‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 28 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME. 8l · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. 8l

» pos. L'armée entière chantera vos louanges, » quand chacun vous trouvera accessible, ouvert » et plein de bonté. •

» Pour vos défauts y Monseigneur , je remercie » Dieu de ce qu*il vous les fait sentir , et de ce » qu'il vous apprend h vos dépens , par de si » fortes leçons à vous défier de vous-même*

» On dit encore que M. le. comte d'Evreux (>) » a écrit très-certainement une lettre qu'il a dé- » sa vouée; on dit que vous avez paru croire uq » peu trop facilement le désaveu qu il vous en a » fait contre la notoriété puUique. Pour moi, je » crois qu il seroit très-digne de vous de suspendre » tout au moins votre jugement sur la sincérité » de ce désaveu, et de lui rendre vos bonnes » grâces, en lui pardonnant, s'il le faut, de très- » bon cœur. Je vous dirai , dans le plus profond » secret, que ce désaveu ne doit pas être cru, » et que je le sais bien.

» Je rassemble , Monseigneur , tous les dis- B cours que j'ai entendu faire , ne craignant point » de vous déplaire, en vous avertissant de tout » avec un zèle sans bornes, et étant persuadé que 9 VOUS ferez un bon usage de tout ce qui méri* » tera quelque attention. Les bruits même les

(>) ReBrMxwû de hs^fpr d* Auvergne, oonlte d'EvreoSy coloael-gënéral de la cavalerie.

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» plus injustes ne sont pas inutiles à savoir, quand » on a le cœur bon et grand , conune vous l'avez, yy Dieu merci».

On applaudira certainement à la tendresse éclairée de Fénélon pour son ancien élève, en ne lui dissimulant aucun de ses torts y ou de ses défau-ts»; mais on peut dire que la manière dont M. le duc de Boiirgogne recevoit ses avis et ses leçons, est bien plus admirable encore. Il est difficile de lire sans attendrissement la réponse qu'il fit à l-aiH^hevéque de Cambrai.

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