‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 40 sur 56 · HISTOIRE DE TÉJXÈh4>Nf · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE TÉJXÈh4>Nf

S. Siège n^èut à prononcer entre de tels hommes, entre de tels évéques. Jamais on ne vit tant de verlus, de génie et de talens en sTctton et en op« position. Bossu et parott devant cet auguste tri* bunal j environné de tous les souvenirs de cin* quantè ans de gloire, de travaux et de triomphes; mais il se confie encore plus en la force de la vérité, dont il fut toujours le plus intrépide défenseur; Fénélon a pour lui la renommée denses vertus, les ressources de son génie , la conscience de la pureté de ses intentions. Toute l'Eglise at* tend en silence le jugement du premier Pontife. Fénélon est condamné ; Fénélon se soumet ; sa gloire et sa vertu restent tout entières. Bossuet •conserve toujours sa place ; il est toujours Foracle de TEglise gallicane.

Louis Xiy se montre tel qu'il doit être. Il sait qu'il n'est point juge de la doctrine ; mais il doit veiller à ce qu'elle n^éprouve aucune atteinte. Il ne dicte point à l'Eglise une décision ; mais il demande qu'elle soit claire et précise, pour prévenir les combats d'opinion qui pourroient troubler la tranquillité de son royaume. S'il s'afiUge des lenteurs de la Cour de Rome, s'il réclame avec fermeté un jugement qui puisse mettre un terme à l'agitation des esprits, s'il annonce même la détermination de suppléer au silence du chef

LITAB TJIX>ISIÈMB. i%J

de l'Eglise 9 en faisaat parler FEgliM gallioaDe toute entière, il ne fiiit que remplir les fonètions ^ét^éque extérieur (0 \ il £ût ce qu'ont toujoun lait les empereurs les plus religieux et les plus soumis à l'Eglise. Aussttô^t que l'Eglise a j^rononeé, liQuis XrV fait exécuter son ji^ement avec l'ap** pareil de toutes les formes prescrites par les lois «canoniques et les maximes du jMiyaume.

Si de ces considérations personnelles on s'ëlèvn à des Yti^'d'ttn intérêt plus général et phis im'<* portwt y on reconnottra que la controverse dis çutéUsme^ qui a pu inquiéter et affliger pendant un court intenralle les adiis de la religion et d^ l'Eglise^ est devenue par ses résultats nn sv|et de triomphe et de consolation pour l%^ise elle»

même ; et nous dirons encore avec le chancelier d'Aguesseau (^} , « que la vérité n'a jamais rem- » porté une victoire si célèbre, ni si complète sur » l'erreur ; qu'aucune voix discordante n'a trouai blé ce saint concert, cette hepreuse harmonie » de l'Eglise.... ; (3) que la soumission de l'arche* » vêque de Cambrai fut un exemple, peut-être » unique dans l'Eglise, d'une querelle de doctrine » terminée sans retour par nn seul )ugem^[ity

vO Voyez PSUioire de Bossuei an tnjet du Mémoire àe Louis XiV an Fhpe.

(>) Réquiâtoîf e de 1 699. — (3) Ifémoire du cliaacé d^Agaeaseav.

Féit. Tom. II. ai

3^9 HISTOI&B DB FÉHÉLON^ CtC»

» qu'on n a cherché depuis ni à faire rétracter^ » ni à éluder par des distinctions y et que la gloire » en est due à Fémélon ».

Qu'on ne s'afflige donc pas d'avoir vu repro* duire l'histoire d'une controverse qui i laissé des S0U5!enirs si honorables et.des résultats si lieureux% $i jamàis^ce qu'à Dieu ne plaise) ^ l'Eglise éprouve le malheur de voir renaître des divisions panni fies^premiei*s pasteurs^ sur des points de doctrine, soidiaitons de n'y voir jamais en actioi^lbu même en opposition , qu'un évéque aussi vertueux que Fénélon , un digne successeur des Pères de TE* glise tel que Bossuet, et un roi aussi«éminemment rbi que Louis XIV; la religion ^ l'Eglise et f Etat seront toujours en sûreté. et en hoxmeur«

;PlTt DU LIVnB TAOISIEMS.

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