‹ Histoire de Don Quijote de la MancheChapitre 247 sur 278 · PARTIE I. CHAPITRE XLVII · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE XLVII

union naîtraient des Uonoéaux, ce devait être ses enfant^, poiyr la gloire éternelle de la Manche. Plein de foi dajiis cet orade; il éleva la voix, et dit, en pousisant un profond soupir : 0 toi ! qui que tu sois , qui me promets tant de bonheur, conjure, j0 te prie, 4e sage enchanteur qui prend soin de mes affaires de ne pas me laisser périr dan^ cette [ftrison où Ton me mène, avant d'avoir vu s'accomplir de si douces et si .incomparables» promesses. S'il m'exauce, je me ferai gloire dé ma captivité, je regarderai comme "un allument les chaînes qui me retiennent,' et ce lit sur lequel on me couche ne me paraîtra point un dur champ de bataille , mais un lit délicat et une heureuse couche nuptiale. Quant aux consolations que tu présentes â Sancho Pança , mon écuyer , sa bonté , ses honnêtes procédés m^assurent qu'il ne m'abandooneia point dans ma bonne et ma mauvaise fortune; car, s'il arrivait, que ma mauvaise fortune ou lasienne le privassent *de rUe- que je lui ai promise , ou de quelque chose d'équivaloat , du moins son salaire ne lui manquerait pas : j'ai déclaré, dans mon testament, qui est déjà fait, ce que je voulais qui lui fût donné , non sans doute en propor^ tion de ses grands et bons services, mais du moins suivant mes moyens. Sancho s'inclina respectuaisement , et baisa les deuK mains de son maître ; pour une, il ne le pouvait, car dles étaient attachées ensemble. Ad même faistant , les fontdmes enlevèrent la cage sur lenrs épaules et la posèrent sur la diarrette, traînée par des bœufe.* . •• . •

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