LIVRE TlQISIBMEv 3l
Tesprit inquiet et malade des humains se plaît si souvent à enfanter. Cest dans cette hiérarchie sacrée y formée parla parfaite union des premiers pasteurs aveb le chef visible que Jésus-Christ a {)lacé à leur tête y « c'est là, dit Ëossuet^ que con- » siste le salut et le soutien de TEglise et de la » catholicité».
, A la suite de cette maxime si jtiste et si profonde de Bossuety nous rapporterons une ré^ flexion bien remarquable de Fénélon , au sujet de l'infaillibilité des jugèmens de l'Eglise ; réflexion qui peut recevoir une application particulière ait jugement qui le condamna lui-même , quoiqu'il n'en ait fait usage que dans une cause qui lui étoit entièrement étrangère. « Dieu veille toujours, 1» dit Fénélon (>) y afin çu^aucun motif corrompu » jiéhtrûine jamais contre la vérité ceux qui en » sont les dépositaires. Il peut y as^oir dans le » cours d'un examen certains mouuemens irré^ » guliers. Mais Dieu en sait tirer ce qu'il lui plaitf » il les amène à sa fin , et la conclusion promisa D vient infaillihlement au point précis quil à » marqué ». • '
C'est parce que toutes les sectes y séparées à^ l'Eglise roiQâine y manquent de ce. centre d'unité, de ce principe d'ordre et d'autorité pour régler
(') lastruotioii pastorale du 3 mars i^of^.
3l4 HISTOIRE DE FÉZfÉLOir^
les symboles de la croyance commune et la forme d'une discipline régulière, qu elles finissent presque toujours par tomber dans Findiffërenee de toutes les religions , lorsque le temps et les évé^ nemens ont laissé refroidir la dialeur et T^prit de contention qui leur avoient donné naissance (0.
xcyin. Non-seulement la soumission de Fënélon ne
Sincérité de /. . • *. «^ j t#» • «i
lasonmlssion "*^ ^^ Un tnut de polixique ni un suence respec-
de Féaélqn. tueu^ (2) , « mais un acte intérieur d'obéissance
» rendu à Dieu seul : selon les principes catho-
» liqueSy ajoutoit Fénélon y j'ai regardé le juge*
(>) On peut lire dans Hornius la longue énaméralion des sectes sorties du luthéranisme et du calvinisme : Tauteur n^est pas suspect, il étoît protestant. Inutilement Calvin sévit avec une rigueur effrayante contre les apétres et les disciples du sociniaaismc ; il leur avoit appris tni-méme d ne s'arrêter ni à Pauto^ rite de ^Eglise , ni à ceUe de la tradition, U ne pouvoit se dissimuler que les principes qu''il avoit proclamés et Tezemple qu'il avoit donné p conduisoient au socinianisme par une pente naturelle et des' conséquences nécessaires. S^il suivit Timpulsion violente de, son caractère dans les mesures rigoureuses qn^il provoqua contre Servet» on peut croire aussi qu une inquiète prévoyance le poi||^ à effrayer par la terreur tous ceux qui ser oient disposés à renverser la foible barrière qui sépare le calvinisme du socinianisme. On a vu ensuite comment du soci* ttianîsme on arrivoit rapidement k Tindifférence de toutes les véligiôBs.
(*) Cest ce que Fénélon Iui*méaie a dit à M. de Ramsày.
» ment de mes supérieurs comme un ëcho de la
» ^volonté suprême ; ]% ne me su|s point arrêté
-» aux payons y aux préjugés , aux disputés qui
V précédèrent ma condamnation*, j*entendis Dieu
» me parler, comme à Job^ du milieu de ce tour-
3> billon, et me dire : Qui eêt celui qui mêle des
» sentences avec des discours inconsidérés ? Et )e
y» luf répondis du fond de mon cœur : Puisque
yi foi parlé indiscrètement ^ je nai çuà mettre
j» ma main, sur ma bouche et me taire? Ta! ac-
M cepté ma condamnation dans toute son éten-
» due. Il est vrai que les propositions et lés ex*
30 pressions dont je m'étois servi , et d^autresbien
» plus fortes, avec bien moins de correctifs, se
» trouvent dan$ les auteurs canonisés \ mais elles
» n^étoient point propres, pour un ouvrage dog*
3» matique; il y a une différence de style qui con-
» vient aux matiëres et aux personnes différentes.
» n y a un style du cœur et un autre de l'esprit;
» un langage de sentiment et un autre de raison-
.» nement. L'Eglise,, av€^ une.sagesse infinie, per<-
» met l'un à ses enfans simples ; mais elle exige
» Tautre de ses docteurs : elle peut donc , selon les
» différentes circonstances , sans coiidanmer la
» doctrine des saints, rejeter les expressions fau-
3» tives dont on abuse »•
Nous voyons, par plusieurs de ses lettres (0,
(>) ManuBcriu.
3l6 BISTOIRE DE FÉlYÉLOIf,
qu^il étoit sans cesse occupé à réprimer le zèle
indiscret de quelques écrivains trop officieux. Il
mandoit à Fun d'eux (0, « je ne puis consentir
» qu on excuse même indirectement mon livre...
» Â.U nom de Dieu , ne parlez de moi qu*à Dieu
B. seul f et laissez l«s hommes en juger comme ils
» le voudront. Pour moi, je ne cherche que le
» silence et la paix , après m être soumis sa&s ré-
» serve W »;
xcix. £|| fifiîssant eette affligeante histoire des dé- Réflexions AÏ 1 1
générales sur melés, de deux grands hommes , il seroit consolas résultais j^^^ pour nous d'avoir à rapporter qu'ils revin^^
de la contro- * ** . *
verse dttqiMé-. rcnt aux seutimeus de confiance et d'amitié^qm
ûsme.
(Oai juillet i6gg. (Manuscrits.)
(«) Voyez les Pièces justi/lcatiues du livre troisième, n.« XIV. ^^ QttelquM personnes ont, été sarprises du silence qut nons «VQP9 g^rdé dans la preokiére édition de notreonvragesarFO'tensoir^ donné par Fénélon à son église métropolitaine, pour laijsser un monument durable de sa soumission au jugement qiû Favoit condamné^^Pluaieurs récits contradictoires nous avoient laissé dans une espèce d'Incertitude à cet égard. Nous avions même observé que le dernier historien de Fénelon (le père Qiierbeuf) n*avoit rapporté ce fait que comme une simple tradi» tion. Cependant, cédant à des témoignages qui nous sembloient assez plausil]|Jes, nous étions déterminé à en faire mention dana notre seconde édition, lorsque nous avons reçu de Cambrai même des détails qui détruisent cette opinion. On les trouvera, à la fin de notre ouvrage. Voyez les Piècu jusUjUatii^ts du livr^ huitième, .a^^iy.
tlVllB TROISIÈME. il*]
les avoient unis si long-temps ; mais si nos ma^* nuscrits ne nous offrent aucun témoignage à ce sujet ^ nous y trouvons au moins des preuves tei^ taines <ie l'estime et du respect qu'ils conser*'vèrent toujours l'un pour l'autre. M. de Ramsay, qui a vécu plusieurs années dans la société in<> time de Fénélon , atteste qu'il l'a souvent entendu parler du génie sublime et des ouvrages immortels de Bossuet, avec le même sentiment d'admiration que ses contemporains ont transmis à la postérité. Un jour même qu'on parut craindre de nommer Bossuet devant l'archevêque de Cambrai , il fut offensé de cette réserve in-» |urieuse pour lui-même. « Quelle idée peut-ôn » avoir de moi, dit- il avec émotion , si l'on j» craint de prononcer, en ma présence, le nom » d'un homme dont le génie et les vastes con* » noissançes honoreront à jajnais son siècle ^ son V pays, le clergé et la religion ».
Nous ne pouvons également douter que Bos-* suet ti'ait sensiblement regretté d'avoir perdu un ami tel que Fénélon. Nous trouvons dans un manuscrit de madame de la Maisonfort, quelques lignes bien précieuses qui attestent la sincérité d'un sentiment également honorable pour l'un et pour l'autre. C'est madame de laMaisonforty l'ancienne amie de Fénélon , qui lui transmet
3x8 HISTOI&E. DE TÉVÈhÔVf
ces détails touchans après la mort deBossùet (0. « Quelque temps après le jugement du Pape, i> M. de Meaiix me paroissoit encore touché , » Monseigneur y de ce ^ue vous lui aviez ren- » voyé son livre des Eiais d'Oraison sans lui eii » dire votre sentiment. M. de Cambrai, mé dit- » il un jour avec émotion , n avdit qu'à m'indi- ^ quer seulement ce qu'il improuvoit dans cet » ouvrage :.f y aurois volontiers changé plusieurs » choses pour avoir Tapprobatton^ d'un homme » comme lui. Il étoit de Tavis du public sur'* » votre esprit ;il me dit un jour : C'est la grande » mode de trouver beaucoup d'esprit à M. de )> Cambrs^i; on a raison ;J1 briDe d'esprit; il )i est tout esprit; il en a bien plus que moi ».
Mais une circonstance encore plus intéressante que madame de la Maisonfort nous fait connoitre, quoique d'une manière assez obsoure, c'est la démarche que fit Bossuet de son propre mouvement , pour se rapprodier die Fénélon (a), ce Je demandois souvent à Dieu ^ écrit madame » de la Maisonfort, qu'il vous réunît avant la )> mort : le voyage que M. 'îahbé de Saint* » André P) Jit en Flandre, k la prière de )» M. de Meaux, marque le désir sincère qu'il
(<) Manuscrit de madame de la Maisonfort. ^- (*) Ihid, t') Granj-yicaire de confiance de Bossnet.
Li.vnE TRoisiÈuE^ 3igf
yi a9oit de cette réconciliation; et les contre-a temps qui en empêchèrent le succès j que mes » prières ne méritoient pas d'être exaucées (}) »• Tout ce qui revenoit à Bossuet de la conduite de Fénélon^ depuis qu'il avoit condamné luimême son livre ^ de la sagesse édifiante avec la^ quelle il gouvernoit son vaste diocèse; de la tendre affection que lui montroient les heureux liabitans de la Flandre; les éloges unanimes que les généraux et les officiers faisoient de Farche-* véque de Cambrai , en revenant de Farmëe; Tes-* pèce d'enthousiasme général qu'excitoit alors le Télérji^aque, quoique cet ouvrage fÙt peu du goût de Bossuet ; enfin ^ pour se servir des e^reséions de Bossuet lui-même^ en parlant du grand Condé, ce je ne sais quoi d'achevé que le mal-heur ajoute à la vertu i^), tout contribuoit à lui faire regreUer d'avoir perdu un ami si digue d'être, après lui, l'oracle et le modéi^ateur de l'Eglise de France.
C'étoit d'ailleurs vers cette époque que Bos-suet venoit d'éprouver, de la part de Louis .XtV| un refus qui lui avoit été extrêmement sensible. Son âge avancé et de cruelles infirmités lui ins-
(0 Voyez ^ sur ce vopLge de fabbë de Saint-André, liQUtoirç de Bossnet, tom. m.
(*) Oraison fnnébre da grand Condë.
^AO BtSfOIllE BE FÉtrÉLONy
pirèrent la pensée de demander au Roi l*abbé Sossuet y son neveu , pour son coadjuteur. Il présenta à ce piînce uû mémoire (0, où il faisoit le tableau le plus touchant des douleurs et des souffrances qui Tempéchoient de veiller aux besoins de son diocèse avec son zèle accoutumé. Nous n approfondirons pas les moti& qui ne permirent pas à Louis XIY d'accorder , à un évéque pour lequel il avoit tant d*estime et de respect , une grâce qui ne sembloit être que la juste récompense de ses glorieux travaux pour TEglise et pour FEtat. Non-seulement Louis XIY se refusa toujours à nommer Tabbé Bossuet cdlaidjuteur de Meaux, mais il parott qu^il Tavoit irrévocablement exclus de Fépiscopat. Ce ne fut que jBOus la régence y en 17 17 y qu'il dut à la faveur du cardinal de Noailles^ sa nomination à Tévêché de TroyeSy à Fâge de 55 ans.
Monde Bossuet mourut, le 12 avril 1704, âffé de 77 ans (3). On répandoit le bruit que Fénélon lui avoit fait faire un service solennel , et prononcé lui-même son oraison funèbre. On prétendoit
(0 On. le tt^ave dans Fëdition des QEayres de Bossuet, de dom Déforis.
(*) On trouvera aux Pièces justificatiues du liyre troùième , n.*Xy, la relation d''un, voyage que Fabbé Ledieu , secrétaire de Bossuet 1 fit à Cambrai cinq mois après la mort de Bossnet.
de
LlVftB TROISIÈME. 3âll
même que Féââoii avoit tlédaré y dans cette
CM^aiMii fanèbre qu'il ayoit obligation à Bossuet
de ravoir tiré de Terreur. Le père Lami , savant
religieux bëùédictkiy «^adressa directement à Tar*
thevéque de Cambrai , poiir savoir jusqu'à quel
point ces bruits pouvoîent être fondés. Fénélon
lui répondit (0.: «Il est vrai, fnon révérend
» Père , que f ai prié Dieu de bon cœur pour feu
» M. de Meauxj mais je n'ai jamais songé à or-
3» donner pour lui des prières dans mon dio-
» cèse; ce n'est point un usage établi entre les
» évêqueS) et voufs saveiB que je n'aime point
n l'affectation des choses extraordinaires : j'ai
» encore moins pensé à faire une oraison funè-
» bre de ce prélat. Four le discours qu'on m'im*
» pute y je ne poarrois l'avoir fait que contre
» ma conscience : jamais homme n'eut dans le
» cœur une soumission et une docilité plus sin*
y cères pour le saint Siège ; mais j'ai tout dit
» dans le procès^verbal de notre assemblée pro*
» vinciale. Ceux qui ont tant d'empressement
» à répandre <:ette fable et à la soutenir dans le
» public, ont leurs raisons pour le faire ; je ne sais
» si leurs intentions sont droites devant Dieu ».
Madame Guy on resta enfermée à la Bastille Monde
madame
encore plus d'un an , après que Bossuet lui-même Oujon.
(x) Le i4 ao&t 1704. (Manuscrits. )
Fénélon. Tom. 11. ai
3a2 HISTOIRE DB FÉNÉLON,
eut déclaré son innocence devant une assemblée du clergé (en 1700 ); elle fut ens.uite exilée dans une terre de sa fille (0 y après une captivité de sept ans. On lui permit enfin de se retirer à Blois ; elle y passa le reste de sa vie dans le silence , 1^ retraite y l'exercice de toutes les oeuvres de piété et de charité , sans laisser échapper la plus foible plainte des persécutions qu'elle avoit essuyées , ni le plus léger reproche contre ceux qui en avoient été les auteurs ou les instrumens : elle s'étoit imposé la réserve la plus absolue sur toutes les ma-* tières de spiritualité qui lui avoient attiré tant de malheurs. On put regretter de n'avoir pas sui* viy dès l'origine y le plan que Fénélon avoit proposé y de la reléguer dans quelque couvent éloigné , où elle auroit vécu tranquille et ignorée. Madame Guyon mourut à Blois ^ le 9 juin 1717, âgée de 69 ans. Au moment de mourir elle fit un testament , à la tête duquel elle inscrivit sa profession de foi , qui atteste la sincérité de ses sentimens en matière de religion et l'innocence de ses mœurs ^ malgré toutes les calomnies dont elle avoit été la victime.
{*) Marie -Jeanne Guyon avoit épousé en premières noces Lottia -Nicolas Fouqaet, comte de Vaux, fils du surintendant Fouquet; eUe se maria en secondes noces ^ le i4 février 17 19, avec Maximilien-Henri de Béthune , duc de Sully.
n nous reste peu dé choses à dire <ki verttieur Mort de abbé de Chanterac. Ce fidèle ami de Fénéloti , lif ^^ *^®
' Chanterac.
associé aux soins de son administration , dépositaire de tous les sentimens de son cœur, témoin habituel de ses oeuvres de piété et de ses travaux dans Texercice de ses fonctions apostoliques, partagea , avec Tabbé de Langeron, toute la confiance d'un ami y d'un parent , d'un prélat qu'il vénéroit avec toute la piéié que les prêtres de la primitive Eglise avoient pour leur évéque. Les fragmens de ses lettres que nous avons rappor-» téesCOy peuvent donner une idée de ses vertus douces, paisibles et modestes. Nous avons cit^n trait remarquable de son désintéressement {V. Avec un pareil caractère , l'abbé de Chanterac devoit attacher peu de prix aux grâces et aux dignités auxquelles sa naissance et ses talens sem* bloient l'appeler. Il mourut en 1 7 1 5 , peu de temps après Fénélop. A cette ocoasion , nouscon^ $acrerojis, dans le livre YIII, quelques lignes à l'abb^e Chanterac.
Il étoit impossible d'écrire l'histoire de Fénélon , sans faire connoître tous les détails d'une controverse qui a eu tant d'influence sur sa Vie entière. Nous avons pensé que l'histoire ne doit être ni une satire , ni un panégyrique ^ nous noug
(») livreall ctlll. — W Page 142.
324 Hl&TOmB DE IKÉNÉLONy
sommes bonifés à exposer des faits publics ^ cons* tans et génséralemeDt avoues. Nous les avons appuyés sur les témoignages les plus authentiques et les moins stxipects de partialité.
Il «n résulte sans doute que ni Bossuet, ni Fénélon lie furent tont-à-&it exempts de repro^ che. On regrette que Fénélon n*ait pas j dans Torigiae , fait céder un sentiment «exagéré de délicatesse à la paix de TEglise ^ et à Topinion de ceux de ses cdUèguss qu'il aâmoit et qu'il respectott )e plus. On voit avec peine Bossucft mêler des faits et des accusations persMneUes \ une controverse do<^rinale, qui «ur^ît dft rester renfermée dans les bûmes d'une discussion dogmatiipie. Mais doUr on s*êtxmaer que des Jiommes aient des défauts humains? L'hommis k plus vertueux est celui qui a k iBioins d'inq>erfection ; lliomn^e le plus fort, celui qui a le mc»ns ^ foîblesse. La raison et la . religion exerçoÎMat un empire souverain sur Famé de Bossuet ; et la sévérité naturelle de son caractère le rendoit peu susceptible de ces égards et de ces ménagemens^ qu'il regardoit peut-être comme uoe foiblesse ^ lorsque les intérêts de la religion lui paroissoient compromis.
Mais combien ki réunion des vertus les plus rares y l'élévation de caractère ^ la pureté des motifs , la supériorité de génie et de talens jettent
LITRE TROISIÈME. 3aS
dVdat sar le tabkau de ce grand coiûbat entre de tés hoBuneSy et font disparoitre les ombrea légères qui viennent se mélct a«x rajo0s de kuv gloire. L'Egltse, la Fraixcfe^^ TEm^e enUèjre iijh rent tém^oins de tontes, les circewtaiwoe» de eeftte mémorat^le controversie* To w teâ cont^nporaina dé Boasttet. et de Fénélon avoient In le» éjiurito si véhémens quUk poUieveait dans< la dialetti- de lenrs conteartians. C'est cependant par le ttfmQÎrf gnagêder leor siècle tout enAier^ que la gloire de Bossnet et de. F^éloa est animée jusqu'à no^s.
L'histoijre dek contronrerse dii ^liteeiiim^laîsse tous les personnages, qui y jouent un: rôle , »vec le même caractère de grandeur que lenir siècle et la postérité leur ont imprime.
Fénélon y séduit par sa vefftu ^ nef voit dai>s Dieu que Dieu lun-n^mey. et p<n?te juscpi'à l'excès l'amour pur et désiof^rassé; Tn^p confiant es» la pureté de son cœmv il M croit |paa se trom** pev y paorce qu'il ne veut pasi trotnpm'. B reetifie dàvs ses défenses ce que le liin:« dbf Maàimesi des Saints peut offirir dloexact est d'équivoque ; il étonne TEurope enAière piar ta» force , l'éloquence , la clarté ^ le cowage y et surtout lai can-* deur de ses nobles aipofafgîea. Bbssuets'étonnehiir* même d^avoir tvouvé pour la ptemière ftûa mi isidversaîre digne de luttev contce laL. ibmais le