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COMPAGNIES DE TÉLÉGRAPHIE

Il ne faut pas remonter bien haut pour arriver à l’origine des télégraphes.

En Canada les lignes télégraphiques appartiennent à des compagnies et le gouvernement n’a pas jugé à propos de s'emparer de ses moyens de communication comme on a fait dans quelques pays, excepté cependant dans des moments d’effervescence où l’Etat à besoin pour le bien de la nation de s’accaparer de ces moyens si prompts de cc.amunication.

Les lignes télégraphiques, dit M. Drapeau, en 1864, sont le complément obligé des lignes ferrées. On compte à l'heure qu'il est deux Compagnies en Opération : celle de Montréal et celle de Boston.

C'est la compagnie de Montréal toutefois qui a le monopole des affaires,

puisqu'elle possède une longueur de 3,087 milles de ligne télégraphique et 145 stations ouvertes au public, tandis que l’autre Compagnie n'a qu’un seul bureau d’ouvert et possède que 43 milles de voie télégraphique dans les limites de la Province, suivant que le constatent les

importantes statistiques de M. Arthur Harvey, du département des ,

Finances, à la bienveillance duquel je dois la connaissance de ces renseignements.

La longueur totale des lignes télégraphiques du Canada s'élève donc à 3,130 milles, avec 146 bureaux ou stations, qui ont transmis 332,779 dépêches durant l’année 1863.

“ La seule Compagnie de Montréal, dit M. Harvey, transmet à 22 journaux deux fois et quelquefois trois fois par jour des rapports publics qui contiennent rarement moins d’une demi-colonne de matières imprimées, et souvent même une colonne et demie à deux colonnes. En sus de ce travail, chaque bureau rend compte de la somme d'argent reçue. Les rapports publics et dépêches reçues, calculés à une moyenne de dix mots, donneraient un chiffre plus considérable que celui inscrit plus haut, car, sans crainte, le nombre en peut être porté à 750,000 par année.”

Nous ne possédons point de données précises, paraît-il, sur la valeur du capital employé dans ces entreprises, ainsi que du revenu des communirations télégraphiques ; au moins le livret de M. Harvey n’en fait pas mention.

Notons, toutefois, qu'aujourd'hui les communications télégaphiques s'étendent à toutes les villes de l'Amérique Britannique du Nord et à celles des Etats-Unis, depuis la Nouvelle-Ecosse jusqu’à la Nouvelle- Orléans, dans le golfe du Mexique.”

Le premier statut qui se soit occupé de cette matière est la 13, 14 V, c. 31, (1850), pour protéger les entreprises de ce genre contre les dommages malicieux.

Voyez aussi les dispositions générales relatives aux compagnies, et la 16 V., ch. 10, qui s'occupe de la formation d'associations pour construire et étend ses dispositions aux compagnies déjà existantes. Ce statut impose des devoirs aux opérateurs et réserve la préférence aux messages du gouvernement ou à ceux qui ont rapport à l'administration de la justice, etc.

S. R. C., ch. 67. Acte concernant les compagnies du télégraphe électrique.

En 1862, fût passé un acte pour étendre les dispositions de l’acte concernant les terres et propriétés foncières tenues par le gouvernement impérial pour la défense militaire de cette Province, à la construction de

lignes !

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