LIVRE SEFTIÈXE. XO
» en honte de ne vous suivre pas^ et qui turoit 3> été au désespoir de courir après vous. Vous 3» n*avez point assez entretenu les meilleurs offij» ciers généraux ^ en particulier , de peur que » M. de Vendôme n'en prit quelqu'ombrage« » Vous avez peut-être été irrésolu , et même ^ si à» vous me pardonnez ce mot , unpeufoible, pour » ménager un homme en qui le Roi vous avoit » recommandé d'avoir confiance ; vous avez cédé M à sa véhémence et à sa roideur ; vous avez » craint un éclat qui auroit déplu au Roi. Vous » n'avez pas osé plusieurs fois suivre les meilleurs » conseils des principaux officiers de FanuéCy ai pour ne contredire pas ouvertement Thomme / » en qui le Roi se confioit ; vous avez même pris » sur votre réputation pour conserver la paix. Ce » qui en résulte, est que votre patience est re- » gardée comme une foiblesse , comme une irré- » solution y et qtici tout le public murmure de ce 9» que vous avez manqué d'autorité et de vigueur* » Après avoir avoué au Roi avec naïveté toutes » les choses dans lesquelles vous croyez de bonne » foi avoir manqué, vous serez en plein droit » de lui développer la vérité toute entière. Vous » pouvez lui représenter tout ce que les plus sa- » ges officiers de l'armée lui diront , s'il les inter- .9 roge; savoir: que l'homme qui vous étoit donné