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Les services que le comte i*iSxtaàg;aB^^ rendit l'annëç suivante ( 1709) à labata^le de.M^plaqi^et., oi^ ij comr mandoU sqiis les. ordr^ ^ mar^cliiaux de ViUars et de BottfiJers, lui méritèrent le til^e dç n^aréchal de France, et il prit alors le. nom de maréchal de IMb^nr tesquiou : ce fiit en cette qualité qu'il: commande en 17 12 avec le maréchal de Villarâ à lav bataille de ]>enain; on peut même dire qu!il> décida., par une utile opiniâtreté, le gain de cette, bataille; qui sauya la France.
Le maréchal, de Montesquieu ayoit observé « çuc » les ennemis f alors occupés ai4,si^ge de, J^andrecy , » tiroifint tous Içurs vivres de, MarçfdenneSy et qme la ». sûrefé de leur$ eo^voif n*étoU,protéQe'e que par un » groscjorps de troupes f qu^ils aypienf n/^ à Denaitu » Le miaréchal:de Mojjtjtçfiqu^ou, sentant l'imps^rtance » d*enles^er ce postç, poi^réfer les vivres 014^ ennemis, 1» proposa au m^réched de Fillç,rs d*^^P. l'attaquer • » par une marche secrète. Le m^r^ckal.df J^ilkirs nm » goâtq,pQinjt son aw. dépendit le J^oi.Qrd^nna à ses » générauiL de sejconrir Landrecy à quelque prix que
4l2i PIÈCES JUSTIFICATIVES
» ce fut. Le.maréciial de Yillars ëtoit fort indéterminé » sur Tattaque des lignes ^ qu'il trouvoit trop hasar- 9 deuse. Le maréchal de Montesquiou saisit ce mo- » ment pour lui proposer encore d'attaquer Denain; » ce^u'il n approuva pas d'abords nuds après qU*U » eut réfléchi une demi-heure sur cette proposition, il 1» vint au maréchal de Montesquiou, et lui dit qu'il » adoptoit son plan. Le maréchal de Montesquiou bd Tujit observer que le seul moyen d'en assurer le succès » étoit de garder le secret le plus absolu; quil ne i^faUoit le confier à qui que ce fit, pas même à un » officier général , parce que tout tenoit à dérober huit » heures de marche à l'ennemi. Après avoir répondu » h quelques difficultés que le maréchal de ViUaifS bd » opposoit encore, Vtiffidrefut résolue y et on adopta 9 absolument et dans tous les détails le plan et la mar- » che tracés par le maréchal de Montesquiou. Le » prince Eugène, trompé par cette manœuvre inat- » tendue , ne put arriver au secours de Denain ; il en » étoit encore à une demi-lieue, lorsque le maréchal » de Montesquiou résolut de le prévenir, en attaquant » Denain, sans attendre même le corps d'armée du ^ maréchal de Yillars. Dans le teqips qu^il se mettoit » en mouvement, le maréchal de Yillars, qui a voit vu » l'armée du prince Eugène marcher à grande hâte » vers Denain, envoya MM, de Nangis et de Contfides » au maréchal de Montesquiou^ pour lui dire d6 retai:^ » dery et qu^on lui conseiUoi^ de^ se retrancher; mais » ne pouvant approuver ce sentiment ^ le maréchal de
DU LIVRE SEPTIÈME. 4l3i
» Montesquiou persista dans son projet ctattaquer De- » nain y voyant qiCil ny avait pas un seul moment à 9 perdre. Sur quoi M,' de Contadesle sollicita si vive* » ment d'amitié de ne point attaquer sans parier enr » core au maréchal de Fillars qui nétoit point éloigné y » V assurant qiûilétoit un homme perdu, si l*attaque 9 ne réussissait pas, que le maréchal de Moniesquiou » y consentit, et fut trouver le maréchal de ViUars qui » n'étoitphis qu'à cinq cents pas' de luiy et qui lui de- 9 manda s'il étoit encore d'assis d'attaquer, malgré 9 l'arrivée du prince Eugène qui accouroit avec toute 9 son armée. Le maréchal de Montesquieu eut encore 9 à combattre quelques objections du maréchal de VU' 9 lars, qui se rendit enfin , en lui disant: Puisque vous 9 êtes d'avis d'attaquer^ marchons »•
La bataille de Denàin fut gagnée,* tout le mande sait quelles en furent les suites pour le salut de la France.
Ces détails sont tirés du rapport fait au chapitre du Saint-Esprit par les maréchaux de Tallard et d'Huxelles y en présence du maréchal dé Yillars^ lorsque le maré^al de Montesquiou fut nommé chevalier des ordres du Roi> en 'i7!i4*
4l4 PIÈCES ITTSTIFICATIVES