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En parlant des ouvrages littéraires de Fénélon, nous n'ayons point fait mention è!x\xi Abrégé des Fies des anciens philosophes , avec un recueil de leurs plus belles maximes, qui parut pour la première fois sous le nom de l'archevêque de Cambrai , en 1726. Dès le moment oit il parut, ii s'éleva au sujet de son authenticité une- discussion qui laissa d'abord le public dans l'incertitude^ M. de Ramsaj , plus k portée que personne d'être instruit de tout ce qui avoit rapport à Fénélon, par le bonheur qu'il avoit eu de vivre dans la société intime de ce prélat, les six dernières années dé sa vie, par la connoissanc« qu'il avoit de fous ses manuscrits, et par ses relations de confiance et d'amitié avec les parens les plus proches et les plus thers de l'archevêque de Cambrai, a'éleva contre l'authenticité de cet ouvrage, et il fit insérer à ce sujet une lettre dans le loumai des Su^ van5, du mois de juin 1726»
D'un autre côté, le libraire Etienne, qui avioît imprimé l'ouvrage , produisit dans le même Journal des Savons y du mois d'octobre 1726; une lettre Féhélom. Jbm. iT. , ^9
45o PIECES JVSTIFICÂTiyK&
'un abbë Baudouin, chanoine de Laval, qui avoît passé quelques années à Thôtel de Beauvilliers. Cette lettre montroit tant d'assurance sur Tauilienticitë de l'ouvrage , qu'on parut revenir à l'idée que Fénélon en étoit véritablement l'auteur. La lettre de l'abbë Baudouin fut aussi insérée dans la Bibliothèque française^ tome IX, page 34 y et dans là Bibliothèque des iivres nouveaux, 'paL^e i5o.
M. de Ramsa j crut devoir répliquer par une lettre adressée à M* l'^bé Bignon, qu'on retrouve dans le Journal des Savans, du mois de février 1717 , et les raisons qu'il produisit en faveur dé son opinion , paroissent avoir fixé toutes les incertitudes.
n est au moins certain que les parens, les amis de jl'archevéque de Cambrai , et tous ceux qui ont été jiuccessivement dépositakes de ses manuscrits, ont pensé comme M. de Ramsay , et nous devons déclarer que nous n'avons rien trouvé , parmi les papiers de Féliélon, qui puisse indiquer qu'il soit l'auteur de cet •puvxage, d'ailleurs assez imparfait,
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Le marquis de Fénélon , ambassadeur de France auprès des Etats-généraux, fit placer en 17^4, sur le tombeau de son grand-onde , à Cambrai , l'inscription suivante, composée par le père Sanadon, jésuite, et gravée par Lemoine , sculpteur :
Hic jacet sob altari prineîpe Fujrciscvs os Saligsac db LAnoTSB-FévÉLoirf
DU LIVKK HUITIÈME. 45^ ^
Caméracensiam archîepiscopus et dux ^ ac sancti imperii romani
princeps.
SsCULI LITTERITI DEÇUS
Otnnes dicendi lepores virtuti sacrayit ac veritatî. Et dùm sapientiam , Homerus alter, spîrat,
Se, suosque mores înscîuB retexit. '
Uxicè PA.TRIJE BONO IlTTElfTUS
Regios principes ad utilitatem publicam insdliàt;
Hinc pio gaudet Iberia Fhilippo.
Hinc religio, Gallia, Europa extincto illacrimant delphino.
YeRI DEFEirSOR
Ut hipponensis olim fortis et suavis,
Libertatem cmn gratîà eo feliciiis conciliavit ,
Quo dcbitum ecclesiae decretis obsecpiium fîrmiiis astruxit..
ASCETIGS yiTJB MAGISTER
De casto amore ità disserait ,
XJt Yaticano obseqaens oraculo,
, Simili sponso et sponsae placuerit.
In utraque fortuita sibi coïstans,
In prospéra, aulaefavores nedùm prensaret, adeptos etiam
( abdiçavit; '
In adversà, deo magis adhssit.
AlTTISTITUM VORMA
^ Gregem sibi creditum assiduâ fovit praesentiâ,
Verbonutrivit, erudivit exemplo, opibus subleyavit.
EXTERIS PERIKX>è GARUS AC SVIS \ •
Gallos inter et hostes ciim esset médius Hos et illos ingenii fam4 et comitate morum sibi devinxit.
Maturus c(«lo « Titam laboribus exercitam, claram virtjatibas Meliore vità commutavit.
SCPTIMO JAWUARII ANHO M. DCCXV JETATIS LXIV.
Hoc monumentum pli ac maerentes sororis filios et fratrts
nepotes posuere.