DES FORMALITÉS DE LA SÉPARATION DE CORPS
C'est au tribunal du domicile des époux que se porte cette demande (192) qui est instruite et jugée comme les autres actions civiles, avec cette différence déjà inentionnée, que les allégations n’en peuvent être admises ; il faut les prouver (192), mais les parents étaient admis comme témoins, même dans les temps où la parenté était un motif de reproches; un article avait été préparée pour le dire, mais il a été retranché, v” que cette cause de reproche a été abolie dans tous les cas.
Si c'est la femme qui veut poursuivre, elle doit se faire autoriser par le juge à ester en jugement, et à se retirer, pendant le procès, dans un lieu qu’elle indique (194), cette double demando lui est accordée, si le juge est satisfait de la suffisanco des allégations, qui, dans tous les cas, doivent être exposées dans une requête libellée (194 et 195).
La réconciliation des époux, avant ou pendant l’action, y met fin. Elle peut cependant être renouvelée pour cause survenue depuis, et alors les anciens griefs sont admis au soutien de la nouvelle demande (196 et 197).
Si l’action est fondée sur les mauvais traitements ou les injures, quoiqu'ils soient suffisamment prouvés, il est permis au tribunal de diftérer -on jugement, afin de fournir aux époux l’occasion de s'entendre (199),
Si l’action est renvoyée, la femme doit, sous le délai fixé, retourner chez son mari, qui est, lui, obligé de la reprendre (198).
Tous ces articles conformes à l’ancienne jurisprudence, et au nouveau code, ne requièrent aucunes explications.