avait contre plusiei||% délinquants, il çn avait un contre Don Quijote, que la samte hermandad dojinait G<*dre d'arrêter pour avoir rendu la liberté aux forçats, ce- que Sancho n'avait pas redouté sans raison. Il voulut donc s'assurer sMe signalement que portait *ce mandat s'appliquait bien à Don Quijote : il tire le parchc;jnia qui se trouva-être celui qu'il cherchait, et , prenant son temps, parée qu'il ne savait pas trop bien lire, à x^haque mot.il jette lés yeux sur Don Quijote, et s'assure qu'il est bien celui qu^ désignent

m DON QUUOTE.

les termes da mandat. GopvaîiiGa de fideotité, il rq^ son yardmwm, le prend de la main gaadie, et , de la droite, sahit forteraent aa collet le chevalier, qa'U empêche de respirer, et crie à pleine t^ : Force à la sainte hermandad! et, ate qoe personne n'en prétende cause d'ignorance, yoicî le mandat qni ordonne d'arrêter ce voleor de grands chemins. Le coré prend lo mandat, en vérifie Teiirtitade, et voit que Farclier d^ vrai. Don Qoijçte, tran^Nirté d'mie forew à frémir jusqn^ara os de se voir ainsi traité par ce malafidrin , loi empo^ne la gorge avec k» deux mains^ le mieox qu'il pent , et le snre de telle manière qoe, si ses cumpa^ODS ne fnsscnt venus à son secours, il ébt perdu la vie avamt que Don Qrajote eôt làdié prise. LliMeVcr, obligé de secourir ses ooirfrêres, accourt à leur ai<)e. Lliôtcsse, 4d voit de nouveau son mari dans h bifprre, reoommence ses cris; sa fiDe et Maritome se mettent à rumsson, mpiorant la Enreur du del et de tous ceux qui se trouvaient dans la maison. Sonclio, voyant ce' qui se pasK, s'écrie : Vive Dieu ! mon maître ft bien rrison dans tout ce jqu'Q dit des enchantements de ce diâteau-, car il n'est |Mis possible d'y vivre une lieuire en repqs. Don Femand sépare Doo Qoijote et l'archer, à leur grande satisfaction; car ils se tenaient comme chevillés , Ton au collet, l'autre ji la gorge. Cependant, les archers ne cessaient de demaucter leur prisonnier, qu'on leur aidât à l'atta^^ier, qu'on le remit entre leurs mains , parcequ'ainsi le requérait le service du roi et de la sainte hermandad, au nom de laqpielle on leur devait assistance pour arrêter ce larron, ce détrousseur de passmts, ce videur de grands chemins. Don Quijote riait de leurs injures, et leur dit avec le plus grand fl^;me : Venez id, vile canaille : vous appelez donc voler sur les grands chemins, donner la liberté aux eochahiés, délivrer les prisonniers, secourir les malheureux, défendre les opprimés? Race infilme, ind^e par^votre abject entendement, qoe le del vous fasse comprendre la valeur ^^eofermée dans la, chevalerie errante, vous fiasse connaître Tignorance où vous êtes en ne portant pas respect à l'ombre même, encore bien plus à la préicnce d^uo

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