‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 49 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME. l4S · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. l4S

venu d'associer la nation elle-même a Tadminis* tratîon de l'Etat.

Il est difficile de savoir si le remède n'eût pas XL. été aussi dao&ereux que !e mal lui-même ; une ^«^«^oii

P * ' propose une

triste expérience peut porter à penser qu'une ïts- assemblée de semblée de notahlesyen 17.10^ aurpit conduit nécessairement à des états généraux^ comme on l'a vu en 1787. Les déplorables effets qui en ont résulté, doivent sans doute nous rendre un peu méfians sur l'idée et l'emploi de ces formes extraordinaires qui changent brusquement la marche accoutumée d'un gouvernement. Cepen» dant nous aurons bientôt occasion d'observer combien la différence des circonstances , des mceurs, et de l'esprit général de la nation , dci^t éloigner toute idée de comparaison et de rap- ' prochement entre les temps et les hommes. Le cardinal de Richelieu avoit su, en i6a6, fairel'ur* sage le plus utile et le plus heureux d'une assem-^ blée de notables j pour faire tomber cette multi-f tude de places fortes qui couvroient Tintérieup de la France, et qui étoient bien moins des rem- , parts contre l'ennemi , que des moyens d'attaque et de défense contre le souverain lui-même, entre les mains de quelques sujets puissans et audacieux. C'étoit en se couvrant du nom etdu vœU de cette même assemblée de notables^ que cet habile mi-« Fénélon. Tom. IV. . 10

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nistre avoit dicté ces réglemens sévères , qui sou*mirent le régime militaire à un ordre et à une discipline inconnus en France jusqu'alors. Fénélon étoit sans doute fondé à croire que Louis XIV encore tout puissant, encore environné de tant de souvenirs de gloire , sauroit se montrer et agir avec autant d'autorité dans une assemblée de notables, que le cardinal de Richelieu à peine entré dans le ministère y et qui n'avoit pas encore révélé tous les secrets de son génie et de son caractère. C'est en général une règle peu sûre que œlle de juger les hommes et les choses par les événemens. Il est des temps oii un seul homme commande aux événemens, et d'autres, où les hommes se laissent entraîner par les événement. Il ne faut donc pas que, trop aigris par le sentiment de nos malheurs, nous condamnions Féirélon avec trop de précipitation et de sévérité.. Il est juste de l'entendre lui-même , et il est permis de croire que si l'on persiste à réprouver son opinion, on absoudra au moins ses intentions. Lettre de (c Je ne crois point qu'on doive se flatter de

duc^deTche- " l'cspérance de rétaKlh' le crédit sur la rupture

vreose, 4 » hautaine que les ennemis ont faite de la né-

(Manuscr!) ^ gociation (à Gertruydemberg ). Cette rupture

» pai^ottra injuste et odieuse à beaucoup de gens

)» pour les deux premiers mois; mais quand on

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