‹ Histoire de Don Quijote de la MancheChapitre 88 sur 278 · PARTIE i.;<î«^*>Tft»*«xr..:* *^.v · texte numérisé non relu

PARTIE i.;<î«^*>Tft»*«xr..:* *^.v

gijier ceux qui sont ou ne sotittpak d'un miPHlii|^/o|ilOD^ Sjrtj^ût. si je n'ai jamais vu de ces moulins, coipaq ^c'êsffi pêsfi vérité^ ; . . - C'est hoji pour vous, chétif paysan, né «t 4wri paitni ce|. , portes de choses. Mais faites que six n^u1kis'dyevÎ6|pq^nf aufnt** • de géants; mettez4es eiffaoe de moi l'un a|Çte Fautié^iott toils \ •' ensemble ; et , si je ne leur mets \ tous ies yîKds en Fair/r^Uêy ., • alors tant qu'il vous plaira. Il suffit , seigneur, i#qn^6aBCho,,* jeconviens qu^ j'ai trop raillé. Mais à présent que nojuftginpies*. : en paix (et puisse ainsi Dieu vous tirer de toutes les-ayéAures * ^ sain et sawf conune de celle-ci ), n'est-ce pas unrehoi^e p^iblie et ^ . ri§ible aussi à raconter, que la frayeur que nous avons e^e? au ' •' lopins moi , car ponr vous , je sais que la peur vous ésf ipeouL' Dîde. Je ne dis pas, répondit Don Quijote , que ce. qui nojjls Vjeht d'arriver ne soit assez plaisant , mais non péis bon à racoHtef; tout le monde |ne sait pas mettre les chd^St à leur vraie place. Vous du moûj^, seigneur, reprit Sancho,voùs savez bien placer votre lanfe ; visant à la tète , vous m'en avez donné su# les épaules , grâces à Dieu et à la promptitude avec laquelle je me 3ais mis de côté. Mais passe, tout cela s'ep ira à la première le^îve; et, comme on dit, qui bien aime bien châtie, ^. et-J[ès-îg^raQds seigneurs sont dans l'usage de donner des » chausses- à leurs valets après leur av^ir dit de mauvaises {proies. ..Véritablement, je ne sais pas bien ce .au itaMMment a*près des coups de bâton; ihais je m'imagine que jnESpèyaliÀrs errants ddhuentpourle moins des iles ou quelque royaume eiï terre ferme. Écoute, dit Don Quijote, le destin pourrait bien réaliser ce que tu viens de dire. Cependant, pardonnemoile passé en honmiè raisonnable; tu sais bien que l'on n^est ];>â$'maître des premiers mouvements. Mais je t'avertis d!une chose pour l'avenir, c'est d'être plus réservé en me parlant. Dans tous le% livres de chevalerie que j'ai lus, qui sont eniiombre^ infini, je n'ai jamais trouvé qu'aucun écuyer parlât autant à, son maître que tu le fais avec moi. Et, en vérité, c'est une grande faute à nous deux, à toi de n'avoir pas assez de respect • pour moi , à mdi de ne me pas faire respecter davantage. Gan- ^

. . * ^^éLi^a^èO^^^ d^2(4ifi dà Garief ^ comte de rile-Feriiic , et

*' * * ^ ' eepeildant6Qa^ppo(;te qp^il ne paplait jamais à son maître que

^ toqile à^l^maift*, I4 tète baissée et le corps à demi courbé , à la

. ''InflpèrS d^ Xuree.' Et qdls dirons-nous de Gasabal , écuyer de

' fl dOi^Gl^d», qui ttjfFÛ discret que, pour nous instruire de son

- • ^ i|^er)2^îlle)ix silencef; Fauteur n^le nomme qu'uûe seule fois dans

toutece0«Jq]Mie et véritable histoire? De tout ce que je viens

. .de ^ii^^nGho , tu dois conclure qu'il faut qu'il y ait une dif-

♦ féreH^^ entre le- maître et le valet , le seigneur et le serviteur, le

âie\ldi|ret:'son'écuyer. Ainsi, désormais, tenons*nou^ dans les

• . 'vraiesJlinHtesv sans nous harceler l'un l'autre; car, après tout,

de qi|elqtie manière que je me fâche contre toi , tu seras ton-'

jdjlrs le pot de terre. Les récompenses que je t'ai promi^s

viendront dan^teur temps; et, si elles ne se présentaient pa§^

ton salaire ne pdiit te manquer, comme je te l'ai dit. Tout ce

que vous dites est très bien , seigneur, réfKqua Sancho ; mais si

par malheur le temps des récompenses ji'arrivait jamais^ et

qu'il fallût s'en tenir aux salaires, je voudrais savoir, ce jue

gagpait dans ce temps-là 4' écuyer d'un chevalier eraant , et s'il

faisait marché à tant par mois ou à la journée , comme les aides-^,

maçons. Je ne crois pas , répondit Don Quijote , qu'oo ait jaiÏMus -

vu de tels écuyers à gages , mais bien à la discrétion de leur •

maître; et, si j'aidésigné différemment ce que je'fais-pdur tsù-

dans iaomtL testament, c'est qu'on ne sait ce qui peut arriver.

Dans ces t^ps de calamités, j'ignore encore coiÈmerit prouver

ma chevalerie, et je ne voudrais pas que , pour ce peu de chose,

mon âme fût en peine dans l'autre monde ; car je veux que tu

saches qu'il n'y a pas d'état plus périlleux que celui de nous

autres aventuriers. Je n'en doute point , dit Sancho , puisque

le seul bruit de marteaux à foulon a pu troubler et inquiéter

un aussf vaillant chevalier. Mais tenez - vous pour, assuré qu'à

l'avenir, je n'ouvrirai pas les lèvres pour m'égayer sur vos

aventures , mais seulement pour vous honorer comme mon

^ maître et mon véritable seigneur. C'est le moyen de vivre long-

^ temps en paix sur la terre, dit Don Quijote, parceque après les.

Page 1