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IMMIGRATION

Jusqu'à l’époque des expositions de Londres et de Paris, en 1851 et 1855, l'Europe regard’it le Canada comme un désert habité par des tribus nomades avec lesquelles s'étaient mêlés les colons qui s'y étaient réfugiés. On avait autrefois lu les relations des anciens voyageurs et depuis ce temps, on s'était nourri de traditions restées avec les idées de deux siècles passés.

On a compris ici depuis loug*emps qu'un territoire de 350,000 milles quarrés, d’un tiers plus grand que la France, et dont la plus grande partie est encore couverte de forêts vierges, qui ne rapportent aucun revenu au pays, avait besoin d’une saine colonisation. Aussi s'est-on occupé, malgré les intérêts d’un certain nombre de spéculateurs, de la colonisation et de l'immigration.

Voici la législation provinciale qui a rapport à l'immigration :

Les actes antérieurs à 1859 ont été refondus au ch. 40 des 8. R. C.

Cet acte impose une taxe sur les emigrés, pourvoit au nombre des passagers proportionné à la grandeur du vaisseau, dicte les devoirs des raaitres de vaisseaux qui les transportent, et pourvoit à l'inspection des émigrés, et à la protection des passagers.

Il a aussi des dispositions relativement à la quarantaine.

Cet acte est amendé par 25 V. ch. 8, 27, 28, V. ch. 16.

Le chapitre 7 du même 25 V. met les matières du domaine de l'immigration sous le contrôle du ministre de l’agriculture.

Voyez aussi l'acte 15, 16, V. c. 44, acte impérial des passagers de 1852, amendé par l'acte des passagers de 1855, (18, 19, V. ch. 119), et l'acte d’amendement de l’acte des passagers, 1863, (26, 27 V. ch. 51.)

Ordre de sa Majesté en Conseil, 7 Janvier 1864. Les amendements à l'acte des passagers se trouvent au volume des statuts de 1863, 27 V. page I à LXX.

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