PARTIE I. CHAPITRE XXI
cherchant les aventures. On acquiert ^ apt^en avoir mis qu^lgues-unes à fin , une renommée telle , qu^arrivant à la cour d(' quelque grand monarque , le chevalier est d^ tojmxx par ses œuvres. A peine les enfants Font-ils vu eatrer par une porte de la ville, quMls le suivent, renvironnerit, en criant : C'est Jecheyalier du Soleil, ou celui du Serpent, ou de quelque autre emblème , sous leqnpl il aura «ccoropli ses incoipparables entréprises. Cest lui, djra-t-on, qui -a vaîiicu en. combat singulier le puissant géant Bcocabruoue^ lui qiy a désenchanté le grand Mameluc«Mlb Perse du long dhchantemient où il était dojuis p(ès de ne;uf cents ai^ ; ses lyiangès gageront ainsi de [(rocKe e& proche, e^u bruit que feront les enfants et tout le pei]ple , le roi ^e i||el!tra aux fenêtres de soif palais*. A Faspect dif^hévalier qu'il fbp6|uiattra à ses {urmes, ou à la devise de syn f(A,u,4l ne peutfifeuquer âe dire : En avant, ctievaliers de ma coyr ; aHe^ recevoir à^on arriviée la gcur tle là chevalerie. A ce - c^limanjlemënt, !ls sortiront Xôus; ,lè roi liu-méme descendra * les degrés delbn paljii 5 il viendra** embrasser étroitement le thç^afieri, et le saluer^ù Je baisant au visage; puis, le prenant
. > par la main^ le m^er^ à la chambre de la reine ; le chevalier la ** trouve|a avec Vinfentè* sftille , qui doit être la plus belle et la plus.psûrfoite perâopne qui se puisse trouver sur la terre. 11 arrivera incontinent qyp 7™^i>^ jettêtales yeux sur le chevalier, .<j|t le db^y^lier sur Finfante. ÇhàcA paraîtra à Fautre une persdhne pl^s divine qu'htflnainç, et, sans savoir pourquoi ni (^nieàt ifs se trouveront enlacés dans les inextricables rets de
^' .^- Vl^flKir, mais en graiifl ennjii de ne savoir comment se découvrir leurs peines. De là on mènera le chevalier dans un des plus 'splendide» appartements du palais; après Favoir désarmé, on lui mettra sur 'les épaules un riche manteau.d'écarlate ; et, s'il avait' une haute apparence étant armé , il paraîtra mieux encore sous ce nouveau costume. La nuit venue , il soupera avec le roi ^ la reine et Finfante , dont il rie pourra 'détourner sa vue , mais cherchant à n'être pas çurpris par les assistants ; elle fera dé même, avec autant de pructencé , parceque, comme je F^
dit, c'est une discrète personne. Au sortir de table, oa verra pénétrer à rimpA)viste, par la porte de là salle, un hidffux pçtit nain^ siiyi d'une'belle dame entre deux géants , ayec^oie eertaîne^épreuve préparée par un ancien sage^ et si difpcâe que celui qui en sortie sera tenu pour le meilleur chevalier de la terre. Aussitôt le roi voudra que tous ceux désa cour tentent TaventuBe; lùais aucun ne pourra la,|n)ettre à fin que le chevalier, dont la gioire-en augmentera. L'infante en sera renipMe de joie, et se tiendr3Ptr(q;)^eureuse'à'avt)ir mis ses pensédi en si haut lieu. Par-dcf^sus (put , le roi ou prin(âfe.§outient une t^ribie guerre avec nû de ses voisins aussi puissant que lui :Je chevalier (après avoir séjourné quelques jours à saloouir)Hfi demandera tongé«de le sei*vir dans cette ig«erre; le roi le^lui accordera de bon cœi^f, et «le cheyaliw'4pi baisera lés iD^ûs pour le remercfer de la grâce qulHui fait^tte mènip l^ît fl fera ses adieu^i à IHnfante sa^souveraise , par une -fendre grillée de son appartement , qui donne sur lé jîgrdin, où ÛWi • a déjà parlé plusieurs fois par rentrébise d'iAe demoiselle, '. médiatrice de leurs amours , en qui l^][h*incesse a une enfl^ confiance. Il soupirera, elle s'évanouira j la demoiselle appointera vite de l'eau pour lui jeter a(f visage'* Çt- Sihcmiétera fort, parceque.le jour approche^ et qu'elle -rie voudrait pas, que l'honneur de sa maîbéSse fût^ôfdjpromis. Ënfin% l'infaCnre reviendra à elle, elle d'oilftrà ses blanches mains aatràvers d^; la grille au chevalier, qui les baiserS mille et mill| fois; ^ les arrosera de ses larmes. Ils conviendront ensuite aes^inoyiéns qu'ils emploieront pour avoir des nouvelles l'un de Tautué^"/ *^^ la princesse priera le chevalier de revenir le pljis t6t qii'fl' pourra; ce qu'il lui promettra avec de grands serments. \l \m baisera encore une fois les mains, et s'attendrira dételle sorte en lui disant adieu , qu'il s'en faudra peu qu'il ne meure. De là il se retirera dans son appartement , se jettera sur son lit , où la douleur de la sépâi'ation né lui permettra pas de fermer Fœil. Dès la pointe du jour, il ira prendre congé du roi, de la feine, 4t de l'infante ; mais on lui dira qu'elle est indisposée et qu'elle
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