‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 30 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

« La pnblicité de quelques délibéi^ations du 3> conseil de guerre n'est que trop v^îtable; mais » on peut la mettre sur le compte de M. de Yen- » dôme y plutât que sur le mien*

» Il en est de même de n'être pas bien averti ; » et ce qui fait retomber sur moi cette sorte de » plainte^ est que j'aurois dû agir autrement, et » que je ne Tai pas toujours fait, me laissant aller » à une mauvaise complaisance , à une certaine » foiblesse ou respect humain. Vous connoisse? y> parfaitement M. de Vendôme y et je n'ai rien à » vous dire dé plus que ce que vous en dites dans 3) voti*e lettre. Ce que vous dites du maréchal de » Berwids. est aussi fort juste ; il excède peut-être » un peu trop en prudence/ au lieu que M. de » Vendôme excède en confiance et négligence.

» Je ne saéhe point dans tout ce qui. s'est passé » en dernier lieu, avoir consulté gens sans ezpé- » rience. J'ai parlé aux plus anciens généraux, à » des gens sans atteinte sur le courage , et si les » cottseOsont été taxés* de timides, ihméritoient j» plutôt le nom de prudens.

» U est vrai que la présomption absolue de » M. de Vendôme , ses projets subits et ihal di- » gérés, et ce (jae j'en ai vu mVmpêcheàt d'avôit^ » aucune confiance en lui, et que Cependant j'ai » trop acquiescé dans des occasions où je devois

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» au contraire décider de ce qu il kne proposoit, » joignant en cela la foiblesse à peut-^tre un peu » de prévention. Car depuis Fafiaire d*Oude- » narde , j*ai reçu la puissance décisive ainsi que » je crois vous Tavoir déjà mandé.

» Je ne sais rien de précis sur ce que Ton dit n que oion frère traite mieux que moi, et connpit » mieux que moi des officiers de qualité et de }> mérite; comme il écrit moins que moi, il les » peut voir plus souveut*

» Je tâcherai de faire usage des avis que vous » me donnez^ et prie Dieu qu'il m*en fasse la grâce , « pour n'aller trop loin^ ni à droite ni à gauche.

» Je ferai aussi usage de ce que vous me mar- » quez sur le comte d'Evreux , sans affectation , » mais aussi pour ne pas parottre dupe ; car vou» » savez que c'est un personnage qu'il faut éviter; » je m'attends à bien des discours que l'on tient, » et que l'on tiendra encore. Je passe cond^m- » nation sur ceux que je mérite , et méprise les » autres, pardonnant véritablement à ceux qui » me veulent ou me font du mal ; et priant pour » eux tous les jours de ma vie.

31 Voilà mes «entimens, mon cher archevêque» n vous savez que mon amitié pour vous est tou- II jours la même. J'espère pouvoir vous en assurer n moi-m^me à la fin de la campagne; on ne sau-

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