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TRAVAUX PUBLICS

Il y a des entreprises dont les gouvernements peuvent s'emparer, du moins dès leur naissance, soit parceque cette industrie n'est pas encore développée, soit parce que ces services ne seraient pas suffisamment rétri. bués par le public. Ces services sont la construction et l’entretien des routes ordinaires ou de quelques grandes lignes de chemin de fer, certains travaux pour la défense du sol, certains établissements utiles à la navi. gation, jetées, ports, phares, bouées ; le contrôle de la monnaie et des poids et mesures ; les travaux de salubrité et d'utilité publique, le service des postes ; et dans une catégorie secondaire, les enquêtes, les in. formations générales, les statistiques, les travaux typographiques, les explorations géologiques, la participation aux expositions.

Nous allons faire connaître les lois qui régissent ces différentes matières, en faisant observer que beaucoup de ces attributions sont confiées aux municipalités et pour lesquelles il faut voir les actes de Munisipalités.

“ Le Revenu de la Province pour l’exercice de 1863, dit M. Drapeau, en 1864, s'est élevé à 9 millions 760,316 piastres. Les dépenses de la liste civile, y compris les sommes affectées dans le budget pour travaux publics en voie de progrès ou autres entreprises nouvelles, sans y comprendre toutefois le rachat de la dette publique, figurent pour la somme de 10 millions 742,807 piastres. Laissant un découvert de $982,491 à ajouter à la dette provinciale déjà existante.

Depuis plusieurs années, on constatait avec inquiétude qu'un découvert annuel venait grossir d'autant la dette de la province; mais heureuse ment pour le pays, ces déficits commencent à diminuer.

La dette consolidée de Ta Province du Canada moins le fonds d’amortissement, s'élevait au premier janvier 1864, à la somme de 60 millions 855,472 piastres.

Cette dette a été contractée pour l’entreprise d'immenses travaux pu: blics, exécutés pour le compte de la province, ou pour venir en aide par des Prêts aux Compagnies de chemins de fer, Municipalités, ou autres Compagnies incorporées pour travaux d'intérêt public, qui donnent ac tuellement au pays une valeur plus considérable,

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Nous savons qu'il y a des gens qui méconnaissent et nient l'utilité de ces immenses sacrifices, bien qu’ils sachent parfaitement qu'aujourd'hui le système des anciens moyens de communication et de transport serait impuissant à desservir le développement toujours croissant de la vie économique du Canada. Nous les plaignons plus que nous les condamnons: car ils cffirment leur impuissance à comprendre le rôle que peut ctaroit un système financier sagement administré. Ils s'imaginent que c'est avec ses économies qu'un pays peut exécuter des immenses travaux nécessités par les besoins ou les exigences du commerce, surtout quand ces travaux comme en Canada, sont destinés à transformer dans un temps plus os moins éloigné une société en un grand peuple agricole et manufacturier.

Comme l’exprime un économiste français, M. Fabas, ‘ ces hommes ne connaissent une nation que comme un propriétaire qui, travaillant sur son domaine avec les bras et l'intelligence d'autrui, peut, en effet, épuiser ses ressources en salariant ce secours étrarcger ; tandis qu’une nâtiôn est un homme complet, propriétaire, ingénieur, ouvrier, capitaliste, à la fois qui féconde ou améliore son sol par ses propres forces, par l'emploi de ses propres facultés, et ne trouve par conséquent, sauf des cas extrêmes qu'un accroissement de ressources dans ses créations. D'ailleurs, il n'est pas besoin d'évoquer tant de comparaisons pour comprendre qu'un pays ne s'appauvrit pas, même d'argent, quand des travaux utiles, quelques considérables qu'ils soient, sont exécutés sur son propre sol, avec ses propres matériaux et par les bras de ses citoyens. Aussi, les statisticiens qui prétendaient, dès 1854, que la France était ruinée, parce que le montant des travaux publics avait dépassé celui des épargnes nationales, étaientils dans une erreur grossière : la suite l’a bien prouvé.”

Quant au Canada, voici à quels travaux ces argents empruntés G’Angleterre ont servi; on verra combien ces entreprises approchent en valeur

le montant de la dette, telle que portée dans le bilan des affaires de la Province.

ENTREPRISES PUBLIQU'S.

Travaux provinciaux, comprenant les Canaux, Glissoires, Phares, Quais, travaux hydrauliques, so store $53,519,165 difices publics, maisons de douanes, prisons, etc. 3,808,818 Prêts ou Garanties accordés aix Compagnies de cr chemins de fer, etc... ss, sos00e so 20,838,620 Prêts aux municipalités du Canada, .,, ss. 9,573,915

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