‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 3)Chapitre 46 sur 72 · N.° IL — PAGE · texte numérisé non relu

N.° IL — PAGE

Mémoires particuliers de Fénelon sur un plan de gous^eniementy copié sur le manuscrit original écrit de sa maikySOus la date de novembre 1711.

Projet pour le présent,

La paix à faire. — Doit être achetée, sans mesure. Arrts et Cambrai trè»K:hers à la France^

Si par malheur extrême la paix ëtoit impossible à ton^ autre prix, il faudroit sacrifier ces places^

Si elle De se fait pas, diligence pour être prêt k la fin de mars; fourrages, grains, voitures; point de rivières contre les ennemis.

Guerre à soutenir, — Choix de général qui ait Te»* time et la confiance : qui saâxe faire une excellente dé« fensive.

Point de nouveaux maréchaux de France; ils ne seroient ni plus habiles, ni plus autorisés, et ce seroit une mortification pour les bons lieutenans-généraux.

Choix d'un nombre médiocre de bons lieutenans-généraux unis au général.

Présence de la personne de M. le Dauphin, pernicieuse sans un général habile et zélé; un second général bien uni; lieutenans- généraux bien choisis; autorité pour décider d'abord; fermeté d'homme de cinquante ans.

Eviter bataille en couvrant nos places, laissant même perdre les petites.

BU LIYAE SEPTIÈME. ^iS

A toate extrémité bataille , aa hasard d'être battq^ pris, tdé avec gloire.

' Généraux. — Villcroi laborieux, avec de Tordre et de la dignité.

Yillars vif et pen aimé, par conséquent méprisé;

Harcourt malade, peu d'expérience, bon esprit;

Berwick arrangé, vigilant, timide au conseil, sec, roide, homme de bien;

Bezolis irrésolu, borné, mais «ensé et honnête homme.

Officiers -généraux. — N'engager point tous les courtisans à continuer le service.

D^oût, inapplication, maux qui en résultent.

Bon traitement aux vieux officiers de réputation. '

Conseil de guerre réglé.

Officiers-généraux^ bons k écouter, -non toujours à croire. Beaucoup de très -médiocres.

Conseil de guerre à la Cour, — Composé de maréchaux de France, et autres gens expérimentés;

Qui sachent ce qu'un secrétaire d'Etat ne peut vArvoir;

Qui parlent librement sur les jnconvéniens et abus;

Qui forment des plans de campagne, de concert avec le général chargé de l'exécution;

Qui donnent leurs avis pendant la campagne;

Qui n'empêchent pourtant pas le général de décider, sans attendre leur avis, parce qu'il est capital de profiter du moment.

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